Publié par Gaia - Dreuz le 15 août 2019

Source : Bfmtv

Alors qu’encore plus de 200 services d’urgence sont toujours en grève, la situation de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) inquiète le personnel médical qui demande des mesures et surtout de l’aide immédiate.

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L’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, est au bord de l’implosion. 80 médecins ont adressé une lettre à l’ARS, l’Agence régionale de santé, pour demander plus de moyens et la création d’une « zone médicale prioritaire ».

Manque d’effectifs en psychiatrie, ruptures de stock de la pharmacie, pannes de scanner et d’IRM… Le personnel médical de l’hôpital Robert-Ballanger s’alarme de la situation « très inquiétante » de son établissement, dans un courrier daté du 14 juillet.

Selon eux « ces difficultés ne font que s’aggraver depuis quelques années, de plus en plus rapidement depuis quelques mois, démotivent les équipes médicales et paramédicales, et mettent en péril les malades ».

« On est de plus en plus oppressés »

L’un des médecins signataire témoigne ce mardi au micro de RMC pour tirer la sonnette d’alarme face à des conditions de travail chaque jour plus difficiles. Cette lettre, que Guy Berraïche, chef du service de gastro-entérologie, a signé n’a pas hésité à signer.

« Ce qui a fait déborder le vase c’est qu’on est de plus en plus oppressés. Ils se retrouvent à 11 aux urgences au lieu de 24, 26. On se retrouve aussi avec des pénuries de cartouches d’encre, de choses qui paraissent banales et qui ne nous permettent pas de travailler avec sérénité. »

Les 80 médecins signataires attendent des mesures concrètes, mais surtout adaptées à leur hôpital. 

« Il faut qu’on reclasse les hôpitaux différemment et qu’on puisse un jour nous dire, comme dans l’Education nationale, qu’on est en zone prioritaire de soins ».

« Si on me fait craquer peut-être je partirai dans le privé en gagnant plus d’argent et en faisant moins de travail »

Car le ras-le-bol est généralisé à tous les services, et les médecins quittent leurs postes, épuisés par le milieu hospitalier.

« Aidez-nous, on n’en peut plus, avant qu’on ne se retrouve avec encore des démissions de médecins hospitaliers. Nous on est attachés à la médecine hospitalière. Moi ça fait 27 ans que je suis hospitalier et je veux pas partir dans le privé. Maintenant si on me fait craquer peut-être que je partirais dans le privé en gagnant plus d’argent et en faisant moins de travail. »

L’Agence régionale de santé de son côté affirme que cet établissement a reçu plus de 30 millions d’euros d’aides depuis 2016. Elle précise aussi que les représentants de l’hôpital seront reçus début septembre.

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