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Publié par Gaia - Dreuz le 11 juillet 2019

Source : Maxiscience

À l’heure où l’essence et le gazole sont sur le banc des accusés – en tant que responsables d’une partie de la pollution atmosphérique -, remplacer le pétrole par l’électricité semble constituer la solution idéale pour propulser nos voitures. Mais les véhicules « propres » cachent en réalité des coûts environnementaux, qui sont loin d’être négligeables.

Haro sur le thermique ! Diesel ou essence, les moteurs à explosion n’ont plus la cote. Ils sont accusés d’émettre, entre autres polluants, des gaz à effet de serre et des particules fines à outrance. Pour les remplacer, les véhicules électriques apparaissent alors comme la solution toute trouvée : pas de combustion, donc pas de gaz d’échappement et donc zéro pollution ! Idéal, sur le papier… mais un peu moins dans la réalité.

En 2017, une étude canadienne démontrait en effet qu’en Amérique du Nord notamment, les subventions accordées pour promouvoir les véhicules électriques pourraient entraîner non pas une diminution des émissions de gaz à effet de serre, mais au contraire une hausse substantielle de la diffusion de ces substances dans l’atmosphère. En cause : les pollutions indirectes induites par la fabrication et la recharge de ces véhicules dits « propres ».

Des évaluations concordantes

Selon le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), l’empreinte environnementale d’un véhicule électrique en sortie d’usine serait jusqu’à deux fois plus importante que celle d’un véhicule essence. Un résultat confirmé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), à l’origine elle aussi d’une étude à ce sujet.

Les raisons de ce paradoxe sont multiples. La première réside dans la fabrication des batteries. Celles-ci contiennent jusqu’à trois kilogrammes de lithium, ce qui nécessite l’exploitation de minerais et leur raffinage. Des opérations énergivores, réalisées à près de 70 % en Chine, dont la production électrique repose en grande partie sur des centrales au charbon. Elles sont en outre suivies par un assemblage des matériaux dans des fours chauffés à une température de l’ordre de 400 °C. Autant de postes qui impliquent une consommation d’énergie considérable.

Des conséquences environnementales à tous les stades de production

À ces coûts énergétiques s’ajoute celui – environnemental – de l’exploitation. Les gisements de métaux rares, notamment le lithium, sont en effet loin d’être inépuisables, et les conditions de leur exploitation sont bien souvent très peu respectueuses de l’environnement, comme le souligne le directeur général de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) Stéphane Lhomme dans une interview accordée à Libération :

« La filière nécessaire à la fabrication des batteries a des effets dramatiques, ce qui a été démontré de manière édifiante par deux documentaires. Celui de France 5 en Amérique du Sud sur les réserves de lithium. Il y a aussi celui d’Envoyé spécial sur le graphite de Chine. »

Rouler « propre » et polluer malgré tout…

Après leur fabrication, vient le temps pour les voitures électriques de prendre la route. Mais avant de pouvoir dévorer les kilomètres, encore faut-il recharger leurs batteries. Une opération loin d’être neutre, elle aussi, en termes d’effets sur l’environnement.

« L’électricité utilisée en France émet peu de CO2 grâce au nucléaire. Mais ce n’est pas une énergie propre, puisque cela produit des déchets radioactifs. Et nous importons aussi de l’électricité d’Allemagne, essentiellement produite grâce aux centrales à charbon », déplore Stéphane Lhomme. Un point de vue partagé par bon nombre d’experts, mais que certains entendent toutefois relativiser.

Ainsi, pour le chercheur en analyse des sytème environnementaux Anders Nordelöf, de l’École polytechnique Chalmers, en Suède, « si nous rechargeons un véhicule à partir d’une source d’électricité propre et que nous combinons cela avec des émissions de dioxyde de carbone les plus faibles possibles pendant la production, alors la voiture électrique sera une révolution. »

Des perspectives évoquées également dans le journal Libération par le professeur au Collège de France Jean-Marie Tarascon, qui consacre ses recherches aux moyens de stockage électrochimique de l’énergie : « Les chercheurs ont bien pris conscience de ces problèmes environnementaux et tentent de les minimiser. Pour réduire le coût énergétique, nous travaillons au niveau des batteries. Des recherches tentent de développer des technologies qui utilisent du sodium, plus abondant que le lithium. Il ne fait aucun doute que dans le futur les voitures électriques seront fabriquées avec peu d’enjeu environnemental. »

Thermique ou électrique, la question reste donc actuellement difficile à trancher, et la solution la moins contestable pour réduire l’empreinte environnementale de ses déplacements reste donc encore – quand c’est possible – de marcher… ou de pédaler !

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