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Publié par Guy Millière le 10 septembre 2019

L’Union Européenne se trouve présentée souvent comme une instance portant au plus haut les valeurs des droits de l’homme et de la démocratie.

Pour ce qui concerne les droits de l’homme, elle ne cesse de pratiquer l’apaisement vis-à-vis du terrorisme islamique, et va parfois, lorsqu’il s’agit du terrorisme “palestinien” jusqu’à le financer.

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Pour ce qui concerne la démocratie, elle est porteuse d’une défiance qui vient peu à peu asphyxier la démocratie pour la remplacer par une dictature technocratique à penchants totalitaires inavoués.

Les peuples européens sont invités à voter pour élire des députés à un parlement européen sans pouvoir, tandis que les décisions qui comptent sont prises par des commissaires non élus censés exécuter les ordres venus du Conseil européen, constitué des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunissent derrière des portes closes, et qui suivent une ligne directrice tracée il y a plusieurs décennies, définie comme devant conduire à un “avenir radieux”.

J’ai déjà souligné la pertinence des analyses de l’ancien dissident Vladimir Boukovski, qui a comparé la construction européenne à la construction du socialisme en Union Soviétique, et prédit que les résultats en Europe seraient les mêmes qu’en Union Soviétique. J’ai traité du sujet dans un livre appelé Comment meurt une civilisation, publié il y a dix mois et toujours disponible.

Les tenants du pouvoir au sein de l’Union Européenne acceptent que les peuples européens, outre les inutiles élections à l’inutile parlement européen, votent pour des consultations référendaires qui concernent la construction européenne, mais à la condition que la réponse soit celle qu’ils ont décrétée à l’avance.

Quand la réponse est différente, cela signifie à leurs yeux que le peuple consulté s’est trompé. Dès lors, ils considèrent que le peuple qui s’est trompé doit voter à nouveau (une deuxième, voire une troisième fois) jusqu’à ce qu’il vote comme il aurait dû voter la première fois. Ils peuvent aussi demander au gouvernement du pays concerné et à ses élus de ne tenir aucun compte de l’avis du peuple consulté. Deux fois (au Danemark en 1992-93, en Irlande en 2001-2002) des peuples ont dû revoter et ont fini par voter comme il faut. Deux fois, en France et aux Pays-Bas, en 2005-2007, le gouvernement et les élus n’ont tenu aucun compte de l’avis du peuple.

Dans le cas du Brexit au Royaume-Uni, le peuple britannique est considéré par les tenants du pouvoir au sein de l’Union Européenne comme s’étant trompé il y a trois ans en votant en faveur du Brexit (sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne). Des pressions incessantes ont été exercées depuis par l’Union Européenne pour qu’un nouveau référendum soit organisé et que le peuple britannique vote enfin correctement. Pour s’assurer que les Britanniques soient appelés à voter à nouveau, et votent comme il faut une prochaine fois, des relais ont été actionnés au Royaume-Uni (appelés les Remainers) pour faire peur aux électeurs et leur dire que s’ils quittent l’Union Européenne un noir et immense châtiment les attend qui pourrait signifier la ruine et le chaos pour le pays. Le gouvernement de Theresa May, mandaté par le parti conservateur pour respecter la volonté du peuple et pour mener à bien le Brexit, n’a pas organisé de nouveau référendum, mais a néanmoins cédé aux pressions de l’Union Européenne, et accepté les conditions dégradantes posées par cette dernière, conditions qui auraient réduit le Brexit à un simulacre, puisque si la Chambre des communes avait accepté les conditions en question, le Royaume-Uni aurait été condamné, pour pouvoir continuer à commercer avec les pays de l’Union Européenne, à subir tous les diktats de celle-ci. Theresa May a vu son acceptation des conditions exigées par l’Union Européenne rejetée trois fois par la Chambre des communes. Le parti conservateur, apparaissant ainsi très faible et en train de trahir ses engagements, a été massivement rejeté par les Britanniques lors des élections européennes du mois de mai, et, pour éviter de disparaitre, a remplacé Theresa May par Boris Johnson, qui a dit, lui, qu’il ne céderait rien, respecterait la volonté du peuple et mènerait le Brexit à son terme, sans fléchir. 

Il a promis en ce cadre que le Royaume-Uni sortirait de l’Union Européenne le 31 octobre, comme cela est prévu depuis les lendemains du référendum. Aussitôt, les relais trouvés au sein de la Chambre des communes pour faire peur aux Britanniques et sensibles aux pressions exercées par l’Union Européenne ont montré qu’ils étaient prêts à bloquer Boris Johnson.

Celui-ci a décidé de suspendre la Chambre des Communes, comme la loi britannique l’y autorise, ce jusqu’à quinze jours avant le 31 octobre.

