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Publié par Guy Millière le 20 juin 2019

Donald Trump a donc lancé mardi soir à Orlando sa campagne pour l’élection présidentielle de novembre 2020.

Il l’a fait comme à son habitude devant une immense salle enthousiaste et comble, voire débordante : vingt mille personnes. Il y avait cinq ou six fois plus de gens à l’extérieur qu’il n’y en avait à l’intérieur du stade où il parlait. Des gens sont venus de loin : certains ont parcouru des centaines de kilomètres pour être là. Aux fins d’être sûrs d’entrer, des gens ont campé devant le stade deux jours avant le discours. (Jean-Patrick Grumberg a publié ici de nombreuses photos très éloquentes et venant accompagner l’article qu’il a consacré au sujet).

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Comme à son habitude encore, Trump a prononcé un discours combatif, sans utiliser les circonlocutions aseptisées qui rendent la plupart des discours politiques inaudibles.

Il l’a fait avec une énergie, un charisme et une solidité dont très peu de dirigeants sont capables, et avec un amour visible pour son pays et pour le peuple américain.

Sachant que la meilleure défense, c’est l’attaque, il a commencé par détailler toutes les turpitudes commises à son encontre par l’administration Obama finissante, par le FBI sous James Comey, par la CIA sous John Brennan, et par Hillary Clinton. Tout, en filigrane de ses propos, montrait que des enquêtes sont en cours, vont aboutir, et que des mises en examen suivies de peines de prison vont suivre. Il a parlé d’espionnage et d’actes criminels graves. Deux procureurs sont au travail, et avancent.

Il a ensuite mis en pièces les éléments principaux du programme de ses adversaires Démocrates, éléments tous plus ineptes les uns que les autres, et il l’a promis à ceux qui l’écoutaient : les Etats-Unis ne seront jamais socialistes.

Il a présenté son bilan tel qu’il est aujourd’hui, et le moins qu’on puisse dire est que c’est un bilan remarquable : plein emploi, croissance forte, hausse des salaires, absence d’inflation, investissements importants, création de milliers de nouvelles entreprises, recul très net de la pauvreté et de l’immigration clandestine, endiguement de la Corée du Nord, de l’Iran, de la Russie et de la Chine, soutien renouvelé à Israël.

Il a dit ce qu’il lui restait à faire et n’avait pas encore pu accomplir : mise en place d’un système d’assurance santé permettant de sortir de l’Obamacare (John McCain avant de mourir a apporté aux Démocrates la voix qui leur manquait au Sénat pour que l’Obamacare ne soit pas aboli), achèvement de la construction du mur sur la frontière Sud, abolition du statut que se sont accordées les villes sanctuaires (villes où les illégaux ne peuvent être arrêtés), mise en place de la branche spatiale de l’armée américaine (avec mission d’aller sur la planète Mars), nomination d’un, peut-être deux juges conservateurs supplémentaires à la Cour Suprême, réforme de l’immigration légale, paix effective pour Israël et ses voisins au Proche-Orient.

Il a balayé d’un revers de main les sondages parus récemment qui le donnent battu par plusieurs Démocrates, en rappelant que tous les sondages le donnaient nettement battu par Hillary Clinton en 2016, et en classant ceux-ci dans la catégorie des fake news, et je pense qu’il a raison.

Il a énoncé le slogan de sa campagne de 2020, Keep America Great, tout en citant son slogan de 2016, Make America Great Again, et en disant que la mission qu’il s’était fixée est largement accomplie : l’Amérique a retrouvé sa grandeur.

Si l’élection se jouait sur l’enthousiasme et la capacité de mobilisation, Donald Trump serait réélu triomphalement. Si elle se jouait sur les résultats obtenus, il serait réélu par un raz de marée électoral.

En entrant en campagne dès ce mois de juin, Donald Trump a commencé très tôt. Il l’a fait parce qu’il sait que quasiment tous les grands médias américains sont contre lui, et continuent à désinformer à jet de bile continu.

Il l’a fait car il sait sa propre puissance de conviction.

Il sait aussi qu’il y a vingt-trois candidats Démocrates qui ne cessent de parler, même s’ils disent n’importe quoi.

