Publié par Gaia - Dreuz le 16 juillet 2019
Franco-Lebanese businessman Ziad Takieddine gives a press conference on April 12, 2013 in Paris, after a search at his home the day before. The investigating judge ordered a search as part of an inquiry on former French president Nicolas Sarkozy’s 2007 election campaign, which Takkieddine claimed it was financed by Libya. AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON (Photo by JACQUES DEMARTHON / AFP)

Source : Lefigaro

Selon Le Journal du dimanche, des éléments étayent l’idée d’une entreprise orchestrée contre Nicolas Sarkozy.

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Le volet libyen des soupçons qui pèsent sur Nicolas Sarkozy serait-il en train de se dégonfler telle une baudruche? Selon Le Journal du dimanche, des éléments inédits accréditent la thèse d’une machination dans l’affaire du prétendu financement de la campagne présidentielle du chef de la droite en 2007. D’abord, l’hebdomadaire livre le «récit circonstancié d’un témoin» gravitant dans le proche entourage de l’intermédiaire libanais Ziad Takieddine, principal accusateur de l’ex-chef de l’État. Décrit comme ayant «évolué dans l’intimité» du sulfureux homme d’affaires libanais entre avril et novembre 2012, en qualité «d’assistant et de chauffeur, de convoyeur et de pourvoyeur de fonds», El-Mahfoud Ladib affirme se souvenir d’une «chemise cartonnée à rabat, de couleur bordeaux» que portait son patron alors qu’il filait régler une «affaire urgente» du côté de l’Arc de triomphe.

Aujourd’hui âgé de 42 ans, celui qui dirige une société d’import-export en région parisienne soutient que le dossier abritait «cinq pages de papier à en-tête libyen, avec l’aigle et les bordures vertes». Une référence directe à une fantomatique note des services secrets de Kadhafi, datée de 2006, affirmant que le régime de Tripoli avait donné son feu vert pour verser «50 millions d’euros» au candidat de l’UMP. Au JDD toujours, Ladib se dit «formel» quand il affirme que «l’un de ces documents est celui qui a été publié après par Mediapart (…)», le 28 avril 2012, à une semaine du second tour de l’élection présidentielle. «Ziad Takieddine est totalement étranger à notre enquête ayant abouti à l’obtention de cette note, récupérée auprès des meilleures sources libyennes», a rétorqué Mediapart.

Toujours à propos de la chemise cartonnée, El-Mahfoud Ladib, lui, dit que «la cinquième feuille était vierge». Ce qui peut, selon le JDD, «accréditer la thèse d’une falsification réalisée à partir d’un lot de papier officiel authentique». Pour conforter son propos, l’hebdomadaire cite un second témoin qui, sous couvert d’anonymat, raconte lui aussi avoir vu dans la chemise bordeaux la note des services libyens dont il aurait d’emblée eu la conviction qu’il s’agissait «d’un faux», exhortant alors Ladib de «s’éloigner au plus vite». Mais ce dernier est resté et, poursuit le JDD, il aurait «surpris Takieddine en train de brûler le dossier ainsi qu’une vingtaine de documents».«Quand il a vu qu’on l’observait, il a été furieux et nous a chassés», affirme Ladib qui raconte que la victoire de François Hollande aurait fait exulter son ex-patron: «Il hurlait qu’il avait gagné, il se vantait d’avoir tué Sarkozy.»

En dépit d’invraisemblances chronologiques dans le dossier, Nicolas Sarkozy a été mis en examen en mars 2018 pour «corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recels de détournement de fonds» libyens. C’est dans le cadre de ce dossier, où les accusations du fils de Kadhafi tout comme celles des anciens dignitaires du régime semblent pourtant sujettes à caution, que l’ex-locataire de l’Élysée avait été mis sur écoute. Et qu’il a notamment été inquiété dans l’affaire Bettencourt, avant d’être blanchi. Un dénouement qu’il espère identique pour le marécageux scandale libyen dans lequel il a été plongé. Dans Le Point, Nicolas Sarkozy assure: «L’issue ne fait pas de doute (…)», avant de confier: «Je suis serein car je suis bien placé pour savoir que, quand on est innocent, ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas avoir d’ennuis, mais c’est plus confortable que d’avoir quelque chose à se reprocher.»

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