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Publié par Magali Marc le 23 août 2019

L’économie sous le président Donald Trump est toujours en plein essor. Mais tandis que les Démocrates appellent de leurs vœux une récession économique afin de battre Trump en 2020, certains analystes regardent avec plus de circonspection ce qui risque de se produire: la réélection de Trump.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Victor Davis Hanson, paru le 22 août sur le site de Townhall.


Quelles sont les les chances que Trump soit défait en 2020 ?

Quels sont les facteurs qui conduisent généralement à la réélection ou à la destitution des présidents en exercice ?

Certainement, l’économie est ce qui compte le plus.

1. Les récessions, ou du moins le pessimisme économique chronique, font sombrer les présidents sortants

  • Les présidents Jimmy Carter et George H.W. Bush ont été critiqués pour une croissance anémique, un taux de chômage élevé et un sentiment de stagnation – et ont été facilement battus.
  • La crise financière de 2008 a probablement mis fin à toute chance pour John McCain de continuer les huit années du mandat républicain.
  • Barack Obama a fait campagne en utilisant l’idée que le président sortant George W. Bush était à blâmer pour cette crise et que McCain, son successeur républicain potentiel, serait encore pire.
  • Ronald Reagan, auparavant impopulaire, a combattu la récession pendant trois ans. Cependant, il a remporté une victoire écrasante en 1984 seulement après que le produit intérieur brut ait soudainement décollé à un rythme annuel de plus de 7 p. 100 avant l’élection.

L’économie sous le président Donald Trump est toujours en plein essor. Mais ses adversaires ici et à l’étranger comptent sur une récession pour le faire dérailler.

Ils espèrent que la période favorable ne durera pas éternellement ou que la guerre commerciale de Trump contre la Chine fera fuir les investisseurs et les gens d’affaires. Ou peut-être que des déficits annuels massifs et une dette ahurissante finiront par rattraper un gouvernement insouciant sur le plan financier.

La Chine fera tout ce qu’elle peut pour provoquer un ralentissement économique aux États-Unis avant novembre 2020 dans l’espoir d’obtenir un meilleur accord de la part d’un président Démocrate.

2. Les guerres impopulaires sont tout aussi mortelles pour les présidents sortants

  • Le Vietnam a mis fin à toute chance pour Lyndon Johnson de se faire réélire.
  • Le conflit en Irak a coulé le deuxième mandat de George W. Bush et lui a presque coûté sa réélection de 2004.
  • Le fiasco de Benghazi, l’effondrement de l’Irak et la montée d’ISIS pendant le premier mandat d’Obama ont fait de 2012 une élection beaucoup plus serrée que prévu.

Jusqu’à présent, Trump a pris soin d’éviter les conflits, la remise sur pied de nations et même les soi-disant « actions policières ». La Corée du Nord et l’Iran ne le savent que trop bien. Il est donc probable qu’ils essaieront de pousser à bout le président en espérant qu’il fasse marche arrière par crainte d’une défaite en 2020, ou que sa position implacable fasse place à l’attitude plus accommodante d’un président démocrate.

3. Les scandales peuvent aussi ruiner les candidatures à la réélection et les deuxièmes mandats présidentiels.

  • Le deuxième mandat de Richard Nixon a été abrégé par le Watergate.
  • Un Bill Clinton quasi-destitué a eu de la chance que l’épisode de Monica Lewinsky se soit produit après sa réélection.
  • Si le scandale Iran-Contra avait été mis au jour en 1984 au lieu de 1986, Reagan n’aurait peut-être pas été réélu avec une victoire écrasante.

L’enquête Mueller de 22 mois sur la « collusion » et l’« obstruction » s’est révélée être un échec cuisant. Il en a été de même des efforts en série de la part des Démocrates afin d’écourter le premier mandat de Trump.

Au cours des 14 prochains mois, nous pourrions assister à un tout autre cycle de nouvelles au cours duquel les principaux accusateurs de Trump – John Brennan, James Clapper, James Comey et Andrew McCabe – seront cités pour conduite inappropriée ou même illégale dans leurs efforts visant à miner la campagne, la transition et la présidence Trump.

Les élections ne sont pas des concours de popularité. Si c’était le cas, Trump pourrait perdre facilement, étant donné que sa cote d’approbation est constamment inférieure à 50 pour cent. Il s’agit plutôt d’un choix entre de bons et de meilleurs candidats – ou de mauvais et de pires – candidats.

Jusqu’à présent, les débats des candidats démocrates ont été un bienfait pour Trump.

Les meneurs semblent presque désorientés et font la promotion de politiques qui ne sont pas, selon les sondages, soutenues par une majorité d’Américains. Ceux qui semblent modérés et centristes s’effacent ou, dans le cas de Joe Biden, font face à des problèmes de compétence, de cohérence et d’âge.

Ensuite, il reste les événements qu’on ne peut prévoir.

Tout peut arriver avant novembre 2020 : un ouragan, un candidat républicain cherchant à obtenir la nomination du GOP pour contrer Trump.
Trump, notre premier président sans expérience militaire ou politique préalable, demeure un candidat imprévisible. Il semble déterminé à répondre aux attaques sans retenue par le biais de ses répliques implacables sur Twitter, dont certaines détournent de lui les électeurs des banlieues et les indécis.

Pourtant, aucun expert n’a encore déterminé si les tempêtes de Trump sur Twitter sont la clé de la relance de sa base dans les États pivots qui pourrait, en fait, lui permettre de remporter une autre victoire au Collège électoral sans remporter le vote populaire, ou si elles lasseront les électeurs qui n’ont pas encore fait leur choix.

Enfin, les candidats sont bien obligés de faire campagne. Certains, comme la supposée gagnante assurée, Hillary Clinton en 2016, la font moins bien que d’autres.

Trump aura beaucoup plus d’argent cette fois. Et il va maintenant agir comme un vétéran accompli.

Il aura 74 ans en 2020. Mais son énergie quasi animale demeure la même. Certains de ses adversaires potentiels – Biden, Bernie Sanders et Elizabeth Warren – ont plus de 70 ans et semblent plus âgés que Trump.

Si l’on additionne tous ces facteurs, un Trump actuellement impopulaire (sic**) sera probablement encore plus difficile à battre que ses détracteurs médiatiques confiants et ses critiques progressistes enragées ne peuvent l’imaginer.

** D’après le dernier sondage Rasmussen, 48 % des électeurs américains probables approuvent la performance du président Trump, ce qui dépasse le taux d’approbation de Barack Obama (42%) un an avant sa réélection en 2012.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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