Publié par Dreuz Info le 9 juin 2019

« L’enfer s’est figé jeudi, alors que Donald Trump a prononcé un discours en Europe que même ses critiques ont applaudi », écrit avec enthousiasme le Wall Street Journal.

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Ses remarques sur le 75e anniversaire du débarquement du jour J en Normandie étaient émouvantes, et l’occasion offre une leçon sur les valeurs qui unissent l’alliance occidentale, » affirme le comité éditorial du Wall Street Journal, qui poursuit ainsi :

L’enfer s’est figé jeudi, lorsque Donald Trump a prononcé un discours en Europe que même ses critiques ont applaudi.

Ses remarques sur le 75e anniversaire du débarquement du jour J en Normandie ont été émouvantes, et l’occasion offre une leçon sur les valeurs qui unissent l’alliance occidentale malgré les querelles personnelles et politiques du moment.

Dans son ode aux soldats qui ont pris d’assaut les plages et ont sauté en parachute derrière les lignes nazies, M. Trump a souligné leur plus grande motivation.

« Ces hommes ont couru à travers les flammes de l’enfer mus par une force qu’aucune arme ne pouvait détruire : le patriotisme féroce d’un peuple libre, fier et souverain », a-t-il dit face aux applaudissements. « Ils se sont battus non pas pour le contrôle et la domination, mais pour la liberté, la démocratie et l’autonomie. »

Dans ces mots et dans d’autres du discours, on peut voir un concept de nationalisme qui unit plus qu’il ne divise. On a beaucoup parlé de la résurgence du nationalisme en Occident comme d’une menace pour les valeurs occidentales universelles telles que la démocratie, et de nombreuses personnes dans les classes qui bavardent ont pris parti comme si elles étaient des pôles incompatibles.

Trump, Farage et Salvini contre Macron, Merkel et Obama.

Ce sont les nationalistes contre les « mondialistes », les fascistes naissants contre les habitants égoïstes de Davos, c’est selon le côté de la fracture où vous vous situez.

La réalité plus complexe est qu’il existe des différences de philosophie entre les dirigeants politiques des deux camps.

Et bien que les différences entre les camps puissent être profondes sur tel ou tel sujet économique ou sur l’Iran, disons, en tant qu’enfants de l’Occident, qu’ils ont plus de choses en commun.

Cela devient probablement plus clair lorsque les enjeux sont aussi importants qu’ils l’étaient le jour J.

Les hommes qui ont débarqué sur les plages d’Omaha, d’Utah et de Juno étaient motivés pour libérer l’Europe de l’idéologie fasciste. Mais ils étaient également motivés à défendre leur propre souveraineté nationale contre la tyrannie nazie.

Ils défendaient la Grande-Bretagne, la France, le Canada, la Norvège, la Pologne, l’Australie et l’Amérique, comme M. Trump l’a souligné en identifiant nommément les nationalités de la force de libération du jour J. Ils étaient des patriotes nationaux au service d’une cause mondiale de liberté.

Le nationalisme n’est en effet pas nécessairement l’ennemi des valeurs de gauche.

Les mots d’un discours d’anniversaire ne cacheront pas longtemps les disputes d’aujourd’hui, et ils ne devraient pas le faire.

Les alliances exigent de la candeur pour éviter la complaisance. Mais il convient de noter que deux ans après le début de la présidence de M. Trump, l’alliance occidentale s’est avérée plus résiliente que beaucoup ne le craignaient. A quelques exceptions près (la Hongrie), le nationalisme n’a pas non plus été un cheval de bataille pour contrôler la presse ou intimider le pouvoir judiciaire. La démocratie britannique survivra au Brexit, nous osons le prédire.

Quant au président américain, il remarquera peut-être l’accueil qui a été réservé à ses remarques du jour J et, d’ailleurs, à toute la semaine qu’il a passée en Europe.

L’Europe veut toujours un leadership américain par un dirigeant qui fasse preuve du respect qui convient envers les alliés de l’Amérique.

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