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Publié par Magali Marc le 19 juin 2019

Les adversaires de Donald Trump estiment que sa stratégie de « pression maximale » appliquée à l’Iran, ayant pour but d’affaiblir le régime pour le forcer à négocier, est un échec puisque deux pétroliers ont été bombardés récemment dans le détroit d’Ormuz. Mais Caroline Glick montre que c’est la politique de conciliation des Européens, de la Chine et de la Russie qui encourage les Iraniens à tenir tête aux États-Unis.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Caroline Glick, paru le 17 juin sur le site de Breitbart.


L’Iran donne suite à ses menaces.

Le bombardement jeudi dernier de deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz n’était que le dernier d’une série d’attentats qui ont eu lieu dans cet étroit passage maritime au cours du mois dernier. Trente pour cent des exportations mondiales de pétrole transitent par le détroit d’Ormuz chaque année. Le 22 avril, Alireza Tangsiri, commandant de la force navale du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, a annoncé que si les États-Unis décrétaient un embargo total sur les exportations pétrolières iraniennes, l’Iran fermerait le détroit d’Ormuz. « Si on nous empêche de l’utiliser, nous le fermerons », a déclaré Tangrisi, selon l’agence de presse Fars, contrôlée par l’État iranien.

Le 10 mai, quatre pétroliers ont été attaqués à l’extérieur du port de Fujairah, aux Émirats arabes unis (EAU). Les enquêteurs américains ont estimé que les navires ont été attaqués par des mines à pattes magnétiques, comme lors des attaques de jeudi. La U.S. Central Command a publié des photos d’une mine semblable sur le Kokuka Courageous, l’un des deux navires attaqués jeudi. Cette mine n’a pas explosé pendant l’attaque.
Par la suite, la Central Command a publié des images vidéo d’une embarcation navale des Gardiens de la Révolution Islamique qui aurait retiré les munitions non explosées, apparemment pour empêcher l’armée américaine de les saisir et de les utiliser pour prouver que l’Iran avait mené l’attaque.

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Selon le Middle East Center for Reporting and Analysis (MECRA), les attaques de jeudi se sont produites dans le golfe d’Oman près du port iranien de Jask. Ce port sert de « base navale iranienne et de centre pour les drones et les sous-marins ». Le site web de MECRA rapporte que la base navale iranienne de Jask « possède des sous-marins, des drones et des missiles anti-navires qui ont été testés à proximité du site. D’importantes opérations navales iraniennes ont eu lieu dans la région en février. »

Étant donné l’abondance de preuves reliant l’Iran aux attentats, le Secrétaire d’État Mike Pompeo a, avec raison, établi jeudi la responsabilité des attentats de ce jour-là, ainsi que des attentats du 10 mai et d’une foule d’autres attentats qui ont eu lieu ces dernières semaines. Selon les termes utilisés par Pompeo, l’évaluation était basée sur « les renseignements, les armes utilisées, le niveau d’expertise nécessaire pour exécuter l’opération, les récentes attaques iraniennes similaires de transport maritime et le fait qu’aucun groupe mandataire opérant dans la région ne dispose des ressources et des compétences nécessaires pour agir avec un tel niveau de complexité ».

Malgré les images vidéo, la proximité des attaques par rapport à la base navale iranienne, les menaces claires contre la navigation dans le détroit d’Ormuz proférées par Tangsiri et d’autres hauts responsables iraniens ces dernières semaines, et la détention brutale de l’équipage du Front Altair – le deuxième navire attaqué jeudi – l’Allemagne, l’UE, la Russie et la Chine ont refusé de reconnaître que l’Iran avait commis ces attaques.

Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères qui était à Téhéran pour rencontrer le «Guide suprême», Ali Khamenei, plus tôt cette semaine, a insisté jeudi sur le fait que les images de l’équipe de l’IRGC en train de retirer la mine non explosée du Kokuka Courageous était insuffisante. « La vidéo ne suffit pas », a-t-il dit. « Nous comprenons ce que l’on commence à montrer, bien sûr, mais pour faire une évaluation finale, ce n’est pas suffisant quant à moi. »

De même, l’Union européenne refuse de rejeter la faute sur l’Iran. L’UE a publié une déclaration disant : « Pendant que nous recueillons des informations et des preuves supplémentaires et consolidons les éléments disponibles, nous nous abstiendrons de spéculations et de conclusions prématurées ».

