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Publié par Magali Marc le 7 août 2019
Image d’illustration

Un rapport du Center for Immigration Studies datant de novembre 2018 montre que des terroristes islamiques affiliés à al-Shabaab, à al-Ittihad al-Islamiya, au Hezbollah, aux Talibans pakistanais, à ISIS, à Harkat-ul-Jihad-al-Islami du Bangladesh, et aux Tigres tamouls, réussissent à s’infiltrer aux États Unis en passant par la frontière américano-mexicaine.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Raymond Ibrahim*, paru sur le site du Gatestone Institute, le 1er août.

Le terrorisme du Moyen-Orient arrive aux États-Unis par la frontière mexicaine

Un combattant de l’État islamique capturé récemment a raconté comment, dans un effort pour terroriser l’Amérique sur son propre sol, le groupe terroriste islamique s’est engagé à exploiter la frontière poreuse entre les États-Unis et le Mexique, notamment avec l’aide des sympathisants d’ISIS vivant aux États-Unis.

« Quoi que l’on pense de la rhétorique du président Donald Trump au sujet de la frontière américano-mexicaine et de ses nombreuses affirmations selon lesquelles elle est vulnérable aux terroristes, on peut dire, qu’apparemment, ISIS pense la même chose », écrivent Anne Speckhard et Ardian Shajkovc du Centre international non partisan d’étude de l’extrémisme violent (ICSVE).
En mai, Abu Henricki, un citoyen canadien d’origine trinidadienne, a déclaré aux chercheurs du ICSVE qu’ISIS avait cherché à le recruter, lui et d’autres personnes, pour traverser la frontière américano-mexicaine par des routes partant de divers endroits en Amérique centrale.

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« Le projet émanait d’un homme du New Jersey », a avoué Henricki. « J’allais prendre le bateau de Porto Rico au Mexique. Il [le résident de N.J.] allait me faire entrer clandestinement….. Ils[ISIS] voulaient utiliser ces gens [sympathisants vivant aux États-Unis] parce qu’ils venaient de ces régions ».
D’autres Trinidadiens, a-t-il dit, ont également été approchés pour «faire la même chose».

« Notre intention n’est pas d’appuyer un programme politique », a déclaré le ICSVE. « Nous ne voulons pas que cela soit utilisé pour semer la peur…. Cela dit, il serait erroné – et préjudiciable à notre sécurité – de carrément minimiser les menaces terroristes potentielles émanant de nos frontières, tout comme l’administration Bush a écarté les avertissements initiaux concernant les complots d’Al-Qaïda, ce qui a eu pour conséquence que des citoyens américains ont fini par subir les attaques du 11 septembre 2001 ».

L’idée que des terroristes islamiques peuvent s’infiltrer par la frontière sud des États-Unis n’est pas hypothétique. C’est déjà arrivé.

En 2017, par exemple, Abdulahi Hasan Sharif, originaire de Somalie, a lancé ce que la police d’Edmonton, au Canada, a appelé une attaque terroriste. Sharif a poignardé un policier et, intentionnellement, il semble que son véhicule ait percuté quatre piétons. Sharif avait un drapeau d’ISIS dans son véhicule. Il est entré aux États-Unis en traversant illégalement la frontière américano-mexicaine.

En outre, selon un rapport de novembre 2018 du Center for Immigration Studies :

  • « Depuis 2001, 15 terroristes présumés ont été appréhendés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, ou en route vers ce pays, sur la seule base de rapports publics.
  • Les 15 migrants associés au terrorisme qui se sont rendus à la frontière sud des États-Unis, représentent probablement un sous-dénombrement important, puisque la plupart des renseignements sur ces personnes qui franchissent la frontière se trouvent dans des archives gouvernementales et des bases de données du renseignement classifiées ou protégées.
  • Les affiliations comprenaient al-Shabaab, al-Ittihad al-Islamiya, le Hezbollah, les talibans pakistanais, ISIS, Harkat-ul-Jihad-al-Islami Bangladesh, et les Tigres tamouls.
  • Au moins cinq d’entre eux ont été poursuivis pour des crimes devant les tribunaux nord-américains. Un migrant fait actuellement l’objet de poursuites au Canada pour plusieurs tentatives de meurtre. Aux États-Unis, l’un d’entre eux a été poursuivi pour avoir menti au FBI au sujet de son implication dans le terrorisme, l’autre pour fraude en matière d’asile, le troisième pour avoir fourni un soutien matériel à une organisation terroriste et le troisième pour entrée illégale, fausses déclarations et passeports endommagés.»

