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Publié par Magali Marc le 26 août 2019

Tandis que le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, débarque au Sommet du G7, à Biarritz, et que Macron prétend qu’il s’est mis d’accord avec Donald Trump sur « … une décision d’action qui permet de réconcilier un peu les positions » concernant l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, Trump nie avoir eu toute discussion à ce sujet avec le président français.

Pendant ce temps, on apprend qu’Israël a mené samedi des frappes aériennes au sud-est de Damas qui visaient des agents de la Force Al-Qods, des milices chiites et des drones.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’analyse de Seth Frantzman (paru le 24 août sur son site)

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Le contexte régional de la frappe aérienne du 24 août sur le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) et les milices et drones chiites

Samedi soir (le 24 août), Israël a pris pour cible une zone située au sud-est de Damas dans le cadre d’une frappe qui visait des agents de la Force Al-Qods iranienne (une unité d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique), des milices chiites et des drones.

Ces trois éléments sont essentiels à la stratégie de l’Iran dans la région et à sa menace contre Israël et les autres alliés des Américains. La technologie des drones iraniens a été utilisée par les rebelles Houthi au Yémen contre l’Arabie saoudite, par exemple, et les milices chiites ont été accusées de harceler les forces américaines en Irak.

Les frappes aériennes de samedi soir s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes dans la région, entre l’Iran et les États-Unis, ainsi que de récentes attaques aériennes présumées en Irak contre les milices chiites ou ce qu’on appelle les Forces de mobilisation populaire (FMP). Ces milices ont été formées en 2014 pour combattre ISIS, mais elles ont de plus en plus pris une forme plus proche de celle du Hezbollah au Liban, mais avec encore plus de force.

En Irak, les FMP ont été incorporées en tant que force de sécurité officielle irakienne en janvier 2018. Il s’agit notamment de nombreux paramilitaires dont les commandants sont souvent liés au Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran.

Le CGRI iranien a été désigné organisation terroriste par les États-Unis en avril. D’autres milices qui composent les FPM, telles que Kata’ib Hezbollah, Harakat Hezbollah al-Nujaba et Asaib Ahl al Haq ont aussi été désignées comme étant des organisations terroristes dans le passé. Ces groupes sont liés aux ambitions régionales de l’Iran et à la Force Al-Qods du CGRI. Ils ont commencé à s’installer en Syrie pour aider à lutter contre ISIS en 2017 et en 2018, une base de Kata’ib Hezbollah a été frappée lors d’une mystérieuse attaque aérienne en Syrie près de la frontière irakienne.

Il est devenu clair en juin 2018, lorsque cette base a été frappée, que ces milices faisaient partie d’un groupe plus large de forces soutenues par l’Iran qui pourraient être utilisées contre Israël. Par exemple, en novembre 2017, Jonathan Spyer a écrit dans le Jerusalem Post que l’Iran mettait la dernière main à un «pont terrestre» allant de Téhéran au Golan en passant par l’Irak.
En décembre 2017, le dirigeant d’Asaib Ahl al-Haq, Qais Khazali, s’est rendu dans le sud du Liban et a observé et menacé Israël. Les milices se sont renforcées à mesure que la guerre d’ISIS a pris fin en 2017 et que le régime syrien a commencé à consolider ses acquis à l’été 2018.

Au moment même où les milices chiites, tant en Irak qu’en Syrie, prenaient de l’ampleur, les drones iraniens menaçaient aussi Israël. L’un d’eux a pénétré dans l’espace aérien israélien en février 2018. En août 2017, l’ancien commandant des forces aériennes, Amir Eshel, a déclaré qu’Israël avait frappé la Syrie plus de 100 fois en cinq ans. Ce nombre est passé à plus de 1 000 frappes aériennes en janvier 2019 lorsque l’ancien chef d’état-major, Gadi Eisenkot, a déclaré qu’Israël avait frappé des milliers de cibles iraniennes.

En mai 2018, des forces soutenues par l’Iran en Syrie ont tiré une salve de roquettes sur Israël. C’était l’une des rares répliques aux frappes aériennes israéliennes.

Plus récemment, en juin 2019, une frappe aérienne a frappé Tel al-Hara, une colline qui domine le Golan depuis la Syrie. Les médias syriens ont accusé Israël d’une autre attaque aérienne près du Golan à la fin juillet de cette année. La Syrie a également accusé Israël d’autres frappes près de Damas les 1er juillet, 19 mai, 7 et 21 janvier 2019, 1er et 25 décembre 2018 et 1er décembre 2017.

Les frappes aériennes du 24 août s’inscrivent donc dans un contexte de tensions croissantes dans toute la région, du Yémen à l’Irak. Cela inclut également les tensions dans le golfe Persique, où le Royaume-Uni a déclaré qu’il envoyait un nouveau navire de guerre cette semaine.

En outre, les États-Unis et l’Iran intensifient leur rhétorique. Certains paramilitaires chiites soutenus par l’Iran ont condamné les États-Unis pour les frappes aériennes en Irak, et certains appellent les forces américaines à partir.

L’Iran se vante ouvertement de dominer le golfe Persique, comme l’ont révélé aujourd’hui les informations sur le site de nouvelles iranien Tasnim. Les drones iraniens sont maintenant plus avancés et les alliés iraniens au Yémen montrent une nouvelle défense aérienne, affirmant qu’ils ont abattu un drone américain et des drones saoudiens.

L’Iran a également déclaré ce weekend qu’il avait tiré un nouveau missile et dévoilé une nouvelle technologie de défense aérienne. L’Iran affirme que ses nouveaux missiles et sa nouvelle défense aérienne et même une nouvelle unité de drones du CGRI font partie d’une nouvelle doctrine de dissuasion du CGRI.

La principale préoccupation de l’Iran est de savoir où déclencher cette dissuasion dans la zone d’influence qu’il contrôle maintenant à travers l’Irak jusqu’en Syrie, au Liban et au Yémen.

Selon les affirmations américaines, le CGRI aurait saboté six navires dans le golfe d’Oman, et aurait également utilisé des agents intermédiaires pour tirer des roquettes et des mortiers près de l’ambassade des États-Unis à Bagdad en mai et à proximité de trois bases américaines en juin 2019. Le CGRI aurait aussi abattu un drone américain et saisi un navire britannique.

L’Iran affirme que c’est en représailles, arguant que le drone américain survolait son espace aérien en juin et que le Royaume-Uni a saisi son pétrolier à Gibraltar en juillet.

Sur des milliers de kilomètres de points chauds potentiels, des drones, des milices et d’autres ressources de l’Iran sont déployés dans tout le Moyen-Orient. Les frappes aériennes du 24 août ont touché l’une de ces ressources, selon l’armée israélienne, mais le contexte demeure régional.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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