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Publié par Abbé Alain Arbez le 14 août 2019

C’est au 4ème siècle que s’est produit un tournant décisif dans l’histoire du christianisme, avec des conséquences considérables pour la vie chrétienne et l’unité de l’Eglise. C’est le concile de Nicée, en 325, qui a produit un credo, une charte de la foi élaborée par un concile oecuménique, en réponse au danger d’éclatement qui menaçait la chrétienté entière.

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Après de longues périodes d’hostilité et de cruelle persécution, il  y eut une rupture dans la politique romaine envers les chrétiens. En 313, deux empereurs romains, Constantin, empereur d’Occident, et Licinius, empereur d’Orient, promulguèrent l’édit de Milan, une promotion inédite de la tolérance religieuse, qui allait permettre à l’Eglise chrétienne d’avoir une existence officielle reconnue dans l’empire, aux côtés des autres religions traditionnelles.

Ainsi, une église catholique allait pouvoir ouvrir ses portes aux côtés d’un temple d’Apollon ou à proximité d’un sanctuaire de la déesse Isis. Le texte de l’édit le formule d’ailleurs ainsi : « moi Constantin Auguste et moi Licinius Auguste, avons cru devoir arrêter ce qui concerne le respect de la divinité pour accorder aux chrétiens et A TOUS le libre pouvoir de suivre la religion de leur choix… »

Mais en 321, Arius, un prêtre catholique lybien formé à Antioche développait une théologie dissidente qui donnait naissance à un courant schismatique : l’arianisme. L’hérésiarque déclare : « les essences du Père, du Fils et du St Esprit sont séparées par nature, étrangères, disjointes, sans contact ni communication. Ainsi le Fils n’a rien à voir avec le Père. Le Fils n’a rien de commun avec le Père, et il n’est pas la vraie puissance de Dieu ».

Ces propositions hétérodoxes lui valurent l’excommunication de la part de l’évêque Alexandre, puissant évêque égyptien qui écrivit à son clergé : « Vous avez souscrit aux lettres que j’ai adressées à Arius et aux siens, les invitant à renier l’impiété et à s’attacher à la foi saine et catholique. Vous avez tous manifesté votre bonne résolution et votre attachement aux dogmes de l’Eglise catholique ».

L’empereur d’Orient Licinius était en sympathie avec les thèses d’Arius, bien que marié à la sœur de Constantin de tendance adverse. Il décida de convoquer un concile à Nicée pour mettre en valeur les positions ariennes. Mais le conflit entre les deux empereurs s’aggrava et se solda finalement par la victoire de Constantin, convaincu de l’orthodoxie chrétienne. Ce dernier reprit l’idée d’un concile et il convoqua à Nicée 300 évêques, dans le but de clarifier officiellement la controverse religieuse qui mettait également en danger la paix civile.

L’enjeu théologique du concile de Nicée était le suivant : il fallait dégager une position claire et officielle à partir des deux tendances contradictoires qui s’affrontaient et dont l’issue pouvait confirmer ou infirmer la divinité de Jésus Christ.

1ère option : Jésus Christ est un être d’une perfection morale incomparable, intermédiaire entre Dieu et les hommes, miroir humain de la perfection divine, mais simplement homme et pas plus.

2ème option : dans sa nature même, Jésus Christ est Dieu, créateur du ciel et de la terre, envoyé à l’humanité par la volonté du Père céleste qui a donné son Fils unique pour le salut du monde.

Pour dénoncer le point de vue arien, le concile s’appuyait sur les textes du nouveau testament affirmant que le Verbe vient de Dieu. Ce à quoi les ariens répondaient en s’appuyant sur les écrits de Paul estimant que tout ce qui existe vient de Dieu. Mais également sur un passage d’évangile où Jésus dit : « le Père qui m’a envoyé est plus grand que moi ». Ou encore : « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ! ».

Un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie protestait en ces termes : « Jamais nous n’avons entendu parler de deux inengendrés ! mais d’un seul inengendré, puis d’un autre, étranger à toute participation à la nature inengendrée… »

C’est pour cette raison qu’Athanase d’Alexandrie, grand adversaire de cette doctrine refusa catégoriquement de réintégrer plus tard Arius, malgré diverses demandes pressantes. Les évêques ariens furent donc désavoués et condamnés à l’issue de ce concile qui s’était donné pour objectif pastoral d’expliciter l’union de l’humanité et de la divinité présente en Jésus Christ.

Le nouveau testament affirme : Jésus est le Fils de Dieu. Les Grecs essaient de préciser avec leurs outils conceptuels ce qui signifie une telle expression issue du judaïsme. Dans leurs écoles de pensée, la réflexion commune se basait sur l’idée qu’il ne peut y avoir qu’un seul Dieu suprême. La philosophie platonicienne (5ème siècle avant JC) sera reprise par Plotin au 3ème siècle après JC pour schématiser trois grands principes du monde : l’Un ou le Bien, sommet divin de l’univers, puis le Verbe ou l’intelligence (Logos) émanant du premier, et enfin, l’âme du monde, (Psychè), issue du second.

Cette conception hellénistique allait influencer la perception du mystère de la révélation judéo-chrétienne, puisque le Verbe était commun à cette philosophie et à la Trinité. Le nouveau testament tenait à défendre l’unicité de Dieu héritée du judaïsme, et confortait l’idée que le Dieu suprême était le Père, inengendré. Mais la révélation de Jésus proclamé Fils supposait qu’il reçût son existence d’un autre, le Père, et que de ce fait il ait été engendré. D’où la réticence de certains à estimer que Jésus puisse être Dieu dans le même sens que le Père.

Or les débats du concile considérèrent que si Jésus n’est pas Fils de Dieu, il ne nous communiquerait rien de Dieu. Athanase s’écriait : Arius m’a volé mon sauveur ! Il fut donc admis que le Fils reçoit la nature même du Père, la seule supériorité du Père étant qu’il engendre le Fils ; mais la relation d’amour entre le Père et le Fils – identifiée à l’Esprit – entraîne l’égalité du Père et du Fils.

Le terme grec utilisé fut « homoousios », consusbstantiel : l’être du Fils rejoint l’être du Père, créateur de vie. La catégorie d’être du Fils est donc identique à celle du Père qui lui a donné visage humain. Dans le même registre, le Christ johannique déclare : « Tout ce qui est à toi est à moi, tout ce qui est à moi est à toi ».

Par son autorité, le concile oecuménique édictait ainsi un dogme qui serait confirmé à Constantinople en 381, dans le but de pacifier les esprits et de faire face aux tentatives de dissolution du noyau dur de la foi reçue des apôtres. Cette charte constitutive promulguée par l’Eglise catholique reçut le nom de « symbole de Nicée ».

Sa formulation concernant la relation du Père et du Fils est la suivante :

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles. Il est Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. »

Cependant, l’arianisme revint en force par l’intermédiaire des Barbares semer le trouble en Occident où il survécut jusqu’au 7ème siècle. Lorsque Clovis appelé à devenir roi des Francs décida de se convertir au christianisme, les territoires ariens étaient encore puissants en Europe, et son intérêt, politiquement parlant, eût été de devenir arien. Mais le charisme de son épouse Clotilde, princesse burgonde de Genève, l’amena à choisir le catholicisme, ce qui donna une orientation toute différente à l’avenir du royaume de France.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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