Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 juillet 2019
« Biden, nous n’avons pas oublié les 3 millions de déportations »

L’une des plus grandes lignes d’attaque des Démocrates contre le président Trump est sa politique d’immigration, y compris la diffusion d’enfants « en cage » – même si ces photos datent de l’ère Obama, et qu’alors, aucune voix Démocrate, même dans les médias, n’a protesté.

Le vice-président n’a pas beaucoup d’arguments à défendre, pour battre Donald Trump à la course à la présidence. Alors il tente de se raccrocher à ses 8 ans avec Obama, ce dernier étant toujours très populaire – sauf auprès des militants pour les frontières ouvertes et l’immigration sauvage, dont la voix ultra-minoritaire est fortement amplifiée par les médias au point de donner à croire que c’est la première préoccupation des Américains – ça ne l’est pas.

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Alors que les médias sont vent debout contre les nouvelles descentes des agents d’immigration contre les immigrants illégaux entendus par la justice et devant être expulsés, il est maintenant devenu est clair que Biden n’a pas cette carte à jouer. Le surnom d’Obama, à la fin de sa présidence, était « déporteur en chef « , et il colle à la peau d’un Joe Biden qui refuse de s’en excuser.

Il est maintenant vertement critiqué pour les 3 millions – 2,9 millions plus précisément – d’illégaux expulsés durant les deux mandats d’Obama, comparé aux 700 000 seulement expulsés depuis que Trump est au pouvoir. (Quand Trump expulse les illégaux, toute la classe médiatique et politique hurle contre l’inhumanité, la monstruosité, le racisme et l’indifférence de Trump. Quand c’est Obama, on entend les mouches volées dans le silence)

Sur la photo en tête de cet article, et alors qu’il faisait campagne dans le New Hampshire en fin de semaine dernière, un groupe de militants de l’immigration l’a encerclé et exigé de lui des excuses pour les 3 millions de déportations qui ont eu lieu sous sa direction et celle du président Obama.

Biden commence à constater que son travail au sein de l’administration Obama ne lui rend pas de grands services, surtout si l’on considère que l’immigration sera l’un des enjeux des élections de 2020.

Un jeune homme lui a lancé :

Je veux que vous vous excusiez pour les 3 millions de déportations qui ont eu lieu pendant les années Obama, a-t-il dit à M. Biden.

Autour de lui, des dizaines de signes portant le même message. « Biden, on n’a pas oublié les 3 millions de déportations. »

Le manifestant voulait aussi savoir si l’ancien vice-président s’engagerait à arrêter toutes les déportations s’il devenait président.

« Non, » a dit Biden. « Pas toutes les déportations. »

Biden a ajouté :

les personnes qui commettent des crimes graves, et non des délits, devront être expulsées. Mais il a promis que sous son administration, il n’y aurait pas de séparations familiales.

Puis Shannon Jackson, une militante de 17 ans, a expliqué les frustrations qu’elle et d’autres manifestants éprouvaient à l’égard de M. Biden et de M. Obama dans une interview accordée à Politico. Et il est important de se demander pourquoi Politico a décidé de fragiliser Biden en sollicitant cette prise de position d’une extrémiste.

Le gouvernement Obama n’était pas du tout un grand ami de l’immigration », a expliqué Jackson.

Le but de la manifestation d’aujourd’hui était de rappeler sa responsabilité. Si M. Biden obtient la nomination ou devient président, nous voulons nous assurer qu’il ne répétera pas ce qui s’est passé sous l’administration Obama. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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