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Publié par Magali Marc le 1 juillet 2019

Selon les pro-Palestiniens, un peu partout en Occident, Israël est la cause du malheur des Arabes palestiniens. Leur souffrance, leur pauvreté cesseraient si Israël disparaissait. De nombreux articles sur Dreuz dénoncent la fausseté de ce que les médias appellent la «crise humanitaire» de la société arabe palestinienne dont les Juifs seraient responsables. (Voir l’article récent de JP Grumberg)

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article écrit par des collaborateurs anonymes de Honest Reporting, publié le 27 juin.

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Pauvreté palestinienne : Qui ne partage pas les richesses ?

L’un des principaux refrains du récit israélo-palestinien est la question de la pauvreté palestinienne, qui découlerait de l’occupation israélienne. Les enquêtes citent des statistiques selon lesquelles entre 26 et 53 pour cent des Palestiniens sont pauvres. En octobre 2018, les Nations Unies ont averti que l’aide humanitaire aux Palestiniens n’a jamais été aussi faible, signe d’une pauvreté palestinienne croissante.

Cela soulève plusieurs questions clés :

1. Quel est le degré de pauvreté des Palestiniens en comparaison avec d’autres économies ?

2. La pauvreté palestinienne est-elle uniformément répartie à tous les niveaux de la société ?

3. Que fait-on pour remédier à la pauvreté palestinienne et est-ce efficace ?

4. Y a-t-il d’autres pays où les gens sont pauvres, mais ne reçoivent pas l’attention que les Palestiniens pauvres reçoivent ?

5. La pauvreté palestinienne est-elle une raison légitime pour les actions belliqueuses de ses dirigeants ?

La raison habituellement invoqué pour la pauvreté palestinienne est « l’occupation israélienne ». Israël souhaitant prolonger l’occupation, la pauvreté palestinienne serait dans son intérêt. Selon la rhétorique habituelle, Israël veut forcer son ennemi à se soumettre et donc maintient les Palestiniens dans la pauvreté.

Cet argument ne tient cependant pas compte d’une réalité confondante : la richesse des dirigeants palestiniens.

Logiquement, si une nation souhaite vaincre une autre nation, elle cherche à en affaiblir les dirigeants.

Dans le cas des Palestiniens :

Le professeur Ahmed Karima, de l’Université Al-Azhar en Égypte, affirme que le Hamas compte quelque 1 200 millionnaires parmi ses membres, mais refuse de révéler ses sources.

Corroborant cette affirmation, dans une moindre mesure, Deborah Danan écrit :

Asharq al Awsat, journal panarabe basé à Londres, qui est considéré comme un média fiable, a récemment publié un article disant qu’il y a 600 millionnaires à Gaza.

De plus, comme Ynet l’a détaillé :

En 2010, le magazine égyptien Rose al-Yusuf a rapporté que [le dirigeant du Hamas Ismaël] Haniyeh a payé 4 millions de dollars pour une parcelle de terrain de 2 500 m2 à Rimal, un petit quartier de la plage de Gaza City.

Haniyeh n’est pas seul, comme le dit le Dr Moshe Elad :

Selon les estimations mondiales, (le chef du Hamas Khaled) Mashaal possèderait 2,6 milliards de dollars, mais les commentateurs arabes, ainsi que d’autres sources, disent qu’il possède entre 2 et 5 milliards, investis dans les banques égyptiennes et les pays du Golfe, certains dans des projets immobiliers.

De peur que nous supposions que le Hamas est le seul mouvement dont les dirigeants sont riches, le journal britannique The Sun nous informe qu’en juin 2018, la valeur nette du président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, était de 100 millions de dollars. Difficile d’affirmer qu’il est dans une situation financière précaire. En fait, même selon Al Jazeera, les fils d’Abbas jouissent d’une richesse personnelle qui échappe à leurs compatriotes.

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De toute évidence, il ne semble pas que les dirigeants soient intéressés à partager leurs richesses. En fait, comme l’a rapporté la BBC en juin 2019, des documents qui ont fait l’objet de fuites montrent que les salaires mensuels des ministres palestiniens ont augmenté en 2017, passant de 3 000 $ (2 360 £) à 5 000 $ (3 930 £) (soit une augmentation de 67 %). L’augmentation était si préoccupante que Nickolay Mladenov, l’envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, a déclaré que de telles mesures « défient la logique et provoquent la colère du peuple» alors que les Palestiniens sont aux prises avec des difficultés économiques. C’était juste après que l’Autorité palestinienne eut déclaré en mars de la même année qu’elle devrait réduire de moitié les salaires de tous ses employés, à l’exception de ceux qui gagnent le moins, soit les 40 % de la main-d’oeuvre qui gagnent 555 $ ou moins par mois.

