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Publié par Guy Millière le 2 juillet 2019

Je sais : la presse française et la presse de gauche américaine ironisent et prennent des poses condescendantes.

Un journal parisien a titré récemment que Donald Trump avait eu l’idée débile d’aller sur la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord pour “dire bonjour” à Kim Jong-Un. Un autre journal a dit que Donald Trump n’avait rien obtenu et n’obtiendrait rien de la Corée du Nord et était venu “se soumettre” aux demandes de Kim Jong-Un. Un troisième a parlé de “diplomatie des apparences” et dit que Trump faisait de la téléréalité. Quoi que fasse et quoi que dise Donald Trump, la presse française et la presse de gauche américaine ont décrété une fois pour toutes le soir de novembre 2016 où Hillary Clinton a perdu l’élection présidentielle américaine qu’ils consacreraient toute leur énergie à diaboliser Donald Trump, à le diffamer, à le démolir et à faire tout leur possible pour que ceux qui lisent les journaux s’imprègnent de haine et de mépris envers lui. La presse française et la presse de gauche américaine continueront sans trêve ni répit leur activité de propagande jusqu’en novembre 2020, en espérant que Trump sera battu et qu’un gauchiste destructeur le remplacera, et, comme il est quasiment certain que Donald Trump sera réélu, la défaite du gauchiste destructeur leur donnera le supplément de rage hystérique dont ils auront besoin pour continuer à s’acharner sur Donald Trump jusqu’en novembre 2024.

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Ils se refusent à voir et à dire qu’il y a une doctrine Trump, et qu’en politique intérieure elle assure plein emploi, croissance forte, investissements par centaines de milliards de dollars, indépendance et souveraineté énergétique des Etats-Unis, lutte enfin menée contre l’immigration clandestine.

Ils se refusent à voir qu’en politique extérieure, la doctrine Trump consiste en une tentative de rétablir l’ordre du monde qui a été profondément délabré pendant les désastreuses années Obama, et que seuls les Etats-Unis sont à même de rétablir.    

Cette tentative est à l’œuvre en Europe, en Amérique latine, au Moyen-Orient. Elle est à l’œuvre aussi en Asie.

La Corée du Nord est un danger majeur pour le monde depuis plusieurs décennies. Elle menace la Corée du Sud depuis l’armistice de 1953 (il n’y a pas de traité de paix entre les deux pays). Elle menace aussi le Japon. Elle existe parce qu’elle a eu le soutien massif de l’Union Soviétique au temps de la guerre froide (elle a le soutien de la Russie de Poutine aujourd’hui, mais la Russie de Poutine a moins de moyens militaires que l’Union Soviétique), et elle a, jusqu’à ce jour, un soutien plus massif encore de la Chine communiste. Elle a, depuis 1953, consacré l’essentiel de son maigre budget aux dépenses militaires et a entretenu sa population dans la pénurie, dans la terreur, et dans une haine paranoïaque envers la Corée du Sud et les Etats-Unis. Elle a cherché à se sanctuariser en accédant à l’arme atomique et y est parvenu pendant les huit années de présidence Obama (un premier essai d’arme nucléaire a eu lieu en Corée du Nord 2006, pendant la présidence de George Walker Bush, qui, menant une guerre au Proche-Orient et ne sachant que faire, a très peu réagi). Obama n’a strictement rien fait, et le danger nord-coréen est devenu un danger brûlant (une coopération avec l’Iran des mollahs en matière de nucléaire militaire s’est mise en place à partir de 2015).

Quand Donald Trump est arrivé au pouvoir, Kim Jong-Un menaçait la Corée du Sud, le Japon et les bases américaines dans le Pacifique de destruction, ce qui lui permettait d’obtenir des milliards de dollars du Japon et de la Corée du Sud, et ce qui donnait satisfaction à la Chine communiste qui voulait chasser les Etats-Unis de la région et utilisaient la Corée du Nord à leur avantage. Les analystes américains quels qu’ils soient envisageaient le risque d’une guerre majeure, la seule alternative à la guerre étant de faire des concessions à Kim Jong-Un, donc à la Chine communiste.

