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Publié par Mireille Vallette le 19 juillet 2019

Que faire face à une immigration qui refuse la civilisation dans laquelle elle évolue ? En inventer une autre.

La démonstration la plus effroyable de «L’islamisation française de 1979 à 2019» (cf premier article), est la révision de l’histoire de France et de ses valeurs, révision assortie d’injures et de censures envers les résistants à ces manigances. Car chez ces gens-là M’sieur, on ne parle pas, on exécute !

Les révisionnistes vous ordonnent de célébrer la culture des autres et de battre votre coulpe pour ce qu’a fait la vôtre… Quitte à atteindre le sommet de l’absurde. Lorsqu’en 2005 en Seine-Saint-Denis, Chahrazad Belayni est aspergée d’essence et transformée en torche vivante par le Pakistanais qu’elle refuse d’épouser, la Ligue des droits de l’homme explique:

…l’horreur qu’inspirent de tels actes donne la mesure de la violence et de l’archaïsme des rapports de sexe dans lesquelles vit encore la société française.

Comment se faire accepter de « citoyens » soumis à une emprise religieuse agressive et en pleine croissance ? D’abord en diabolisant l’assimilation devenue synonyme de « racisme », au profit de l’intégration. Ensuite, assez rapidement, supprimer l’exigence d’intégration au profit du « multiculturalisme » ou « vivre ensemble ». Les laquais médiatiques ne cessent d’offrir des espaces à leurs propagateurs. Par exemple, le démoniaque « expert », invité depuis des décennies dans les médias, Michel Wieviorka pour qui, « le modèle français d’intégration est de plus en plus artificiel de moins en moins en phase sur les réalités identitaires, ethniques ou autres ».

Wieviorka et Khosrokhavar

Et d’abord, à quoi voudrait-on intégrer puisque, toujours selon Wieviorka, « le thème de la France, de la culture française… est tout à fait l’illustration de ce que l’on peut appeler un mythe… » Il dira aussi que cette culture française a pour fonction « lorsque d’autres cultures se manifestent », de « les broyer, les écraser, les laminer ». Le sociologue a son jumeau maléfique, Farhad Khosrokhavar, accueilli lui aussi depuis des âges dans les mêmes médias.

L’Éducation revoit ses fondements

L’Éducation nationale plonge tout entière dans ces eaux troubles. Les enseignants sont bombardés de documents pédagogiques qui les incitent à privilégier la richesse des cultures étrangères et à se méfier d’une culture française néfaste ou inexistante. Il leur est par exemple proposé de travailler sur le thème « Haro sur l’étranger » ou sur le film d’Yves Boisset « Dupont Lajoie » qui illustre le racisme ordinaire des Français.

Le Haut conseil à l’intégration dans son rapport 2000, souhaite qu’à tous les niveaux de l’éducation nationale on « travaille à familiariser, au sens propre du mot, nos compatriotes avec l’islam pour qu’il apparaisse comme une richesse plutôt que comme une menace ».

On encense un islam inventé pour hier et un islam rêvé pour aujourd’hui. D’hier, il faut abandonner tout ce qu’on croyait admis, dont les récits de nombreux chercheurs et voyageurs qui constataient sur le terrain la nature de l’islam : contraignant, guerrier, expansionniste. Ils évoquaient aussi ces règles régissant toute la vie quotidienne des musulmans ; et celles de ces femmes soumises et recluses, dont l’invisibilité les frappait. Lévi-Strauss relève en 1955 dans « Tristes tropiques » à propos de l’islam son « appétit destructeur de toutes les traditions antérieures ». Il tentera jusqu’à sa mort de mettre en garde contre la menace de cette religion en Occident.

Les contributions de Montesquieu, Condorcet, Tocqueville, Ernest Renan ou Bernanos, ces connaissances établies depuis des siècles sont devenues taboues, censurées pour islamophobie.

L’islam est exonéré de tout, y compris de l’esclavage, comme l’illustre la « Loi Taubira » de 2001. L’Occident se flagelle pour un crime qu’il a moins pratiqué en nombre et en durée que le monde musulman, et qu’il fut le premier à abolir. Fernand Braudel écrivait que « l’islam est la civilisation esclavagiste par excellence ».

