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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 23 juillet 2019

Claire Levenson sur Slate : « Une lobotomie améliorée pour traiter des troubles psychiatriques. La psychochirurgie est un domaine médical en pleine expansion. » Où l’on parle du traitement électrique pour des patients neuropsychotiques (???) au début du XXème siècle.

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Dans les années 1940 et 1950, les médecins tentaient de guérir les maladies mentales avec des lobotomies, un traitement qui consistait à couper des nerfs dans le lobe frontal du cerveau. 70 ans plus tard, des neurologues l’ont modernisé en utilisant des lasers, rapporte Wired. Depuis plusieurs années, la psychochirurgie est un domaine médical en pleine expansion et, aux États-Unis, des chirurgiens traitent des troubles obsessionnels compulsifs graves en faisant des lésions dans le cerveau. Les chirurgiens insèrent une sonde pour atteindre la zone cérébrale désirée et activent un laser pour détruire des parties de matière grise après avoir créé un plan du cerveau avec IRM et scanners.

Aux États-Unis, le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), dans une étude de 2012, a montré que, pour 69 % des patients, les symptômes s’amélioraient. Des recherches sont en train d’évaluer la méthode dans le traitement de la dépression. La stimulation cérébrale profonde par des électrodes dans le cerveau est efficace pour le traitement de la maladie de Parkinson et approuvée pour le traitement des TOC.

La méthode implique que les électrodes restent dans le cerveau où elles peuvent s’infecter. (!!!)

Aurore Lartigue sur Slate : « En France, chaque année, près de 70.000 électrochocs sont pratiqués en hôpital psychiatrique. Deux électrodes sont appliquées sur un côté du crâne. Six à quinze séances, à raison de deux ou trois par semaine, sont nécessaires pour soigner une dépression. Après la cure, pas question d’arrêter totalement les séances avec un traitement dit « de maintenance », avec des séances régulières car l’arrêt des ECT de maintenance peut entraîner un risque de rechute. Il faut alors tout recommencer. (!!!)

Plus de 70 ans après son invention, le traitement par électrochocs, symbole d’une psychiatrie et de techniques barbares, est toujours d’actualité. En 1999, voilà ce que disait la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR) : « Il est recensé 200.000 actes d’ECT par an en Grande-Bretagne, 100.000 aux États-Unis. En France, le nombre d’ECT serait proche de 70.000 par an. Ni la Haute autorité de Santé, ni la Caisse nationale d’assurance maladie ne sont en mesure d’évaluer la pratique« . Les électrochocs ont changé de nom. Comme pour gommer la barbarie du terme, on parle désormais d’électro-convulsivothérapie (ECT) ou de sismothérapie. Cette appellation est liée à l’idée que l’efficacité du traitement est due à « une secousse« .

En réalité, le but, c’est de provoquer une crise d’épilepsie. En observant les abattoirs de Rome, un psychiatre, Ugo Cerletti, a utilisé l’électricité en 1938 pour déclencher des crises d’épilepsie.

Il avait remarqué qu’avant d’égorger les porcs, les bouchers les rendaient inconscients grâce à « un courant électrique qui les faisait convulser« . (???)

Que se passe-t-il quand un patient reçoit un électrochoc ? On ne sait pas exactement comment cela fonctionne. Ce qu’on sait, c’est que les électrochocs améliorent la connectivité neuronale. (???)

Avec l’anesthésie générale, on (qui ?) gagne en confort.

Au début, les convulsions provoquaient de graves fractures. La curarisation qui paralyse les muscles empêche depuis ce genre de complication. (!!!) Le taux de mortalité estimé à 2 pour 100.000 séances d’ECT est comparable à celui lié à l’anesthésie générale. Désormais, on n’utilise plus les ECT pour soigner n’importe quoi. Les électrochocs sont prescrits pour traiter les dépressions graves de type mélancolique, certains cas de schizophrénie et la bipolarité lorsque le malade est dans une phase dépressive. Plus d’abus donc… (???)

