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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 27 juin 2019

Fatiha Agag-Boudjahlat, Entretien par Daoud Boughezala, Causeur : « Mon frère salafiste et mon frère témoin de Jéhovah considèrent l’homosexualité comme une abomination« . La militante laïque Fatiha Agag-Boudjahlat a écrit « Combattre le voilement », un réquisitoire contre la tyrannie des identités. 

Fatiha Agag-Boudjahlat : « J’ai un frère qui s’est « radicalisé » façon salafiste… le (frère) témoin de Jéhovah et lui sont tombés d’accord pour dire que « l’homosexualité était une abomination« .

François Kraus, Entretien par Martin Pimentel, Causeur : « L’IFOP a fait une enquête pour la Fondation Jasmin Roy et la DILCRAH sur la perception qu’ont les Français de l’homosexualité et des préjugés qui y sont liés : « En France, l’homosexualité reste une « maladie » ou une « perversion » pour 63% des musulmans ».

Martin Pimentel : « Après le débat virulent sur le « Mariage pour tous », on affirmait un peu partout qu’il y avait un regain d’homophobie dans la société française. Quand on regarde votre étude, on voit au contraire que la perception de l’homosexualité s’est améliorée de façon constante depuis 1975. 

François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualité à l’IFOP : « Sur le long terme, c’est évident qu’il y a un phénomène de normalisation de l’homosexualité dans l’opinion. Mais nous observons un raidissement en 2012, à partir de l’annonce de la loi Taubira. Et on avait observé la même chose sur la période 98-99 sur le PACS. Mais une fois ces périodes de débat passionné passées, la tendance à la normalisation continue.

MP : « En 1975, 42% des personnes interrogées pensaient que l’homosexualité était une maladie…

François Kraus : « Dans les années 80, la gauche arrive au pouvoir et dépénalise l’homosexualité [NDLR: en 1982, Mitterrand met fin à la discrimination qui donnait la majorité sexuelle dès 15 ans aux hétérosexuels et à 21 ans pour les homosexuels]. Vient ensuite le PACS en 1999. L’effet de normalisation par la loi favorise l’acceptation sociale. L’évolution législative contribue à banaliser l’image du couple homosexuel.

« Ceux qui avaient 20 ans dans les années 70, et qui sont sondés aujourd’hui, n’ont pas le même rapport à la sexualité que les générations précédentes. Ensuite, l’accès généralisé au bac (pour tous) dans les années 80 a favorisé une hausse très forte du niveau d’instruction. (???) La population soumise au discours répressif de l’Église sur cette question de l’homosexualité est de plus en plus minoritaire, car on observe sur la même période une sécularisation très forte de la société française. 

MP : « Dans quels segments de la population française est-il préférable d’être homosexuel ? 

« Dans votre étude, 63% des musulmans considèrent l’homosexualité comme une « maladie » ou « une perversion » en 2019. Ils ne sont que 14% chez les catholiques et 10% chez les athées…

François Kraus : « Il y a assurément des effets liés à la religion et à l’islam en particulier. Mais il y a aussi des effets de structure liés à la composition même des musulmans, lesquels sont sur-représentés dans les catégories populaires et les catégories moins diplômées, et concentrés dans les banlieues « populaires ». 

« Il y a en outre un effet lié à la pratique religieuse et à la fréquentation des offices. »

« La pratique religieuse affecte de façon très forte le rapport à l’homosexualité, et pas que dans l’islam. 

« Ceux qui n’accepteront pas que leur enfant soit homosexuel sont ceux qui vont dans un lieu de culte toutes les semaines, que ce soit à la messe ou à la mosquée. En 2016, notre enquête IFOP pour l’institut Montaigne montrait déjà que les musulmans sont des gens qui attachent beaucoup plus d’importance que le reste de la population à la religion et « aux préceptes moraux » de cette dernière dans leurs comportements. 

« Cela se traduit par une morale sexuelle beaucoup plus rigoriste, et une plus forte rigidité à l’égard de toute « transgression de la norme hétérosexuelle« .

MP : « Je pense qu’il vaut mieux être homosexuel dans la France périphérique des « Gilets Jaunes » qu’en banlieue en Seine Saint-Denis…

Mais il faut comprendre que les musulmans n’ont pas le monopole de l’homophobie ! 

François Kraus : « Aujourd’hui, c’est « dans les banlieues populaires » et dans certaines minorités ethniques et religieuses que l’homophobie est la plus répandue. Mais c’est aussi lié au niveau social et culturel général [pas uniquement à la religion ou à la minorité ethnique NDLR], et aussi à la position sur l’échiquier politique gauche/droite. « Plus on est pauvre, peu éduqué, très pratiquant et situé à la droite de l’échiquier politique, plus la perception de l’homosexualité demeure imprégnée de préjugés homophobes« . 

« C’est chez les ex-électeurs fillonistes et électeurs lepénistes que vous retrouverez les préjugés les plus importants, mais vous conviendrez qu’ils sont peu nombreux parmi les musulmans !

MP : « Ce qui est paradoxal, c’est que des élus de gauche dans les territoires semblent nier l’évidence.

