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Publié par Gilles William Goldnadel le 29 juillet 2019

L’avocat Gilles-William Goldnadel analyse le traitement médiatique des leaders populistes qui empêche selon lui, de comprendre les causes profondes de ce mouvement.

Le succès du populisme s’explique par la manière dont les médias dominants défigurent ses leaders.

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Rien ne peut mieux expliquer la montée du populisme que la colère du peuple. Rien ne peut mieux expliquer la colère du peuple que le sentiment d’injustice que celui suit ressent, confusément ou clairement, au regard de l’actualité et de son traitement. Le succès du populisme a également peu à voir avec la figure souvent caricaturale de ses leaders mais tout avec la manière dont les médias dominants les défigurent. Quelques exemples puisés dans l’actualité immédiate vont suivre pour expliquer l’exaspération populaire en gestation de populisme.

Donald Trump est le plus caricaturé des leaders populistes. La dernière campagne dont il a fait les frais, alimentée par la presse démocrate, est la manière caricaturale, maladroite et excessive avec laquelle il a traité des femmes parlementaires fraîchement américanisées. Entre autres amabilités, le président peroxydé les a invitées à retourner d’où elles venaient. C’est dans ce contexte que l’Obs a cru devoir titrer: «Donald Trump crache de nouveau son venin sexiste sur une élue démocrate».

Le problème, c’est que l’hebdomadaire, à l’instar de l’ensemble de la presse convenue, se garde bien d’expliquer les causes de l’ire présidentielle. Cependant, le petit peuple les connaît pour les avoir apprises de manière souterraine, puisqu’il est désormais difficile de pouvoir tout cacher.

En l’espèce, la colère trumpienne à l’égard de la parlementaire Ilhan Omar, d’origine somalienne, a pour prétexte ses nombreuses déclarations que la presse antiraciste aurait dû morigéner si elle avait été honnête. C’est ainsi, puisées dans son florilège, qu’après avoir mis en question la loyauté des juifs américains, Madame Omar, que l’on ne voit jamais en cheveux, a cru bon de déclarer: « Puisse Allah éveiller les gens sur ce démon Israël ! ». Plus récemment encore, et dans l’indifférence de l’antiracisme de gauche institutionnel, la parlementaire a souhaité voir les Américains « plus précautionneux à l’égard des blancs en raison des méfaits qu’ils commettent ». Force est également de constater que les parlementaires démocrates ont réagi à ces déclarations ouvertement racistes au mieux avec une admonestation paternaliste, au pire avec une indulgence extrême.

Dans le même temps, les succès remportés par Trump sur le front de l’immigration : assistance mexicaine renforcée, accord avec le Guatemala, budgétisation du mur accordée par la Cour Suprême, étaient traités avec une bien plus grande discrétion. Si le peuple ne dit rien, il le voit bien.

Le peuple a compris qu’on ne traite pas de la même manière un homme de droite patriote et progressiste orienté.

En Europe, Boris Johnson était largement diabolo-trumpisé avant même d’être intronisé. La presse ne voyait pas de problème à faire son miel des ragots de voisinage donnant force détails sur ces querelles de ménage. Le Monde n’hésitait pas à titrer sur la versatilité et l’opportunisme du personnage.

Pourtant, la même semaine, Jérémy Corbyn et son parti travailliste étaient à la peine pour prouver que le problème d’antisémitisme, qu’ils ne niaient plus au sein du Labour, était en passe de résolution. Le Board des députés juifs britanniques ne partageait pas cet avis optimiste. Les journaux de Londres s’en faisaient largement l’écho. Mais insuffisamment pour que le bruit atteigne les rivages de Calais. Pas de quoi sans doute émouvoir le bourgeois, mais le peuple a compris qu’on ne traite pas de la même manière un homme de droite patriote et pro-occidental et un prétendu progressiste très orienté.

Dernier exemple en date : la décision préfectorale d’interdire aux supporteurs israéliens de circuler librement dans les rues de Strasbourg lors d’un match opposant le Maccabi Haïfa au Strasbourg Football Club. Interdiction également d’arborer des drapeaux étoilés. On craignait sans doute à juste titre des violences émanant d’antisémites islamistes. L’accueil triomphal fait récemment à Erdogan a montré les Frères musulmans nombreux dans la région. Il n’empêche, à quelques jours des manifestations pro- algériennes soi-disant festives mais souvent violentes et intempestives, où bannières et étendards algériens flottaient à tous les vents, la décision a été mal prise bien au-delà des cercles pro- israéliens parce que trop bien comprise : au lieu d’écarter racailles et hooligans, c’était les futures proies qui n’avaient pas droit de cité et restaient cantonnées.

Devant la levée de boucliers, la mesure fut rapportée mais trop tard : le peuple avait saisi la portée du symbole.

Le monde politique et médiatique est bien médiocre boulanger : ce sont des mesures et omissions de cette méchante farine qui donne son pain au populisme.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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