Avant que la suspension ait lieu, les relais trouvés au sein de la Chambre des communes (relais qui, il faut le préciser, ne sont hors de cela d’accord sur rien) ont réuni des majorités contre Boris Johnson à trois reprises et leur vote signifie que le Brexit est censé désormais ne pas pouvoir se produire sans un accord aux conditions posées par l’Union Européenne (conditions pourtant rejetées par la Chambre des communes au temps de Theresa May), que faute d’accord, un délai supplémentaire sera demandé à l’Union Européenne, censé faire que le Brexit ne pourra avoir lieu que, au mieux, trois mois après le 31 octobre, et que des élections anticipées ne pourront avoir lieu à la mi-octobre, comme l’avait envisagé un instant Boris Johnson pour sortir de ce qui prenait des allures d’impasse. La majorité conservatrice à la Chambre des communes tenait à une seule voix, et un élu opportuniste a quitté les conservateurs pour rejoindre un groupe hostile au Brexit, ce qui fait que Boris Johnson n’a plus de majorité.

La situation est absurde. Sans majorité Boris Johnson ne peut décider quoi que ce soit et ne peut gouverner. Même s’il démissionne, des élections sont censées ne pas pouvoir avoir lieu, et la Chambre des communes refusera sa démission. Il refuse (à juste titre, car cela le réduirait à être un clone de Theresa May et achèverait de détruire le parti conservateur) d’accepter les conditions posées par l’Union Européenne et de demander un délai supplémentaire. Le blocage semble complet. 

Une possibilité est que Boris Johnson demande à la Chambre des Communes de voter la confiance à son gouvernement : le résultat serait une défaite pour Boris Johnson, qui ne recevrait pas un vote de confiance, devrait démissionner (il ne serait, la, plus possible à la Chambre des communes de refuser sa démission), et se trouver remplacé par un autre gouvernement qui, s’il n’obtient pas la confiance, ne pourrait être formé, ce qui conduirait obligatoirement à de nouvelles élections qui permettraient sans doute, au vu des sondages, à Boris Johnson et à un parti conservateur renouvelé (les vingt et un relais “conservateurs” trouvés au sein de la Chambre des communes ont été exclus du parti) de l’emporter. On verra vite si Boris Johnson choisit cette issue.  Cette issue est appuyée par le parti Brexit, créé par Nigel Farage avant les élections européennes du mois de mai, et qui est devenu à l’époque le premier parti britannique.  

Les faits sont là en tout cas : a) les Britanniques ont voté il y a trois ans pour quitter l’Union Européenne, et leur vote n’a toujours pas été respecté. Ils se sont “trompés” aux yeux des tenants du pouvoir au sein de l’Union Européenne. b)  plutôt que respecter la décision des Britanniques, l’Union Européenne ne cesse de les menacer s’ils persévèrent. Les Britanniques refusent majoritairement le fonctionnement dictatorial de l’Union Européenne et veulent retrouver leur souveraineté: l’Union Européenne ne tente pas de leur faire de meilleures propositions, mais menace de les punir s’ils ne baissent pas la tête c) les relais de l’Union Européenne au sein de la Chambre des communes violent la volonté du peuple britannique (et leur mandat d’élus s’ils sont du parti conservateur) et provoquent au sein de la Chambre des communes une crise sans précédents, d) les sondages montrent que si des élections ont lieu et si Boris Johnson conduit un parti conservateur promettant de mener effectivement le Brexit a bien, allié au parti Brexit de Nigel Farage, il l’emportera, ce qui explique pourquoi les relais susdits font tout pour que les élections n’aient pas lieu, et pour contraindre Boris Johnson à demander un délai et à se soumettre aux conditions posées par l’Union Européenne.

Le peuple britannique s’est rebellé. Boris Johnson a montré qu’il écoutait le peuple. Les tenants du pouvoir au sein de l’Union Européenne, une fois de plus, montrent leur mépris et leur aversion pour un peuple européen, et montrent qu’ils sont prêts à écraser la volonté d’un peuple qui n’obéit pas.

Les dictatures à penchants totalitaires se conduisent ainsi.

Par la faute de l’Union Européenne, le Royaume-Uni se trouve plongé dans la crise la plus grave qu’il ait connu depuis la guerre civile qui a ravagé le pays au dix-septième siècle. L’Union Européenne, entre autres mesures punitives, menace même de rétablir une frontière entre l’Irlande du Nord et le reste de l’Irlande (backstop) et de ressusciter ainsi un conflit en Irlande.

