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Publié par Gilles William Goldnadel le 11 juin 2019

Gilles-William Goldnadel s’interroge sur la différence de traitement médiatique entre la défaite des partis de gauche et celle de la droite aux élections européennes.

Cette vérité qu’on devrait taire pour ne pas contredire le système médiatique non contradictoire, est de celle qui saute aux yeux mêmes des plus myopes. Elle consiste à soutenir que la défaite de la droite conservatrice a été commentée, interprétée, disséquée, moquée mille fois plus que les défaites tout aussi cuisantes des gauches socialistes et insoumises.

De la proportion du cheval géant et de l’alouette naine.

On pourrait bien entendu, mettre cette sollicitude compassionnelle sur le compte de la tendresse naturelle et traditionnelle que la droite inspire au système médiatique, mais ce ne sera pas notre hypothèse première.

Nous expliquerions plutôt cet intérêt disproportionné pour la défaite de la droite par le principe du plaisir de la contemplation satisfaite.

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Plus profondément, on remarquera qu’une foultitude de commentateurs médiatiques doublés de thérapeutes, placés sur la gauche de l’échiquier invisible se sont présenté pour donner à la droite moribonde des conseils de rétablissement qu’elle ne leur demandait pas.

Ça ne serait plus la droite, mais ce serait les mêmes commentateurs de gauche.

Tous se proposaient en fait de lui demander, comme toujours, à cesser d’être de droite.

Le conseil rappelant le principe quantique du fameux couteau de Lichtenberg dont on changerait d’abord la lame, puis le manche.

Ça ne serait plus la droite, mais ce serait les mêmes commentateurs de gauche.

Devant ce bombardement médiatique à neutrons, certains esprits de droite, les plus faibles ou les plus simples, impressionnés autant qu’affolés, soit ont fait allégeance médiatique, soit se sont débandés. Ce fut le cas, pour les premiers, de Geoffroy Didier qui dès le lundi matin brûlait les beaux amis qu’il conseillait dimanche ou de Monsieur Robinet, maire de Reims, qui jurait devant les journalistes de France Inter, qui n’en demandaient pas tant, qu’il parlerait désormais moins d’immigration.

Pour les seconds, ce fut Valérie Pécresse, talonnée par un certain Monsieur de Calan, qui décidèrent de regagner leurs grands et petits apanages après avoir brûlé les étendards qui les leur avait fait gagner.

On ignorait à cette heure s’ils iraient se jeter au pied du seigneur.

Le dimanche suivant, sous couvert d’un sacrifice patriotique, une soixantaine d’hobereaux locaux capitulait en rase campagne dans les colonnes du journal dominical.

Parmi d’autres défaits, sur le champ de ruines, d’aucuns en appelaient à cette union des droites qu’hier encore ils ne voulaient pas envisager.

La simple arithmétique leur montrerait que ce calcul se révélerait funeste à présent que Monsieur Macron, à défaut d’être populaire, a réussi sa triangulation.

On mesurera ici la faiblesse intellectuelle d’une droite républicaine qui aura accepté sans mot dire pendant trois décennies ce chantage de la gauche médiatique qui aura réussi à imposer l’idée que des alliances électorales entre communistes et socialistes sont une bénédiction tandis que tout Républicain qui croiserait Marine Le Pen dans un couloir de l’Assemblée serait maudit sur trois générations. À présent que c’est certainement possible, c’est sans doute trop tard.

Monsieur Macron, à défaut d’être populaire, a réussi sa triangulation.

Tandis donc que la droite était auscultée sous toutes les coutures et passée au scanner, peu se donnaient grandement la peine-à défaut de plaisir-d’expliquer les causes des désastres enregistrés par Messieurs Faure et Mélenchon et encore moins de leur prescrire quelques souveraines médecines.

S’agissant de Monsieur Mélenchon cependant, le système médiatique laissait complaisamment Clémentine Autain et sans esprit critique aucun, membre elle aussi des Insoumis, se donner le beau rôle de médecin- conseil.

Un esprit chagrin aurait pu cependant expliquer la bérézina de cette gauche qu’on nomme radicale par gentillesse extrême, notamment pour sa complaisance clientéliste avec la radicalité islamique.

Ce n’est pas par hasard que le Rassemblement National lui aura taillé avec succès quelques croupières en terrain populaire en l’affublant du sobriquet cruellement réaliste de «France islamiste». Or, c’est bien plus chez Madame Autain et ses amis Obono et Coquerel que l’on a décelé ce syndrome autrement moins visible du côté de Messieurs Corbière et Quatennens.

Reste ce qui reste du Parti Socialiste. Le parti médiatique, dans un esprit de symétrie, aurait pu lui conseiller pour autant qu’il ne soit définitivement trépassé, de rouler moins à gauche sur le terrain sociétal.

Et cette fois le conseil aurait pu être agrémenté d’un modèle vérifiable du côté de Copenhague.

Le système médiatique laissait complaisamment Clémentine Autain se donner le beau rôle de médecin-conseil.

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C’est ainsi en effet que la social-démocratie danoise conduite par l’audacieuse Mette Frederiksen, aura réussi contre toute attente à terrasser la droite en adoptant sur l’immigration une ligne dure (le Figaro 5 juin), sans rien lâcher sur l’économie: «partisane du contrôle aux frontières instauré depuis janvier 2016, qui a vu le nombre de migrants passer de plus de 21 000 en 2015 à 1652 en 2018, la patronne des sociaux-démocrates préconise un nouveau système d’asile mettant fin à l’entrée des réfugiés spontanés au Danemark. Pragmatique, elle n’a pas hésité en janvier 2017 à entrer en contact avec le parti populiste pour une coopération sur «certains sujets d’intérêt commun».

Étrangement, personne au sein du parti médiatique n’a suggéré ce genre de médecine aux partis de la gauche défaite.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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