Peu importe ! Les programmes scolaires et des programmes de recherche en histoire et en sciences humaines doivent accorder désormais à la traite négrière et à l’esclavage occidentaux « la place conséquente qu’ils méritent ». Programme appliqué à la lettre, hors un léger accroc : Olivier Grenouilleau publie en 2004 les résultats d’une recherche approfondie sur les traites négrières atlantique et arabo-musulmane, qui montrent que cette dernière a été plus dure, plus longue et plus cruelle que la première. Il est cloué au pilori par certains dont Christiane Taubira qui considère comme un « vrai problème » qu’il soit payé par l’éducation nationale et enseigne ce qu’elle appelle « ses thèses ».

Pour complaire aux nouveaux venus, réécrivons notre passé

Jacques Heers ancien élève de Fernand Braudel, fut l’un des derniers historiens du Moyen Âge à envisager que les croisades étaient aussi légitimes que la reconquête de l’Espagne contre l’occupant musulman. Pour d’autres, comme Alain Minc, les croisades sont « le début du colonialisme français », et pour Jean-Claude Guillebaud une « ratonnade» étalée sur quatre siècle ».

Les auteurs de notre ouvrage observent : « L’inversion consistant à transformer les croisades en crime chrétien ou en crime raciste légitime la haine professée par les islamistes contre les « croisés » parce que ces derniers symbolisent la première opposition à leur fulgurante avancée au nom d’Allah. »

Tarek Oubrou

Et l’on invente dans la foulée l’islam merveilleux d’Al-Andalous à propos duquel Jacques Ellul ironise : « Quel merveilleux empire civilisé on aurait eu si l’Europe avait été tout envahie ! » Il s’élève contre la réécriture de l’histoire en cours, contre l’inversion du savoir établi sur l’islam. L’imam Tarek Oubrou au contraire écrit en février 2005 que les jeunes musulmans « ne se reconnaissent pas dans une histoire de France qui omet huit siècles d’apports de la civilisation arabo-musulmane. »

Sylvain Gougenheim

Le bâillon de la liberté d’expression se resserre. Sylvain Gougenheim publie en 2008 un essai qui autopsie le mythe d’Al-Andalus, « Aristote au Mont Saint-Michel ». Les crocs de nombreux journalistes et intellectuels se plantent dans les mollets du chercheur.

Il n’est plus possible aujourd’hui de débattre de thèses qui contredisent la nouvelle doxa. Par exemple celles de l’historien René Grousset (mort en 1952) : « Les croisades constituèrent une inestimable diversion qui retarda de 350 ans l’invasion de l’Europe. Pendant ce temps, la civilisation occidentale acheva de se constituer et devint capable de recevoir l’héritage de l’hellénisme expirant. » Et à propos de la partie de l’Europe occupée durant quatre siècles et demi : «… toute pensée libre, tout progrès scientifique et intellectuel fut pour longtemps arrêté… Les institutions politiques ne purent s’élever au-dessus du plus primitif despotisme. Une partie de la population européenne se trouva retranchée de l’Europe. »

Charles Martel, du sauveur au « mythe fasciste »

Il a suffi de quelques années pour qu’une mémoire historique pluriséculaire soit perçue comme un blasphème islamophobe.

Histoire de l’islamisation

L’interdit est né à la vitesse de l’éclair : celui d’attribuer à Charles Martel le mérite d’avoir stoppé l’extension de l’islam en Europe. En 2013, Laurent Deutsch fait scandale en publiant « Hexagone ». Il reprend ce qu’écrivaient tous les historiens avant que ne s’impose la rééducation multiculturaliste, à savoir que les envahisseurs musulmans se battaient « Coran dans une main, cimeterre dans l’autre » et que ce « déferlement sarrasin » fut arrêté à côté de Poitiers par Charles Martel, grâce auquel l’extension de l’islam fut stoppée.

Nouveau déchainement. Deux des censeurs de Deutsch écrivent un nouvel ouvrage publié en 2015 qui discrédite le caractère de résistance à l’islam de Charles Martel. Pour Libération, l’ex-héros est même devenu le « mythe identitaire de l’extrême droite ».

Et puisque l’histoire a changé, le récit muséal, qui tend à raconter le « récit national », doit suivre. Le Musée national des arts et traditions populaires (MNATP) pouvait laisser croire qu’il existait une France, une histoire et un mode de vie avant la bienfaisante immigration. Un patrimoine et une hypothèse devenus hautement xénophobes et islamophobes.

En 1995, alors que le musée est déjà largement laissé de côté financièrement, Jacques Toubon demande deux avis sur son futur, dont celui de Michel Collardelle. Celui-ci préconise sa mutation en « Musée des Civilisations de la France »… Ce qui lui vaut sa nomination à la tête du musée.