L’écart financier était tel que même Al Jazeera s’est demandé si la réussite financière [des Palestiniens] étaient simplement dû au fait qu’ils sont des « hommes d’affaires de premier ordre », comme Yasser[Arafat] l’aurait un jour affirmé ? C’est une bonne question. Pour la réponse, nous apprenons sur Ynet :

Selon des sources à Gaza, la richesse de Haniyeh, comme d’autres hauts gradés du Hamas, proviendrait principalement de l’industrie florissante des tunnels. Les hauts responsables du Hamas, y compris Haniyeh, prélèveraient une taxe de 20 pour cent sur tout le commerce passant par les tunnels.

C’est 20 % ( !) qui, au lieu d’aider les pauvres Palestiniens, remplissent les poches de leurs dirigeants. En outre, cela signifie que si davantage de dons affluent dans la bande de Gaza, avant que ne soit décidé comment ces dons vont aider les pauvres Palestiniens, les dirigeants enlèvent leur part du gâteau et s’enrichissent encore plus. Par conséquent, plus le peuple palestinien est pauvre, plus ses dirigeants ont l’occasion de s’enrichir.

Bien que les dirigeants siphonnent une partie importante des fonds, les Palestiniens sont peut-être les plus pauvres et ont besoin d’aide, n’est-ce pas ? Comparé à d’autres pays, ce n’est pas vraiment le cas. Comme indiqué dans Ynet :

Selon un rapport de la Banque mondiale publié en novembre (2013), la Bande de Gaza se classe au troisième rang de la région arabe en termes de pauvreté, devant le Soudan et le Yémen. En outre, sur les 144 pays inclus dans le rapport, Gaza était le 44e pays le plus pauvre, la plupart des pays avec un taux de pauvreté plus élevé étant situés en Afrique.

Quelqu’un se souvient-il de manifestations, visant à améliorer les conditions difficiles, ayant eu lieu dans l’un des 40 autres pays plus pauvres que les Palestiniens ?

Des données plus récentes de 2017 fournies par les Nations Unies offrent une perspective plus inquiétante sur la pauvreté palestinienne.
En utilisant le baromètre général de la richesse d’un pays, le produit intérieur brut (PIB), l’État (sic) de Palestine, avec 2 946 dollars par habitant, dépasse de loin le Sud-Soudan (453 dollars) et le Yémen (990 dollars) susmentionnés, et, fait intéressant, l’Égypte (2 000 dollars).

Si le PIB d’un pays est élevé, mais que l’homme de la rue est démuni, c’est là encore un signe de répartition inégale des revenus, ce qui renforce l’idée que le maintien des Palestiniens dans la pauvreté sert à les exploiter au profit des dirigeants super-fortunés.

En général, la corruption, l’absence de comptabilité appropriée, des dirigeants qui deviennent super riches aux dépens d’un public pauvre sont autant de signes révélateurs de despotes impitoyables, sauf dans le cas des Palestiniens pour lesquels on peut blâmer quelqu’une d’autre… (NdT: Devinez qui).

Fait révélateur, si le PIB de l’Égypte est inférieur à celui des Palestiniens, la description des pauvres Égyptiens et des rassemblements pour leur soutien est inexistante.

En 2006, l’auteur Michael Lewis a écrit le best-seller du New York Times, « The Blind Side », qui décrit en détail l’histoire de Michael Oher, un Afro-Américain pauvre sans abri qui, grâce à l’amour des autres, a réussi à surmonter ses difficultés financières pour finalement devenir un footballeur très recherché. Oprah Winfrey, qui a dû se vêtir de sacs de pommes de terre parce que sa famille n’avait pas les moyens de l’habiller, et a dû subir des abus sexuels dans un pensionnat pendant que sa mère célibataire cherchait du travail, a surmonté sa pauvreté pour devenir la première femme noire sur la liste de Forbes des 400 personnes les plus riches en Amérique. Ces histoires réconfortantes sont célébrées à l’échelle internationale comme les réalisations de ceux qui, au départ, étaient défavorisés.

Malheureusement, lorsqu’il est question de la cause palestinienne, la misère est un cri de ralliement exploité par ses dirigeants, rendu possible par les médias et les organisations internationales, qui agissent en tant que complices involontaires de l’aggravation du déséquilibre de l’immense richesse de ceux qui ont le pouvoir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Honest Reporting

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