Les médecins en faveur des électrochocs ont expliqué qu’il n’y avait pas de saignements dans le cerveau (???), que les électrochocs ne détruisaient pas les neurones. (???) Et même qu’ils renforcent les connexions. (???) Où sont les preuves ? Mais aujourd’hui, il faut pouvoir réhabiliter les ECT !

Malgré cela, la méthode est controversée. Principaux effets secondaires, les atteintes à la mémoire et les démences. Les effets sur la mémoire sont parfois très violents dans les périodes d’ECT intenses. Pour les médecins, les pertes de mémoire (des autres) sont un moindre mal ! La mémoire, c’est le fondement de l’être humain, le fondement de la vie psychique. Mais dans l’histoire de la psychiatrie (répressive), on a vu tellement de conduites barbares avec des arguments qui paraissaient valables ! (adapté librement de Aurore Lartigue)

Wikipédia : « Électro-convulsivothérapie. En 1938, Ugo Cerletti et Lucio Bini, aidés des expériences de leurs prédécesseurs, observèrent l’attitude des porcs qui, avant d’être tués, sont « électrisés afin d’être plus calmes durant la séance« . Cerletti et Bini expérimentent cette technique sur des chiens (entre 1930 et 1938) puis sur des hommes. Ils reprirent l’idée du choc (au Cardiazol) en le remplaçant par le choc électrique.

« C’est en 1938 que l’équipe italienne appliqua le premier électrochoc à un patient schizophrène ayant des hallucinations et confusions sans son accord et dans un contexte de désaccords dans l’équipe soignante. Après le premier essai, le malade a dit : « Pas de second essai. C’est mortel ! » mais la série fut quand-même administrée. Les résultats sont peu concluants et incertains dans le traitement des psychoses, mais positifs dans le traitement des dépressions sévères. Malgré ses côtés brutaux, désagréables, l’électrochoc donnait des résultats avec « l’impression que la psychiatrie sortait de son sentiment de fatalité quant à l’efficacité de ses traitements« . (Avec l’espoir plus qu’illusoire d’être acceptée comme une soi-disant neuroscience !)

Clément Guillet sur Slate : « La psychochirurgie ne s’est pas arrêtée au pic à glace. De la très barbare lobotomie aux techniques de stimulation cérébrale, la médecine cherche depuis les années 1930 à traiter les maladies mentales en (découpant) notre cerveau avec ce geste d’un autre temps qu’est la lobotomie.

« D’un point de vue médical, la lobotomie est une opération neurochirurgicale consistant à déconnecter le lobe préfrontal du reste du cerveau « en sectionnant les neurones« . Freeman popularisa une technique qui passait par l’orbite au-dessus de l’œil : la lobotomie trans-orbitaire. Si elle apparaît aujourd’hui comme l’une des pires monstruosités de la médecine, la procédure était à l’époque présentée comme un progrès ». (???)

Les pires controverses de l’histoire du prix Nobel évoquent le « Nobel de la honte » d’Egas Moniz, reçu en 1949, considéré comme un précurseur, inventeur de la lobotomie en 1935 : la lobotomie était la tentative de traiter des patients psychotiques cantonnés à l’isolement (et des psychiatres cantonnés à l’échec).

On l’a justifiée par la fin attendue de l’internement à vie, de l’hébétude du bromure, des thérapies de choc, les comas par hypoglycémie, les cures de Sakel, des crises d’épilepsie provoquées par un médicament, le Cardiazol… La psychochirurgie pour soigner des troubles mentaux, appelée abusivement la chirurgie de l’âme, résume la volonté de justifier et de cacher toutes les monstruosités de la psychiatrie punitive.

« Qu’a-t-on d’autre à proposer à tous ces malades gravement atteints ?

« La lobotomie permet de « calmer les états d’agitation » psychotique. C’est pourquoi en médecine, si une technique semble fonctionner et s’il n’existe aucune alternative thérapeutique, elle est utilisée à outrance !