En 2005, un décret transforme plus profondément encore le MNATP en Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Les collections du défunt musée des traditions populaires sont mises en caisse et la plupart ne réapparaîtront plus. Le nouveau musée, qui a aussi failli s’appeler « Musée des Passages », est inauguré en 2013 à Marseille. L’une de ses premières expositions temporaires est consacrée aux « Héritages arabo-islamiques dans l’Europe méditerranéenne ».

Quant au Musée national de l’histoire de l’immigration, il sera inauguré en 2014. Il s’agit de « faire émerger la diversité cachée derrière le mythe de la nation unitaire ». Encenser « la diversité pour donner à voir l’enrichissement culturel lié aux migrations et au brassage ». On finit par ne concevoir la France que comme une nation bâtie sans autre héritage que celui de l’immigration et reconnaître par exemple « les forces de ceux et celles qui ont traversé les frontières, et qui ont bien plus de solutions à proposer que nous n’en aurons jamais ».

Dissoudre la France

Il importe parallèlement de criminaliser l’attachement à la culture française avec l’aide attentionnée des nouveaux occupants. Marwan Muhammad, aujourd’hui président de Musulmans de France (ex.UOIF) : « Nous sommes nés ici et nous définissons l’identité française comme n’importe qui d’autre… l’islam est une religion française, le foulard fait partie des tenues françaises et Mohamed est un prénom français. »

Patrick Boucheron

Il ne reste qu’à proclamer la fin de l’histoire de la France. Patrick Boucheron, du Collège de France, s’en charge. Il publie en 2017 l’« Histoire mondiale de la France », un pavé qui fournit le nouveau manuel d’histoire officielle, dont Zemmour fera une recension sous le titre « Dissoudre la France en 800 pages ». Non seulement tout ce qui se réclame de la France d’hier doit inspirer la honte et l’autoflagellation, mais cette nation revendiquée n’est qu’illusion, le meilleur de ce qui se trouve sur ce territoire venant d’ailleurs… Les invasions barbares par exemple deviennent des « migrations germaniques ».

Ovations médiatiques !

Patrick Boucheron sera l’associé vedette de l’exposition « La Nation et ses fictions » organisée au Centre Pompidou début 2018.

Avec cette vision, résument les auteurs de « L’islamisation… », « il n’y a plus de France; il n’y en a d’ailleurs jamais eu; c’est l’Autre qui l’a faite et doit continuer à la peupler. »

Célébrer les mœurs de l’Autre jusqu’à l’obscénité

L’excision est largement pratiquée en France, mais nombre d’intellectuels et de chercheurs alertent sur les dangers de sa criminalisation. On lui trouve même des vertus. Par exemple le directeur au CNRS Raymond Verdier : « Dans la pensée africaine, l’excision est coupure, non mutilation. C’est une véritable école de maîtrise de soi et de spiritualité, l’initiation sexuelle traditionnelle. »

Et Tobie Nathan, qui deviendra une référence permanente de la grande presse : « Nombre de petites filles africaines qui vivent en France et ne sont pas excisées présentent de graves troubles (…) l’excision est en quelque sorte un mécanisme de prévention mentale, un bénéfice social extraordinaire que la société devrait d’urgence reconsidérer. » (1995)

Il sera désigné expert dans un procès pour excision, et 20 ans plus tard, en 2015, le ministère de l’intérieur lui commande un rapport sur les jeunes islamistes « radicalisés ».

Question mœurs religieuses et patriarcales, Kamel Daoud traite en 2016 dans Le Monde de « l’univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabe ou musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir »… « Ce rapport pathologique que certains pays du monde arabe entretiennent avec la femme fait irruption en Europe, aujourd’hui… » Libération, France Culture et une vingtaine d’intellectuels signent une tribune dans Le Monde où ils dénoncent l’« insupportable routine de la mission civilisatrice et de la supériorité des valeurs occidentales ».

C’est ainsi que les loups sont entrés dans l’Hexagone et l’attaquent sans relâche. Leurs crocs ont déjà eu raison d’une bonne partie de ce qui fut il y a seulement quelques décennies la France. Une France dépecée aussi par ceux-là même -les médias, les intellectuels, les antiracistes, les juges- qui devraient être les premiers à la défendre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

Premier article : Le roman affolant et captivant de l’islamisation française (1)

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