Il sait enfin que les enquêtes en cours sur l’administration Obama finissante, le FBI sous James Comey, la CIA sous John Brennan et Hillary Clinton vont être occultées par les grands médias, et qu’il n’y a que lui et sa parole pour que l’occultation ne règne pas.

Il n’ignore pas en outre qu’il doit être vigilant : les électeurs qui s’informent peu peuvent être sensibles aux rumeurs diffamatoires et aux calomnies, nombre de jeunes gens ont le cerveau lavé par la propagande disséminée dès le lycée, puis à l’université (ma fille étant passée du lycée à l’université, je suis bien placé pour en parler), les membres des minorités continuent à voter systématiquement Démocrate pour bénéficier des chèques de la redistribution, et ils sont devenus plus nombreux.

Il est loin d’ignorer que les candidats Démocrates sont de très piètres candidats.

Trois d’entre eux se détachent : Joe Biden, qui se dit modéré, mais reprend à son compte les propositions de ses adversaires gauchistes et qui, pour l’heure, a autant de charisme qu’un escargot endormi, le léniniste Bernie Sanders, qui plaît particulièrement aux étudiants qui ont eu des professeurs léninistes et qui serait tout à fait à sa place à Cuba si Raul Castro cherchait un successeur, et la marxiste Elizabeth Warren, alias Pocahontas, la fausse indienne Cherokee, qui se dit persuadée que les Américains seraient tous prêts à payer beaucoup plus d’impôts. On peut ajouter Kamala Harris, celle qui fume un joint tous les soirs pour avoir des idées brumeuses et dit qu’elle en est fière, et Pete Buttigieg, maire d’une petite ville d’Indiana (South Bend), homosexuel déclaré, qui fait campagne avec son mari et se dit persuadé qu’un ou plusieurs Présidents américains dans le passé étaient homosexuels, et je ne cite pas, par charité, ses déclarations les plus abracadabrantes.

Quand Joe Biden tient une réunion publique, il attire moins de mille personnes, parfois moins de cent personnes. Bernie Sanders fait un peu mieux et parvient parfois à atteindre mille personnes. Les autres font beaucoup moins bien.

Avec des adversaires comme ceux-là, Trump a fort peu à craindre, mais préfère se méfier. Quand l’un d’eux aura l’investiture Démocrate, les débats avec Trump seront amusants.

Dans la presse française, on ne dit strictement rien des enquêtes en cours qui impliquent l’administration Obama finissante, le FBI sous James Comey, la CIA sous John Brennan, Hillary Clinton (la presse française était bien plus prolixe quand les journalistes français accusaient Trump de “collusion” : étonnant, non ?), et on ne dit strictement rien non plus des inepties proférées par les candidats Démocrates.

On continue à dire dans la presse française que Trump est grossier, imprévisible, s’adresse à une population blanche inculte, s’en prend injustement aux journalistes, et j’en passe.

J’ai vu et écouté quasiment tous les discours prononcés par Trump depuis trois ans, je n’y ai pas perçu un milligramme de grossièreté (des gens habitués à l’hypocrite langue de bois politicienne trouvent peut-être grossier de décrire les choses telles qu’elles sont : c’est précisément ce que je trouve remarquable chez Trump).

Je connais la doctrine Trump : il n’y a pas un milligramme d’imprévisibilité chez Trump (je renvoie ici à mon livre Ce que veut Trump*).

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J’ai assisté à plusieurs réunions publiques de Trump, et les foules immenses qu’il attire sont représentatives de l’ensemble du peuple américain, riches et pauvres, entrepreneurs et employés, blancs, noirs, asiatiques, hispaniques (noirs, asiatiques et hispaniques sont moins nombreux que les blancs, ce qui est logique puisqu’ils sont membres de minorités, mais leur nombre va croissant dans l’électorat de Trump). Trump s’en prend effectivement aux menteurs et aux propagandistes qui font honte au métier de journaliste, et il a totalement raison.

Il était une époque où les journalistes informaient scrupuleusement, aux Etats-Unis et en France. Il m’arrive souvent de penser que c’est une époque révolue.

Sauf retournement tout à fait imprévu, Trump sera Président jusqu’en janvier 2025. Les six prochaines années commencent. Et dois-je le dire ? Je suis heureux de vivre aux Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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