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Publié par Magali Marc le 7 juillet 2019

Fondateur de la firme de sondage Rasmussen, Scott Rasmussen explique pourquoi les sondages lors des présidentielles de 2016 sont passés à côté de la plaque et explique le soi disant intérêt des Américains pour le socialisme en 2019.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la majeure partie de l’interview que Scott Rasmussen a accordée à Daniel Davis, le 7 juin dernier. L’entretien est reproduit au complet sur le site du Daily Signal.

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Scott Rasmussen explique les failles des sondages concernant Trump, et de ceux qui concernent le socialisme

Scott Rasmussen a fondé l’une des principales firmes de sondage en Amérique. Il a observé des décennies de tendances dans les sondages et connaît l’industrie mieux que quiconque. J’ai eu l’occasion de m’asseoir avec Scott récemment pour discuter de certaines des grandes tendances de l’opinion publique américaine.

Davis : J’aimerais d’abord vous poser une question au sujet des élections de 2016. Beaucoup de firmes de sondage avaient prévu que Donald Trump allait perdre les élections. Quel était le secret d’un sondage précis dans ce cycle ?

Rasmussen : Dans l’ensemble, le scrutin national s’est très bien déroulé. Les moyennes nationales ont montré que Donald Trump perdrait le vote populaire de trois points, il a perdu de deux points. Les sondages nationaux ont donc été plus proches de la vérité qu’ils ne l’étaient en 2012.
Toute fois, je pense qu’il y a eu deux problèmes.

  1. Tout d’abord, les personnes qui analysent les sondages ont fait des suppositions. Il y a toujours une marge d’erreur. Beaucoup de gens dans les médias ont supposé, « Eh bien, elle (Hillary Clinton) est en avance de trois points. Elle va probablement gagner de six points à cause de la marge d’erreur ». Ils ne croyaient pas que ça pouvait être plus serré.
  2. Deuxièmement, les sondages étaient mauvais. Dans les États clés, il n’y a pas eu assez de sondages. On parle d’endroits comme le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Et beaucoup d’entre eux ne semblaient pas avoir, dans certains cas, sondé suffisamment de gens sans diplôme universitaire. En fin de compte, c’est l’analyse qui a échoué plus que le sondage, mais ce sont les sondages qui ont porté l’odieux.

Davis : (…) Cela a contribué au choc de 2016.

Rasmussen : C’était vraiment drôle. J’ai été interviewé sur Fox toutes les semaines, cette année là, et l’animateur me posait toujours la même question : « Quel est la voie de la victoire pour Donald Trump ? »

Au début, il ne semblait pas qu’il y avait beaucoup de chance qu’il gagne, mais très rapidement, il est devenu évident que s’il obtenait les États de Romney, de McCain et l’Iowa, il en serait à 263 voix au Collège électoral.
(…) (N)ous avons pu dire très tôt que s’il était si près du but, il pouvait causer une surprise et que les seuls endroits où c’était possible étaient la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.

Cela ne voulait pas dire que je m’attendais à ce que cela se produise, mais la fin de semaine précédant les élections, nous avons eu un indice très important dans les données. Quatorze pour cent de tous les électeurs n’étaient toujours pas engagés envers l’un des principaux candidats, ce qui était disproportionné par rapport aux élections précédentes.

Davis : Vraiment ?

Rasmussen : Oui. Dans le cycle de 2012, il n’y avait que quatre pour cent d’indécis pour la même période.

Davis : Impressionnant.

Rasmussen : Alors, on a eu l’impression qu’il y avait un potentiel de surprise.

Davis : Qu’en était-il de la sous-représentation de segments particuliers de la population ? Beaucoup de gens qui ont voté pour Trump n’avaient pas voté depuis longtemps.

Rasmussen : En effet…. Chaque entreprise a des approches différentes pour définir les électeurs probables. Une grande partie, comme je l’ai mentionné il y a quelques instants, était constituée de gens qui n’avaient pas fait d’études collégiales.

Si vous faites un sondage maintenant, si vous engagez SurveyMonkey ou quelqu’un d’autre pour faire un sondage et que vous n’incluez pas de contrôles assez stricts, vous obtiendrez beaucoup trop de gens ayant un diplôme collégial ou un diplôme universitaire.

Et si vous considérez d’où viennent les appuis de Trump, cela signifie que vous avez manqué une grande partie de ces électeurs potentiels. Je pense que c’est en partie ce qui s’est passé en 2016, surtout dans ces États qui ont causé une surprise.

Davis : Une grande question en ce qui concerne les sondages ces jours-ci, est le socialisme avec la tendance croissante de sa popularité et de celle de Bernie Sanders et d'[Alexandria Ocasio-Cortez] et tous ces gens divertissant.

Que pensez-vous des tendances des sondages en ce qui concerne le sentiment des Américains à l’égard du socialisme ?

Rasmussen : Cela a été l’une des surprises agréables que j’ai eues à mon retour. Je suis resté à l’écart des sondages pendant plusieurs années. Puis, je suis revenu et j’ai pu consulter de nouveau les données récentes. Et comme tout le monde, j’ai été étonné par le nombre de personnes qui se disent en faveur du socialisme.

Notre dernier sondage a révélé que 39% des électeurs sont favorables au socialisme. J’ai grandi à l’époque de la guerre froide. Nous savions que le socialisme était l’idéologie qui a détruit l’Union soviétique. Et Ronald Reagan était convaincu que nous leur survivrions parce que leur système était incohérent, et il avait raison.

Quand j’ai commencé à regarder un peu plus attentivement, j’ai rapidement réalisé que lorsque les gens d’aujourd’hui disent qu’ils aiment le socialisme, ils ne parlent pas du tout de ce dont Bernie Sanders ou AOC font la promotion. C’est totalement différent.

