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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 14 août 2019

Suite des éléments de réponse à Louis Morin : « En vous lisant je n’arrive pas à comprendre pourquoi factuellement le GIEC est-il le fabricant subventionné du mythe réchauffiste moderne » Peut-être parce que cet article se contente d’affirmer la chose sans preuve ? Norma : « Vous ne contredisez pas par des faits (le style conditionnel des conjectures de) Jean Jouzel. Vos commentaires, entre parenthèse tels que « Il ne sait pas » ne sont pas des arguments. J’attends que vous le contredisiez factuellement. À défaut, votre discours n’est qu’une profession de foi, comme l’est celui du GIEC… » Lire Marcel Leroux, professeur de Climatologie à l’université Jean Moulin. Il dirige le Laboratoire de climatologie, risques, environnement (CNRS-UMR 5600).

FUSION N°95 – MARS – AVRIL 2003 : 2. « Effet de serre, modèles informatiques et réchauffement ».

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« Les indications des climats passés. L’étude de la paléoclimatologie […] donne une idée de l’ampleur des futurs changements […]. » (Cf. UNEPWMO, 2002, sh. 8.) Cette assertion, censée fonder le changement climatique sur le long terme, permet de poser le problème de la relation entre les GES (gaz à effet de serre) et la température : est-ce une covariation ou une corrélation physique ? Quand l’accroissement des GES est-il une cause et quand est-il une conséquence ? Que signifie à l’échelle paléo-climatique (comme à l’échelle saisonnière) la covariation plus ou moins étroite entre le CO2 et la température ?

Le carottage de Vostock dans les glaces antarctiques montre « le parallélisme des variations de la température de l’air et de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre ». (Masson-Delmotte, Chappellaz, 2002.) En déduire que le passé et le futur sont directement comparables représente l’attrape-nigaud idéal !

Mais quel est le « non-climatologue », et a fortiori le citoyen de base, « qui connaît Milankovitch » ?

La covariation des paramètres (deutérium, CO2, CH4, Ca, etc., et la température correspondante déduite) au cours de plus de 400 000 ans résulte d’un « forçage » externe à la Terre elle-même : quatre cycles principaux révèlent l’influence de « l’excentricité de l’orbite terrestre » (cycle de 100 000 ans), tandis qu’à l’intérieur de chaque grand cycle glaciaire-interglaciaire, les variations plus brèves sont conjointement associées à la variation de l’inclinaison de l’axe des pôles et à la précession des équinoxes, paramètres orbitaux du rayonnement « précisément démontrés par Milankovitch » (1924). Tous les paramètres covarient (et sont statistiquement corrélés), mais l’évolution de la température à cette échelle de temps ne dépend pas des GES, dont les taux dépendent au contraire (plus ou moins directement) de la température.

Par conséquent, en dépit des résultats remarquables des analyses des carottages de glace pour la connaissance des climats passés, la référence systématique aux paléo-environnements (plus précisément ici à la « chimie isotopique ») n’a aucun sens dans le débat. Et d’autant moins de sens que les théories météorologiques conventionnelles utilisées par les modèles ne proposent pas de schéma de circulation générale valable à cette échelle paléo-climatique (cf. Leroux, 1993, 1996).

« Les indications fournies par les modèles informatiques. » Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la température. C’est devenu un postulat indiscutable ! (cf. UNEP-WMO, 2002, sh. 7).

Les modélisateurs ont imposé le concept d’évolution « globale » du climat, le globe étant censé évoluer dans son ensemble, dans le même sens (réchauffement), avec toutefois des intensités différentes en fonction des latitudes. Les modèles, fondés sur le rayonnement, peuvent-ils prévoir autre chose qu’un réchauffement ?

Le Treut (1997) a écrit à ce sujet : « Des modèles toujours plus nombreux et sophistiqués indiquent sans exception un accroissement de la température », l’unanimité de la réponse étant considérée comme une preuve de la capacité des modèles à prévoir le futur. Mais au-delà de la sophistication des calculs, le résultat revient au bout du compte à appliquer une simple règle de trois, entre 1) le taux de CO2 actuel, 2) le taux futur supposé et 3) la température correspondante. C’est « élémentaire » et l’unanimité des modèles jugée comme un « fait remarquable » (Le Treut, 2001) relève de la pure lapalissade, car la réponse ne peut être que positive.

A-t-on besoin des modèles (compte tenu de leurs imperfections) pour parvenir à ce résultat ?

L’argumentation est très fragmentaire : le bilan radiatif (à l’exception des variations à long terme) permet seulement de comprendre pourquoi les hautes latitudes sont plus froides que les Tropiques, et de prévoir que l’hiver sera plus froid que l’été ! Les variations de la température d’un jour à l’autre, et d’une année à l’autre (et les moyennes et anomalies résultantes) dépendent, comme les variations du temps, des modifications d’intensité des circulations méridiennes : schématiquement, le flux de nord apporte du froid et le flux de sud du chaud (d’autres paramètres comme la nébulosité, l’humidité, les précipitations, la vitesse du vent, etc., participant conjointement à cette détermination). Ces échanges méridiens concernent évidemment des régions différentes et les évolutions thermiques ne peuvent pas être uniformes.

Une température moyenne n’a donc qu’une valeur très limitée si ce n’est aucune si elle est établie à l’échelle « globale » (mais peut-il réellement exister un climat global ?). La position exprimée par le GIEC (1996) est révélatrice de cette incohérence : « Les valeurs régionales des températures « pourraient » être sensiblement différentes de la « moyenne globale » mais il n’est pas possible de déterminer avec précision ces fluctuations« .

