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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 septembre 2019
photo credit: Ariel Hermoni (Defense Ministry)

Benjamin Netanyahou a déclaré hier que s’il est réélu la semaine prochaine, il reconnaîtra officiellement la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain (30% de la « Cisjordanie ») et annexera les zones géographiques juives de Judée Samarie, ce que le droit international autorise Israël à faire depuis le Mandat britannique sur la Palestine.

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Sa promesse a été largement perçue par l’opposition israélienne comme un coup électoral de campagne (il est vrai qu’en pareille circonstance, lors d’une précédente campagne électorale, Netanyahou avait promis au micro de la journaliste Laurence Haim de participer activement à la création de deux Etats, puis lors du dernier scrutin, qu’il y était opposé).

Aujourd’hui, j’annonce mon intention, après la mise en place d’un nouveau gouvernement, d’appliquer la souveraineté israélienne à la vallée du Jourdain et au nord de la mer Morte », a déclaré M. Netanyahou.

Il a ajouté que cela pourrait être fait immédiatement après les élections s’il recevait un « mandat clair » des citoyens israéliens.

Netanyahu a évoqué le fait qu’il s’agit d’une opportunité historique – il s’agit de la présence du plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche.

Il s’est également engagé à officialiser, conformément au droit international qui l’y autorise, toutes les implantations juives installées dans les territoires disputés, mais il a précisé que cela devrait attendre la publication du plan tant attendu du président américain Donald Trump pour un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Dans son camp, et plus largement en Israël où domine une solide majorité de droite, sa décision est vue comme un message clair au président Trump et plus généralement à l’Amérique, dont il sait avoir un fort soutien. Fort d’un possible « mandat clair » – entendre par là une majorité décisive à la Knesset pour former son gouvernement – Netanyahu offre à Trump l’argument démocratique pour abandonner définitivement la stupide et dangereuse idée d’un Etat palestinien, et avancer vers la création d’une région politique palestinienne semi-autonome, avec des droits de vote locaux mais pas nationaux, un peu comme Porto-Rico, évitant tout risque de prise de majorité arabe.

En revanche, le silence relativement modéré du monde arabe aux déclarations de Bibi n’est pas passé inaperçu des observateurs, confirmant ainsi une tendance observée depuis quelques années : une fatigue certaine à soutenir des Palestiniens largement considérés par les pays arabes comme enfermés dans leurs demandes et incapables des nécessaires compromis, et un affaiblissement de leur support.

Par contre, l’organisation terroriste Hezbollah a blâmé mercredi les pays du Golfe pour la promesse électorale du Premier ministre Benjamin Netanyahou d’appliquer sa souveraineté dans la vallée du Jourdain s’il gagne les élections de la semaine prochaine.

Le groupe affirme que le renforcement des liens entre le Golfe et Israël renforce Netanyahou contre les Palestiniens.

Les mesures de normalisation et les tentatives du Golfe pour encourager les alliances avec l’ennemi ont créé une occasion de s’attaquer à d’autres pays arabes », a déclaré le Hezbollah dans un communiqué cité par l’AFP.

Alors que les pays du Golfe condamnaient mollement la promesse de Nétanyahou, le Hezbollah soutenait que les récents contacts entre Israël et certaines monarchies riches en pétrole alliées aux Etats-Unis avaient encouragé Nétanyahou à adopter une position plus agressive.

Le Hezbollah a accusé les pays du Golfe – notons que le Hezbollah « oublie » qu’ils sont, pour la plupart, sous la menace militaire de son sponsor, l’Iran, ou agressé par son autre bras armé, les Houtis, depuis le Yémen – de « donner à Israël un droit d’agression contre le peuple arabe du Liban et de la Palestine ».

Sous l’impulsion du président Trump et de son gendre Jared Kushner, juif orthodoxe et ami proche du jeune dirigeant d’Arabie saoudite Mohammed bin Salman (MBS), il y a eu des signes de réchauffement des liens entre Israël et certains États arabes. Des responsables israéliens se sont rendus à Abou Dhabi à plusieurs reprises au cours de l’année écoulée et le Premier ministre Benjamin Netanyahou a effectué une visite surprise à Oman en octobre dernier.

L’Iran fait état notamment d’une coopération entre Israël et l’Arabie saoudite pour saboter son programme nucléaire – qui n’existe pas selon l’Iran et les signataires européens des Accords sur le nucléaire iranien.

En public, les autorités saoudiennes ont nié à plusieurs reprises tout contact avec Israël et ont insisté sur le fait qu’Israël doit faire des progrès dans les pourparlers de paix avec les Arabes palestiniens avant de pouvoir établir des liens avec l’Arabie saoudite. En privé en revanche …

Les Palestiniens ont déclaré que la décision de Netanyahu était « illégale » – ils se trompent – tandis que l’ONU a déclaré qu’elle détruirait la possibilité de nouveaux pourparlers de paix, ignorant à leur habitude que depuis 10 ans, les Palestiniens refusent catégoriquement tout pourparler de paix.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a qualifié ce plan d' »escalade sérieuse » et a averti qu’il pourrait « pousser toute la région vers la violence ». Il avait prononcé les mêmes mots lorsque Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Pour rappel, Israël a libéré la Judée et la Samarie de l’occupation jordanienne en 1967, et en a repris le contrôle, mais sans l’annexer comme les accords de San Remo et le Mandat britannique sur la Palestine, qui ont force de traité, le lui permettait.

Si Netanyahu tient promesse, il aura corrigé une erreur stratégique qui plombe la position d’Israël depuis 1967.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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