En fait, la plupart des gens qui disent aimer le socialisme ne le voient pas comme une idéologie économique. Et pour les gens qui pourraient penser que la Heritage Foundation* fait la promotion d’idées auxquelles ils s’associent, il y a des choses concernant le socialisme qui vont les surprendre.

La majorité des gens qui disent aimer le socialisme aujourd’hui pensent que le pays s’en porterait mieux si le gouvernement participait moins à l’économie.

Seulement une personne sur trois qui dit aimer le socialisme pense qu’il mène à des impôts plus élevés et à un gouvernement plus puissant.

Ils ne pensent pas comme nous avions l’habitude de penser de ce qu’est le socialisme et ils ne voient pas cela comme une concurrence au libre marché. En fait, 80% des gens qui aiment le socialisme aiment aussi le libre marché.

Davis : En fait, je regardais ce sondage Gallup qui montrait récemment qu’une grande partie de la population, une majorité à deux chiffres d’Américains veulent que le libre marché gouverne certains secteurs de l’économie plutôt que le gouvernement, même s’ils disent aimer le socialisme.

Rasmussen : Je pense que ce à quoi nous devons nous habituer, tout d’abord, c’est que si vous êtes conservateur sur le plan économique, vous devez vous habituer à l’idée que la plupart des gens qui disent aimer le socialisme sont d’accord avec vous concernant le libre marché. Il y a donc un terrain d’entente au lieu de dire «Vous avez tort», nous devrions dire « D’accord, parlons de ce que le marché peut faire ».

Davis : Oui.

Rasmussen : Ensuite, il y a une différence entre soutenir l’idée du socialisme et soutenir les politiques socialistes. Ainsi, lorsqu’ils parlent de quelque chose comme « Medicare pour tous », les Américains veulent s’assurer que tout le monde ait accès aux soins de santé. Les Américains veulent un système qui permette à tout le monde d’avoir une assurance décente. Et si vous posez des questions sur l’assurance-maladie pour tous, elle fonctionne bien.

Cependant, si vous dites, et c’est dans le projet de Bernie Sanders, pourquoi ne pas se débarrasser des compagnies d’assurance privées ? Seulement 18 p. 100 des électeurs sont en faveur de cela. Les gens veulent avoir plus de choix dans leur vie. Ils veulent avoir plus de choix en matière de soins de santé, pas moins.

Et… si vous pouvez offrir plus de choix, vous allez gagner ces gens. C’est la différence. Les gens ne recherchent donc pas des politiques socialistes pour limiter leurs choix.

Davis : Cela me rappelle la proposition de l’assurance-maladie pour tous, qui semble bien faire l’unanimité quand on se contente de la nommer, mais quand les gens entendent parler des détails, et c’est la même chose pour le New Deal vert…

Rasmussen : Exact…. Il y a une vraie maladie à Washington au sujet des données des sondages, c’est que si les gens s’inquiètent de quelque chose, les gens de Washington supposent qu’ils veulent que le gouvernement fédéral corrige la situation. Je suis convaincu que si suffisamment de parents ne pouvaient pas obtenir les dates de bal de fin d’année qu’ils souhaitent pour leurs enfants, le Congrès essaierait d’adopter une loi pour corriger cela.

Nous avons posé un certain nombre de questions sur des sujets comme la garantie d’un revenu ou le droit à des soins de santé. Et les gens sont d’accord avec ces concepts, mais moins de la moitié pensent que c’est la responsabilité du gouvernement fédéral.

Beaucoup de gens sont beaucoup plus à l’aise avec l’expérimentation au niveau étatique et local. Certains disent que ce devrait être le rôle du secteur privé. En d’autres termes, ils veulent un système qui fasse en sorte que quiconque est prêt à travailler, par exemple, puisse gagner sa vie.

(…)

Davis : Étant donné que les sondages sur le socialisme sont de plus en plus populaires, du moins en ce qui concerne l’idée du socialisme, qui, encore une fois, pose problème, comment recommanderiez-vous aux Conservateurs de faire valoir leurs arguments en faveur des politiques publiques, étant donné cette tendance ?

Rasmussen : Je pense que les conservateurs devraient se concentrer sur le libre marché, le choix, donner plus d’options aux gens, obtenir un contrôle plus proche que le niveau national.

Et évidemment, la façon dont vous en discutez dépend de la question à l’étude. Mais, par exemple, une question comme le salaire minimum, près de deux personnes sur trois pensent qu’il devrait être fixé au niveau de l’État et au niveau local. C’est plutôt logique. New York pourrait avoir besoin d’un salaire minimum différent de celui de Boise, Idaho.

Et au-delà de cela, je pense que l’on reconnaît instinctivement que lorsqu’on pose le problème de cette façon, on permet aux gens de voir ce qui fonctionne. L’expérimentation, les laboratoires de la démocratie peuvent fonctionner.

Donner le choix entre les différents niveaux de gouvernement et laisser les gouvernements se concurrencer est donc une chose. Pour ce qui est de l’assurance-maladie, les gens devraient avoir le choix entre une assurance à faible coût avec moins de couverture et une couverture à coût plus élevé qui couvre à peu près tout sous le soleil.

(…)

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* L’Heritage Foundation est un groupe de réflexion américain basé à Washington. Il se donne pour mission de « formuler et promouvoir des politiques publiques conservatrices sur les principes de la libre entreprise, du gouvernement limité, de la liberté individuelle, des valeurs traditionnelles américaines et d’une défense nationale forte ». La fondation est considérée comme l’un des plus puissants groupes de réflexion aux États-Unis.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Dailysignal

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