Publié par Gaia - Dreuz le 12 septembre 2019

Source : Lefigaro

Visé par une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts» dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, le président de l’Assemblée a été auditionné pendant près de 15 heures au Palais de justice de Lille mercredi. Il s’est entretenu avec le chef de l’Etat mercredi soir par téléphone.

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L’affaire semblait en sommeil depuis plusieurs mois. Elle vient pourtant de connaître un rebondissement inattendu. Visé par une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts» dans une opération immobilière datant de 2011, lorsqu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette décision, qui a été communiquée par le parquet à l’AFP, est intervenue à l’issue d’environ 15 heures d’audition, puisque le président LREM de l’Assemblée nationale s’était présenté au Parquet de Lille aux alentours de 10 heures du matin.

Dans un communiqué publié mercredi soir, la présidence de l’Assemblée nationale indique que le locataire de l’Hôtel de Lassay «prend acte de cette mesure procédurale qui va lui permettre de pouvoir se défendre dans ce dossier en bénéficiant de tous les droits attachés à ce statut (de mis en examen)». «M. Richard Ferrand reste serein sur l’issue de cette procédure, au regard du classement sans suite de l’ensemble des griefs de la première plainte le 13 octobre 2017, d’autant plus qu’aucun élément nouveau n’a été versé à ce dossier dans lequel il n’y a ni préjudice ni victime, mais seulement la constitution de partie civile d’une association déboutée de toutes ses demandes voici deux ans», précise encore le document, en ciblant Anticor.

Enfin, comme Richard Ferrand l’avait lui-même laissé entendre il y a plusieurs mois dans Libération , le communiqué écarte l’hypothèse d’un éventuel départ du perchoir. «Le président de l’Assemblée nationale est déterminé à poursuivre la mission que lui ont confiée ses pairs et ses électeurs au service de la représentation nationale et de son pays», est-il écrit. Un proche de l’élu du Finistère se montre d’ailleurs encore plus clair: «Il n’est pas question d’une démission car une instruction n’est en aucun cas une condamnation», tranche-t-on. Avant de préciser que Richard Ferrand serait «sorti déterminé de cette longue audition».

Richard Ferrand a par ailleurs été en contact avec Emmanuel Macron jeudi soir par téléphone. Le chef de l’Etat, qui est très proche du président de l’Assemblée nationale, lui a assuré son soutien.

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Avant la convocation de ce mercredi, le dossier n’avait pas évolué depuis plus d’un an, soit le 25 juillet 2018. C’est en effet à cette date que la cour d’appel de Paris a donné raison à la défense en «dépaysant» l’affaire, c’est-à-dire en la retirant des mains des magistrats parisiens pour la confier à leurs collègues lillois. En cause, la présence d’Éric Alt au tribunal de grande instance de Paris, alors que ce dernier avait été auditionné – ès qualités de vice-président d’Anticor – en tant que partie civile quelques mois plus tôt dans ladite affaire. Une situation dénoncée comme un «conflit d’intérêts judiciaire» par le camp Ferrand.

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