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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 août 2019

Le désespoir que vous allez percevoir dans le camp Démocrate, je l’ai lu – sans être trop surpris – dans le New York Times du jour qui traînait sur une table au café. Les médias, trop occupés à insulter Trump, ne vous le diront pas.

Pas besoin d’être expert pour comprendre que le parti Démocrate, et les électeurs Démocrates en général, sont inquiets. De plus en plus d’entre eux entrevoient l’effet des délires gauchistes de leurs candidats sur l’Américain moyen qui ne vit pas à New York ou San Francisco, et surtout, sur les indépendants.

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Ainsi, le navire amiral médiatique de la gauche – le NYT – publie ce cri d’alarme à peine déguisé :

Elizabeth Warren !

La sénatrice Elizabeth Warren a mis sur pied l’organisation de campagne électorale la plus formidable de tous les candidats Démocrates à la présidence. Elle a recueilli la somme impressionnante de 25 millions de dollars sans organiser des campagnes de financement de grande envergure, et elle progresse régulièrement dans les sondages de l’Iowa et du New Hampshire.

Peu de candidats inspirent autant d’enthousiasme qu’elle parmi les électeurs de son parti, depuis les milliers de personnes qui ont assisté à son discours à la foire de l’Iowa le week-end dernier jusqu’aux partisans de cette ville de l’ouest de l’Iowa qui récitent ses slogans, portent ses pins et se disent impressionnés par son intelligence et ses idées libérales.

Oui mais…

Pourtant, peu de candidats suscitent autant d’inquiétude chez les électeurs que Mme Warren.

Alors même qu’elle démontre pourquoi elle est l’une des principales candidates à l’investiture du parti, Mme Warren est confrontée à des questions et à des doutes persistants quant à sa capacité à vaincre le président Trump lors des élections générales.

Les préoccupations, y compris celles de ses admirateurs, reflètent le débat intelligence contre émotion qui façonne un combat de plus en plus âpre chez les Démocrates sur la signification de son éligibilité, et sur sa capacité à dominer Trump.

Voilà où se trouve le nœud du problème…

  • Joe Biden est déjà loin dans le cœur des Démocrates. Il accumule les gaffes, déçoit durant les débats, passe son temps à s’excuser pour son passé de politicien modéré à une époque où le parti Démocrate était encore modéré, et renie ses valeurs pour s’adapter aux activistes qui aujourd’hui dictent au parti sa ligne dure.
  • Bernie Sanders, tout le monde sait bien que personne n’élira un socialiste – les gens ne sont pas assez idiots pour ça.
  • Reste Warren, qui remonte dans les sondages. Mais combien de temps pourrait-elle tenir face à Trump avant de partir en vrille, lors d’un débat public…

Un proverbe dit qu’il ne faut jamais sous-estimer son ennemi. Un proverbe juif dit qu’il ne faut jamais le surestimer.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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