« De nombreux enfants jugés simplement trop agités subissent l’opération ! Un problème majeur apparaît vite : les séquelles de la lobotomie sont parfois terribles et irréversibles. Des critiques sont émises contre une technique jugée trop grossière qui entraîne des répercussions neuropsychologiques graves avec une altération de la personnalité : indifférence, puérilité du malade et baisse dramatique du QI : le syndrome post-lobotomie est particulièrement invalidant. On remplace des psychoses par des déficiences mentales, s’alarme alors le Dr Hoffman, psychiatre en chef du service des anciens combattants aux États-Unis. L’une des personnes lobotomisées parmi les plus célèbres est Rosemary Kennedy, la sœur aînée de JFK.

Opérée à 23 ans par le Dr Freeman pour des troubles du comportement, elle passa le reste de sa vie en institution. Le Dr Freeman continua à réaliser l’opération jusqu’en 1967, date à laquelle une patiente qu’il lobotomisait pour la troisième fois décéda des suites d’une hémorragie intracrânienne. Le Dr Freeman fut alors interdit d’exercice et la technique progressivement interdite dans la plupart des États américains.

L’histoire de la psychochirurgie aurait pu s’arrêter là. Il faut dire qu’outre ses dérives, la lobotomie touchait au tabou d’une approche anatomique de la psychologie. Pourtant, la discipline a fait retour dans les années 1980-1990 avec la stimulation cérébrale profonde. La méthode consiste à implanter dans le cerveau une électrode envoyant une stimulation électrique de faible intensité. Son indication s’étend aujourd’hui à certains troubles psychiatriques comme les TOC, et pourquoi pas, aux dépressions résistantes.

Aux États-Unis, des lobotomies sont parfois pratiquées pour les TOC résistants aux traitements après repérage par IRM. De même, l’électro-convulsivothérapie, connue sous le nom d’électrochocs, condamnée un temps pour son utilisation abusive, connaît un retour en grâce. Pratiquée dans de bonnes conditions et pour de bonnes raisons, elle donne des résultats, notamment dans les cas de dépressions résistantes.

En devenant plus précise et plus éthique (???), la psychochirurgie aurait de beaux jours devant elle. « L’avenir dans ce domaine s’annonce enthousiasmant pour (qui ?) les malades », note le Dr Marc Lévêque.

« Encore faudra-t-il rester vigilant, pour ne pas sombrer dans les dérives de la psychochirurgie (???) de la première génération. » (Trop beau pour être vrai !) (Clément Guillet)

Moralité : On risque d’utiliser la psychochirurgie pour soigner tout et n’importe quoi avec les apprentis-sorciers adeptes de la chirurgie du cerveau. De même, on ne peut sous-estimer la force de la psychochirurgie qui repose, au-delà de la mode, sur la profondeur du besoin de fonder la spécificité de la neuropsychiatrie !

Les adeptes de la neuropsychiatrie veulent faire en sorte que l’approche psychiatrique spécialisée dans les psychothérapies puisse être assimilée abusivement à une banale spécialité biologique et médicale.

Robert Castel : « La gestion des risques : Ou bien la psychiatrie adopte des technologies médicales ou importées des sciences exactes, chimiothérapies, lobotomies, sismothérapies, etc. et alors son originalité par rapport à la médecine ne tient qu’à sa moindre rigueur scientifique et au caractère aléatoire de ses résultats.

Elle n’est donc pas une médecine comme une autre, parce qu’elle est moins une médecine qu’une autre. Ou bien alors la psychiatrie est une discipline qui a une spécificité positive qui (doit) se fonder sur une approche psychothérapeutique rigoureuse. » (approche systémique et/ou relation psychanalytique).

Moralité : On risque d’utiliser la psychochirurgie pour soigner tout et n’importe quoi avec les apprentis-sorciers adeptes de la chirurgie du cerveau. On ne saurait donc sous-estimer la force de la psychochirurgie qui repose, au-delà de la mode, sur la profondeur du besoin de fonder la spécificité de la neuropsychiatrie en faisant en sorte que l’approche psychiatrique soit assimilée abusivement à une discipline sous-médicale.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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