« C’était le cas d’un élu de Saint Denis, qui, lors de la Gay Pride qui a eu lieu là-bas,affirmait que, selon lui, « il n’est pas plus compliqué d’être LGBT à St Denis qu’à Paris. » 

François Kraus : « Je renvoie à une autre étude que nous avons réalisée pour la Dilcrah et la fondation Jean Jaurès. C’est la seule enquête réalisée en France où nous interrogeons uniquement des homosexuels. 

« Elle montre clairement que les personnes qui souhaitent le plus quitter leur quartier, leur ville ou leur lieu d’enseignement, car elles souffrent d’actes ou de paroles homophobes, sont lespersonnes LGBT qui vivent dans ces quartiers et/ou qui sont de confession musulmane. Ce sont les LGBT appartenant aux minorités religieuses ou ethniques qui sont les premières victimes de l’homophobie, et ceci dans une proportion beaucoup plus forte que l’archétype du « gay blanc CSP+ du centre-ville »… Notre enquête confirme « l’adhésion des conceptions mentales et culturelles rigoristes de ces minorités ethniques« , mais nullement plus de passages à l’acte ou d’agressions physiques de ces minorités envers les personnes LGBT. 

Mais les musulmans n’ont pas le monopole de l’homophobie ! 

MP : « Interrogée sur France inter, Sylviane Agacinski regrette que « nous adoptions le vocabulaire des militants LGBT et le vocabulaire des laboratoires de technologies reproductives américains. » Elle craint l’avènement d’un homme désincarné : « On serait en train de passer du corps charnel au corps fabriqué ». Et un certain militantisme réclame le droit à la PMA et parle déjàde la GPA… Sens Commun ou la Manif pour Tous seront beaucoup moins en capacité de mobiliser sur la PMA que sur le mariage homosexuel !

François Kraus : « La question de la PMA est moins clivante que ne le fut le mariage pour tous. D’abord, cela concerne des femmes et dans l’inconscient la maternité est la féminité. Chez des Français plus âgés ou plus religieux, le besoin de maternité apparaît comme un besoin et les Français réfractaires à ces évolutions voient mal comment refuser l’aide de la science dans cette volonté qu’a la femme d’enfanter.

« La GPA, avec un risque de marchandisation du corps, est plus porteuse pour ces mouvements, et interpelle aussi à gauche. Le contexte d’atomisation de la vie politique française actuelle et singulièrement de la droite fait qu’il n’y a pas de relais politiques structurés sur ces questions comme c’était le cas en 2012.

Sophie Bachat, Causeur : « On veut nous faire croire qu’il n’y a pas plus d’homophobie en banlieue qu’ailleurs… La (propagande) « Gay Pride » à Saint-Denis : (alors,) plus rose la banlieue, vraiment ? 

« La première « Marche des Fiertés » (de propagande) a eu lieu à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, organisée par l’association « Saint-Denis ville au cœur ! » La manifestation (de propagande) avait pour but de « ne pas stigmatiser les banlieues et de montrer que les LGBT-phobies ne sont pas endémiques à ce territoire, elles sont partout, on doit les combattre partout avec la même intensité. »En d’autres termes, les agressions homophobes dans les quartiers sont une vue de l’esprit, circulez y a rien à voir ! Cependant, les chiffres de la Dilcrah (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT) sont éloquents : les agressions envers les personnes LGBT dans les « banlieues populaires » sont de 72 % pour les femmes et de 60 % pour les hommes, et elles seraient commises à 70 % par des personnes d’autres religions que catholique.Les Inrocks y ont vu une manifestation considérée comme le fer de lance de la lutte LGBT ! 

« Cette marche ne fut qu’une grossière opération de pink-washing, pour se servir de la cause LGBT pour d’autres luttes. À Saint Denis, les indigénistes ont déroulé leurs antiennes habituelles : racisme d’État, soutien aux migrants, et présence des éternels drapeaux palestiniens. Pour faire bonne mesure ont défilé quelques jeunes filles aux cheveux colorés, vraisemblablement issues de l’Université Paris VIII !

Ô surprise l’Université Paris VIII  faisait partie des organisateurs et quelques « transgenres castés pour l’occasion » semblaient se demander ce qu’ils faisaient là : donc rien de nouveau sous le soleil des indigènes !

Le principe de neutralité du service public interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque. Elle lui impose d’éviter en toutes circonstances des comportements portant atteinte à la considération du service public par les usagers. #LGBT

« Mehdi Aïfa et Lyes Alouane, tous deux militants LGBT, ont joué les trouble-fêtes de la « Marche des Fiertés » (de propagande) à Saint-Denis ! Le compte Twitter de Mehdi Aïfa, militantLGBT qui n’a pas voulu participer à cette « mascarade », fut une bataille rangée entre laïques et indigénistes les jours suivant… 

« Ces escrocs qui veulent taire, minimiser voire invisibiliser l’homophobie des banlieues pour ne pas stigmatiser une certaine population, voire une certaine religion, sont des tares qu’il faut combattre… 

« Tout cela va mal finir, il y a trop de tensions identitaires et d’hypocrisie. »

La propagande LGBT a encore du boulot, malgré les grands moyens de Macron gayfriendly et de la SNCF en folie, pour effacer la conviction que l’homosexualité est une « maladie » ou une « perversion » pour 63% des musulmans », voire une « abomination », comme chez certains électeurs de Fillon et de Marine le Pen !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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