Donald Trump a fait ce qu’il a fait ailleurs sur la planète. Il a posé un rapport de force en soulignant l’immensité de la puissance américaine et en disant qu’il ne reculerait pas d’un millimètre, quitte à devoir, si Kim persistait, détruire la Corée du Nord, quelles que soient les conséquences. Il a mis en place un ensemble de sanctions très strictes vis-à-vis du régime nord-coréen, et a exigé que le gouvernement chinois sanctionne lui aussi le régime nord-coréen, sous peine de représailles commerciales américaines. Il a, par la mise en place de sanctions contre l’Iran, fait que l’Iran n’a plus eu la possibilité de verser de l’argent à la Corée du Nord, et cela représentait des centaines de millions de dollars.

Le rapport de force a fonctionné. Kim Jong-Un s’est calmé. Il a cessé ses menaces. Il n’a plus envoyé de missiles au-dessus du Japon et de la Corée du Sud et a cessé d’exiger des milliards de dollars. La Chine communiste, qui craignait une guerre régionale et qui ne voulait pas de représailles commerciales américaines venant s’ajouter aux sanctions commerciales américaines qui la frappaient déjà, l’a incité à se calmer, la Russie aussi.

Donald Trump a dit à Kim Jong-Un que les sanctions américaines pouvaient être levées si la Corée du Nord dénucléarisait, et il a ajouté que si, en supplément, la Corée du Nord passait du statut de régime totalitaire à celui de régime autoritaire et s’en prenait moins durement à la population nord-coréenne, des relations diplomatiques avec les Etats-Unis et des investissements seraient envisageables. Une rencontre Trump-Kim a eu lieu à Singapour et a conduit à une déclaration de principes.  La rencontre de Hanoi a été interrompue par Donald Trump quand Kim Jong-Un a dit qu’il acceptait une dénucléarisation partielle, pas une dénucléarisation totale. Trump a refusé, et a quitté la table. Kim a considéré qu’il avait perdu la face et a sanctionné avec violence les Nord-Coréens qui avaient préparé la rencontre. Il a repris les essais de missiles, mais n’a pas renoué avec les menaces.

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En organisant la rencontre de Panmunjom, Trump a renoué les négociations, a montré que Kim Jong-Un était demandeur (la réponse de Kim à Trump a été très rapide) et a en même temps offert à Kim l’opportunité d’effacer le moment où ce dernier estimait avoir perdu la face. En posant le pied sur le sol nord-coréen, il a fait un geste de bonne volonté et la population nord-coréenne le verra, malgré la censure (les informations circulent sous le manteau en Corée du Nord). Il a fait ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait. Il marque l’histoire, et change la donne.

Les négociations vont reprendre. Il sera difficile d’obtenir de Kim un désarmement nucléaire total (Kim sait ce qui est arrivé à Kadhafi qui avait abandonné ses armes nucléaires au moment où il s’était rapproché des Etats-Unis : le désastre Obama a des conséquences). Kim doit prendre ses décisions avec l’aval des hiérarques de la nomenklatura nord-coréenne : il est dictateur mais à la condition que la nomenklatura qui l’entoure ne le lâche pas. Il doit prendre ses décisions aussi avec l’aval de la Chine communiste.

Si  Donald Trump peut obtenir des concessions qui, sans être un désarmement nucléaire total (qui serait la fin de la sanctuarisation pour le régime, et donc une menace pour ce dernier) seraient un pas en direction du désarmement nucléaire (et davantage que la dénucléarisation partielle proposée par Kim à Hanoi), et s’il peut obtenir un passage de la Corée du Nord du statut de régime totalitaire à celui de régime autoritaire, un traité de paix entre Corée du Nord et Corée du Sud, et des conditions de vie moins effroyables pour vingt-quatre millions de Nord-coréens,  il aura accompli infiniment plus que tous les Présidents américains qui l’ont précédé.

La presse française et la presse de gauche américaine continueront à ironiser et à prendre des poses condescendantes, bien sûr. Ce sont des organes de vile propagande où des ennemis de la civilisation occidentale et de la liberté déversent leur bile, plus des médias d’information.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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