Dans un autre pays d’Europe, les tenants du pouvoir au sein de l’Union Européenne entendent montrer à un peuple qui n’obéit pas que ce peuple n’est plus souverain, et qu’il a des maitres qui siègent à Bruxelles. Ce pays est l’Italie.  Matteo Salvini est l’homme politique le plus populaire d’Italie aujourd’hui, car il a osé, en tant que Ministre de l’intérieur, s’opposer à la submersion du pays par une immigration incontrôlée. Il a démissionné pour provoquer des élections anticipées et en finir avec les tensions croissantes qui l’opposaient au Mouvement Cinq Etoiles avec lequel il gouvernait. Si ces élections avaient lieu aujourd’hui, son parti, la Ligue, gagnerait haut la main. Pour éviter cela, les tenants du pouvoir au sein de l’Union Européenne ont poussé le parti de gauche italien soumis à Bruxelles et dirigé par Matteo Renzi, le “Parti démocrate”, à s’allier au Mouvement Cinq Etoiles. Le Parti démocrate a été très nettement rejeté par les Italiens aux dernières élections, précisément parce qu’il était soumis à Bruxelles et imposait au pays des conditions inacceptables et la submersion migratoire. Le mouvement Cinq Etoiles, lui, a été porté par un vote protestataire de gauche contre tout ce qu’incarne le Parti démocrate, et il est présentement en perdition parce qu’il est réticent face à ce qu’a fait Salvini depuis quatorze mois. Aux fins d’éviter la chute, le Mouvement Cinq Etoiles s’allie au Parti démocrate qu’il n’a cessé de combattre. Donc : un parti rejeté et un parti en perdition s’allient sous pression de Bruxelles pour que des élections n’aient pas lieu. Et l’invasion migratoire dont les Italiens ne veulent pas va pouvoir reprendre. On peut difficilement se moquer davantage du peuple italien. Pour écarter Matteo Salvini, et pour écraser la volonté d’un peuple qui n’obéit pas, l’Union Européenne est prête à tout.

La dictature européenne montre son visage sordide et insupportable d’une manière de plus en plus nette.

Un soulèvement plus vaste des peuples européens arrêtera-t-il la dictature européenne avant qu’il ne soit trop tard. Est-il déjà trop tard ?   

Je l’ai déjà dit. Je dois le répéter. La mort des civilisations européennes semble en marche.

Quand des sursauts se dessinent, ils sont écrasés.

La dictature européenne hait les peuples qui prétendent rester souverains. Elle déteste les peuples qui sont attachés à la démocratie et à leur propre civilisation. Elle veut des peuples asservis et conduits vers l’euthanasie.

Elle déteste Donald Trump, bien sûr. Elle déteste Jair Bolsonaro, cela va de soi. Elle déteste Binyamin Netanyahou, nul ne doit s’en étonner. Elle reste neutre face au soulèvement de Hong Kong. Elle a des préférences : les dirigeants gauchistes du parti démocrate américain qui proposent de broyer les Etats-Unis, des dirigeants latino-américains façon Maduro, Mahmoud Abbas, Ali Khamenei, Xi Jinping.

Elle se dit “anti-fasciste”, bien sûr. N’est-il pas évident qu’elle est “anti-fasciste” ? Vous pensez le contraire. Vous ne voyez pas en quoi ceux qu’elle déteste sont “fascistes” ? Vous voyez bien davantage de traits fascistes chez ceux qu’elle préfère ? Attendez-vous à être punis vous aussi.

Et ne vous y trompez pas : ce qui arrivera à Boris Johnson et Matteo Salvini dans les prochaines semaines sera crucial et concernera le futur de toute l’Europe. Ou bien Boris Johnson l’emportera, et Matteo Salvini aussi, et un mince espoir subsistera, ou bien ce ne sera pas le cas, et la dictature et l’euthanasie auront gagné. 

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

PS : Il ne cesse de se dire dans les grands médias qu’une sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne sans soumission aux diktats de l’Union Européenne serait un cataclysme pour l’économie et la société britanniques. Rien n’est plus faux. J’y reviendrai si nécessaire. Il serait plus exact de dire que ce serait un désastre pour l’Union Européenne et que cela pourrait révéler davantage l’imposture que la dictature européenne incarne. Contrairement à ce que disent les marxistes, l’Union Européenne n’est pas au service d’un capitalisme mondial, mais au service de la perspective d’une dictature technocratique mondiale et se libérer d’une dictature technocratique, déréglementer, défiscaliser, donne des ailes à une économie. L’Union Européenne a bien davantage besoin du Royaume-Uni que le Royaume-Uni n’a besoin de l’Union Européenne.

Un gouvernement Salvini en Italie serait un autre désastre pour l’Union Européenne. Et une Italie libérée du carcan européen pourrait retrouver un second souffle dont elle aurait un urgent besoin.

Avez-vous remarqué que les grands médias français ou allemands ne disent strictement rien des accomplissements de Donald Trump, Jair Bolsonaro, Binyamin Netanyahou et préfèrent trainer ces remarquables dirigeants dans la fange.

Savez-vous pourquoi Boris Johnson et Matteo Salvini sont populaires, et pourquoi Macron et Merkel ne le sont pas du tout ?  Pour Macron en France, vous connaissez sans doute la réponse.

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