Cela signifierait que la valeur moyenne serait connue avant les valeurs locales et/ou régionales qui permettent d’établir cette moyenne ! Curieuse façon de calculer une moyenne ! En outre, est-il exact de dire comme le GIEC qu’il « n’est pas possible de déterminer » les évolutions régionales, alors qu’il suffit simplement de les observer ? Est-ce parce que les modèles ne savent pas restituer ces différences de comportement ?

Comment le pourraient-ils puisque, soulignons-le encore, ils ne disposent pas de schéma cohérent de la circulation générale ?

Évolution globale ou évolutions régionales ? Les évolutions climatiques sont régionales. Litynski (2000) a comparé les normales de température des périodes 1931-1960 et 1961-1990 publiées par l’OMM (1971 et 1996). La première période correspond plus ou moins à l’optimum climatique contemporain et la seconde contient la plus forte hausse présumée de la température. La comparaison est donc éloquente.

Elle montre de manière évidente qu’il « n’y a pas de réchauffement planétaire pendant la période 1961-1990« . Néanmoins, on observe, à l’échelle régionale, des refroidissements et des réchauffements.

Dans l’hémisphère nord, la baisse de température est de l’ordre de – 0,40 °C en Amérique du Nord, –0,35 °C en Europe du Nord, – 0,70 °C dans le nord de l’Asie, jusqu’à – 1,1°C dans la vallée du Nil.

D’autres régions se réchauffent, comme l’ouest de l’Amérique du Nord (de l’Alaska à la Californie), ou bien l’Ukraine et le sud de la Russie. Les modèles n’ont jamais ni prévu ni révélé ces disparités régionales, et ils sont toujours incapables de les expliquer comme de les prévoir. Quelle est la tendance représentative, celle des régions à la hausse ou celle des régions à la baisse ? Une moyenne hémisphérique, et a fortiori globale, de la température reconstituée à partir des observations, faite d’évolutions contraires, n’a qu’une valeur statistique, comptable, mais elle n’a, c’est l’évidence même, qu’une signification limitée, voire aucune signification climatique du tout. Selon le GIEC, la température moyenne a augmenté de 0,6 °C (± 0,2 °C) au cours de la période 1860-2000, période d’un siècle et demi qui, il convient de le souligner, a englobé la révolution industrielle. Pour fixer les idées, précisons que cette valeur, à l’échelle moyenne annuelle ici considérée, représente la différence de température entre Nice et Marseille, de 14,8 °C à 14,2 °C (selon les normales 1931-1960), ou entre Marseille et Perpignan, de 14,5 °C à 15,1 °C (selon les normales 1961-1990).

Quel extraordinaire bouleversement ! Soyons sérieux et restons au ras du bons sens et des réalités : comparée à la période 1860- 2000, une fourchette de prédiction selon le GIEC de 2 à 6°C (ou 1,4 à 5,8 °C, avec une marge d’incertitude de 1 à 3,5°C) à l’échéance de 2100 a-t-elle une quelconque signification ?

« Relation réelle entre CO2 et température« . La relation entre les variations du taux de CO2 et la courbe globale séculaire « reconstituée » des températures (citée ci-dessus) n’est pas linéaire. Entre 1918 et 1940 s’est produit un fort réchauffement, du même ordre de grandeur que celui des dernières décennies, mais le taux de CO2 n’a alors progressé que de 7ppm (de 301 à 308). De 1940 à 1970, la hausse du CO2 a été de 18 ppm (de 308 à 326) mais la température ne s’est pas élevée, au contraire, la littérature des années 70 annonçait alors le retour d’un « petit âge de glace » (certains « scientifiques » prévoyaient un refroidissement dont certains sont devenus d’aussi fervents partisans du réchauffement !). Seule la hausse (présumée) de température de la fin du siècle à partir des années 80 coïncide avec une hausse du taux de CO2 (plus de 22 ppm).

Cette élévation des dernières décennies, supérieure à 0,3 °C, n’est pas confirmée par l’observation satellitaire, par les satellites NOAA de janvier 1979 à janvier 2000 (Daly, 2000 ; Singer, 2002) qui ne détectent aucune évolution marquante. Des critiques ont été faites par les tenants du « global warming » contre la validité de ces mesures par satellite (il est vrai qu’elles sont « gênantes »), notamment sur la capacité des satellites à rendre compte de l’évolution de la température de surface. Pourtant, ces mesures mettent en évidence les cycles solaires (n° 22 et 23), et le refroidissement en 1992 lié à l’éruption du Pinatubo. En conséquence, elles apparaissent ainsi difficilement discutables. Le scénario (GES) gaz à effet de serre, et la relation entre le CO2 et la température, ne résume pas l’évolution thermique : d’autres facteurs interviennent dans cette évolution.

Ces facteurs sont nombreux (Leroux, 1996), mais ils ne sont pas pris en compte par les modèles du GIEC. (à suivre… pour des lectures de vacances studieuses ! )

(N. B. La suite sur la compétence du GIEC à vérifier les projections des modèles : « 2. effet de serre, modèles et réchauffement » est attendue dans un article à venir. (Marcel Leroux est professeur de Climatologie à l’université Jean Moulin. Il dirige le Laboratoire de climatologie, risques, environnement (CNRS-UMR 5600).

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