L’Europe offre un compte rendu similaire. Comme l’indique le rapport de 2018 sur la Stratégie nationale antiterroriste des États-Unis d’Amérique :

« ISIS a fait preuve d’innovation et de détermination dans sa poursuite des attentats en Occident. Le groupe a exploité les faiblesses de la sécurité des frontières européennes de manière très efficace en tirant parti de la crise des migrants pour envoyer des militants dans la région. Par exemple, deux des auteurs des attentats d’ISIS de 2015 à Paris, en France, [qui ont tué plus de 130 personnes] ont infiltré le pays en se faisant passer pour des migrants.
La frontière américano-mexicaine est si séduisante que bien avant l’arrivée d’ISIS, d’autres terroristes islamiques la voyaient comme une porte d’entrée potentielle pour le trafic d’anthrax en Amérique afin de tuer 330 000 Américains – et y opéraient

Les exemples sont nombreux. En 2011, des fonctionnaires fédéraux ont annoncé que des agents du FBI et de la DEA (Drug Enforcement Administration) avaient interrompu un complot visant à commettre un « acte terroriste important aux États-Unis », par des terroristes liés à l’Iran et ayant des racines au Mexique. Des mois plus tôt, une cellule djihadiste au Mexique avait été trouvée avec 100 fusils d’assaut M-16, 100 fusils AR-15, 2 500 grenades à main, des explosifs C4 et des munitions antichar.

Il s’est avéré que les armes avaient été introduites clandestinement par des musulmans d’Irak. Selon le rapport, « des préoccupations évidentes sont apparues concernant la présence du Hezbollah au Mexique et ses liens possibles avec les organisations mexicaines de trafic de drogue (DTO) opérant le long de la frontière américano-mexicaine ».

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On aurait pu s’attendre à de telles «préoccupations», si l’on considère qu’un an plus tôt, il avait été signalé que:

« Les autorités mexicaines ont mis à jour un réseau du Hezbollah en construction à Tijuana… plus proche de foyers américains que les cachettes terroristes dans la vallée de la Bekaa ne le sont d’Israël. Son objectif, selon un journal koweïtien qui a rendu compte de l’enquête : frapper des cibles en Israël et en Occident. Au fil des ans, le Hezbollah, riche en pétrole iranien et en narco-dollars, a généré des revenus en s’alliant à des cartels mexicains pour faire entrer clandestinement de la drogue et des gens aux États-Unis ».

Dès 2006, « les autorités mexicaines ont enquêté sur les activités du Murabitun [une organisation missionnaire musulmane du nom d’un groupe djihadiste historique qui a terrorisé l’Espagne au XIe siècle] en raison d’allégations d’immigration et d’usages abusifs de visas impliquant des membres européens du groupe et des radicaux potentiels, dont Al-Qaeda ». L’idée que des groupes terroristes islamiques opèrent au Mexique et surveillent – et exploitent – la frontière poreuse entre les États-Unis et le Mexique n’a rien d’hypothétique; c’est, malheureusement, une réalité.
Au moins 15 terroristes, bien qu’il soit probable qu’un plus grand nombre d’entre eux aient déjà été capturés après avoir franchi la frontière depuis 2001, ont été appréhendés. Un terroriste présumé, partisan d’ISIS, qui a traversé la frontière, a lancé une attaque terroriste au Canada qui a failli tuer cinq personnes.

La seule question qui reste est de savoir combien d’autres preuves et combien d’autres attentats – et quelle plus grande sévérité – sont nécessaires avant que ce problème ne soit réglé ?

*Raymond Ibrahim est un Judith Friedman Rosen Fellow au Middle East Forum.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Middle East Forum

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