La Russie refuse également de reconnaître que l’Iran est responsable des attaques.

Le président chinois Xi Jinping a rencontré le président iranien Hassan Rouhani lors d’un sommet très médiatisé du Conseil de coopération de Shanghai, vendredi. Il s’y engageait à développer un « partenariat stratégique global » avec l’Iran.

Même le Japon, dont le Premier ministre Shinzo Abe était en pleine réunion avec Khamenei à Téhéran lorsque les pétroliers japonais et norvégiens ont été bombardés, n’a pas encore reconnu que l’Iran était responsable de ces attaques. Abe était à Téhéran dans l’espoir de servir de médiateur entre Khamenei et le président Donald Trump. Kahmenei a catégoriquement refusé son offre.

À première vue, le refus de prétendus alliés américains comme l’Allemagne, le Japon et l’UE – et d’adversaires américains comme la Chine et la Russie – de reconnaître la culpabilité évidente de l’Iran pour les attaques perpétrées le mois dernier contre la navigation et les oléoducs dans la région du golfe Persique est curieux. Ne veulent-ils pas mettre fin à l’agression de l’Iran ? Pourquoi empêcheraient-ils que l’Iran porte la responsabilité d’une agression qui menace l’économie mondiale et leurs propres intérêts économiques bien plus qu’elle ne menace les intérêts économiques des États-Unis ?

Après tout, depuis que les États-Unis ont commencé à produire du gaz de schiste, les Américains sont moins exposés aux chocs pétroliers mondiaux, leur vulnérabilité a considérablement diminué. Les États-Unis sont aujourd’hui le plus grand pays producteur de pétrole. Des États comme le Japon et la Chine sont beaucoup plus vulnérables aux ruptures d’approvisionnement en pétrole à partir du détroit d’Ormuz et du Bab al Mandab, un autre goulot d’étranglement maritime désormais contrôlé par les Houtis, mandataires de l’Iran au Yémen.

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Il y a plusieurs raisons pour lesquelles divers gouvernements ne veulent pas reconnaître la responsabilité de l’Iran dans ces attentats.

  1. Premièrement, comme cela a été rapporté, Maas et Abe étaient tous les deux en Iran pour soi-disant rétablir les négociations entre l’Iran et les États-Unis. En tant que médiateurs autoproclamés, les Japonais et les Européens souhaitent probablement être considérés comme des parties neutres. Ils pensent probablement que s’ils reconnaissent la responsabilité de l’Iran dans ces attaques contre des navires, l’Iran refusera de leur parler.
    Quant aux négociations, les Européens – sous le leadership des Allemands – ont refusé les demandes américaines de révision significative de l’accord nucléaire de 2015 que l’Administration Obama leur a fait conclure avec le régime iranien.
    Dans la perspective de la décision de Trump en mai 2018 de se retirer de l’accord nucléaire, Brian Hook, haut fonctionnaire du Département d’État, a mené d’intenses négociations avec l’UE pour les convaincre d’apporter des changements substantiels à l’accord. Ils ont refusé.
    S’ils reconnaissent que l’Iran est à l’origine des attaques dans le golfe Persique, il leur sera difficile de maintenir leur position selon laquelle le terrorisme et les autres formes d’agression de l’Iran, ainsi que ses essais de missiles, sont tous liés à sa prolifération nucléaire.
    Si cela se produit, ils auront du mal à maintenir leur allégeance obstinée à l’accord de 2015, qui est fondé sur la fausse prémisse que l’Iran est un acteur intrinsèquement pacifique et non hostile qui a seulement besoin d’être amadoué.
  2. Une autre raison pour laquelle tant de gouvernements – à la fois hostiles et ostensiblement alliés aux États-Unis – refusent de reconnaître la responsabilité évidente de l’Iran dans les attaques contre les pétroliers, est qu’en agissant de la sorte, il leur sera plus difficile de s’opposer aux sanctions américaines.

Les gouvernements du Japon, de l’Allemagne, de la Chine et d’autres États sont intéressés à mettre fin aux sanctions économiques américaines contre l’Iran ou à les atténuer. Comme Benny Avni l’a affirmé mercredi dans le New York Sun, la pression allemande et japonaise en faveur de la reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis est due au moins en partie à leur désir de « relancer la bonne circulation des marchandises et des affaires avec l’Iran ». Leur diplomatie, a-t-il déclaré, « est destinée à faire pression sur Washington pour que soit entamé un processus qui mènerait à des pourparlers directs. L’Iran, disent-ils, se comportera mieux maintenant que son économie est sous pression. Les États-Unis devraient en profiter pour amorcer un nouveau rapprochement ».

De toute évidence, les agressions injustifiées et répétées de l’Iran contre le trafic maritime pacifique sur les voies navigables internationales est la preuve que c’est tout le contraire qui se produit. L’Iran souffre certainement sur le plan économique à cause des sanctions américaines. Mais sa réaction n’est pas de changer de comportement afin de diminuer la pression économique américaine. Au contraire, l’Iran réagit aux sanctions américaines en intensifiant ses agressions, prouvant ainsi que la décision de l’Administration Trump de renouveler et de renforcer les sanctions économiques contre l’Iran était justifiée et raisonnable.

Il est difficile d’imaginer qu’un simple embarras puisse détourner les Européens de leur attitude qui consiste à occulter la réalité des agressions iraniennes afin de poursuivre leur politique de longue date qui consiste à tolérer l’Iran et ses mandataires terroristes. L’Allemagne et l’UE refusent toujours de reconnaître que le Hezbollah est une organisation terroriste. Le Hezbollah est autorisé à opérer ouvertement dans les États membres de l’UE bien qu’il ait été pris en flagrant délit de planification et d’exécution d’attaques terroristes en Europe à plusieurs reprises ces dernières années. En effet, la Grande-Bretagne n’a pris aucune mesure contre le Hezbollah après qu’Israël l’ait informé en 2015 que le Hezbollah avait construit une usine de bombes dans le nord de Londres. Le Parlement britannique n’a interdit l’utilisation de la force iranienne par procuration qu’en février 2019.

Alors que la Grande-Bretagne, qui entretient des liens étroits avec les États-Unis, s’est parfois montrée disposée à abandonner cette politique de conciliation générale envers les terroristes et des États qui soutiennent le terrorisme en Europe, l’Allemagne, la France et d’autres grands gouvernements européens ont refusé d’envisager l’abandon de la conciliation pour mener une politique de confrontation, et encore moins de vaincre les terroristes et les États qui les soutiennent. Reconnaître l’agression de l’Iran est en grande partie inconcevable pour l’Allemagne et ses partenaires de l’UE.

Quant à la Russie et à la Chine, leur refus de prendre des mesures contre l’Iran découle en partie de leur concurrence stratégique avec les États-Unis. S’ils admettent que l’Iran est derrière les attaques, comme les Européens et les Japonais, ils devront admettre que la stratégie américaine de pression maximale est raisonnable et justifiée. Une telle admission renforcerait la position des États-Unis.

Admettre la responsabilité de l’Iran permettrait aux États-Unis de diminuer la capacité de l’Iran de continuer à commettre des actes d’agression navale, soit directement, soit par l’intermédiaire des Houthis. Comme Jim Hanson du Security Studies Group l’a suggéré dans Fox News, une telle action pourrait inclure des frappes américaines contre les bases houthies au Yémen ou contre les bases du Corps des Gardiens de la révolution islamique à Jask ou ailleurs.

Compte tenu du comportement des alliés et des adversaires des Américains, à la lumière de l’agression évidente de l’Iran contre les pétroliers marchands dans le golfe Persique, les États-Unis ne peuvent pas s’attendre à obtenir leur appui tandis qu’ils poursuivent leur objectif d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et de se donner les moyens de continuer à financer le terrorisme et les attaques contre les Américains et leurs alliés régionaux et mondiaux.

Par conséquent, l’Administration Trump doit continuer à mettre sur la table toutes les preuves de l’agression iranienne et doit poursuivre sa politique d’agression maximale. Contrairement à la conciliation, la politique des États-Unis est fondée sur la réalité. C’est pourquoi il s’agit d’une politique qui a le potentiel de réussir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Breitbart

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