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Publié par Guy Millière le 12 septembre 2019

La décision prise par Donald Trump de se séparer de John Bolton (ou la décision de John Bolton de quitter l’administration Trump, les deux versions circulent) a débouché dans les grands médias sur une série de commentaires acerbes concernant John Bolton, et sur des remarques condescendantes vis-à-vis de Donald Trump, qui finirait, disent quelques crétins arrogants par mieux “comprendre la géopolitique”.

Pour ce qui concerne John Bolton, c’est un homme que je connais bien puisqu’il a été Président du Gatestone Institute dont je suis Distinguished Senior Fellow. C’est un homme droit, lucide, cultivé. L’appeler “faucon” est simpliste et débile.

C’est un homme qui défend les principes démocratiques et les droits de l’homme et qui ne se fait aucune illusion concernant les régimes totalitaires et les islamistes.

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C’est un homme qui pense que les régimes totalitaires doivent être endigués, asphyxiés et conduits vers la chute : ce sont des idées comme les siennes qui ont fait tomber l’empire soviétique sous l’effet de la doctrine Reagan et qui ont libéré des centaines de millions d’êtres humains sur la planète. Seuls ceux qui ont de la nostalgie pour le temps du goulag peuvent trouver ces idées condamnables.

C’est un homme qui pense que les islamistes sont des fanatiques qui ne comprennent que la force, et qui doivent eux-mêmes être endigués, asphyxiés, conduits vers la chute, si possible écrasés. Ce sont des idées comme les siennes qui ont essentiellement mis al Qaïda hors d’état de nuire en 2002-2003, et quasiment anéanti la branche irakienne d’al Qaïda entre 2003 et 2007. Ce sont des idées comme les siennes qui ont permis d’anéantir presque totalement l’Etat Islamique en moins d’un an.  Seuls ceux qui regrettent qu’il n’y ait plus d’attentats comme ceux du 11 septembre 2001, ou ceux commis en Europe en 2015-2016, peuvent trouver ces idées effroyables.

C’est un défenseur d’Israël qui sait que la “cause palestinienne” est une cause criminelle et antisémite, ce qui ne peut que déplaire aux antisémites cachés sous le masque de l’anti-israélisme.

C’est quelqu’un qui pense que la puissance américaine est indispensable pour que les valeurs de liberté subsistent sur la planète, ce qui ne peut que déplaire aux ennemis des valeurs de liberté et aux ennemis de la liberté tout court.

Pour ce qui concerne Donald Trump, il comprend fort bien la géopolitique, et ce depuis longtemps, et il la comprend bien mieux que les crétins arrogants qui commentent ses actions depuis la médiocrité de leur bureau.

Donald Trump sait que les organisations terroristes islamiques doivent être détruites et c’est pour cela qu’il a détruit l’Etat Islamique. Il a tiré les leçons de l’échec des prétentions néo-conservatrices à faire avancer les principes démocratiques et les droits de l’homme sur toute la terre et dans toutes les civilisations et qui discerne que certaines civilisations resteront toujours hermétiques à la démocratie et aux droits de l’homme. Il peut dès lors pousser certains régimes autoritaires ou totalitaires à se conduire de manière moins brutale et moins féroce, sachant qu’attendre davantage d’eux serait utopique. Il divise les pays du monde en trois catégories : les amis des Etats-Unis (qui sont aussi des amis de la liberté), les pays autoritaires qui peuvent être alliés des Etats-Unis et coopérer avec eux et qui ne nuisent pas à la paix mondiale et à la liberté sur terre, et les pays autoritaires et totalitaires qui nuisent à la paix mondiale et à la liberté sur terre.

Ses interventions en politique étrangère concernent les pays de la troisième catégorie. Il entend que ces pays cessent de nuire, et entend parvenir au résultat escompté en les mettant sous une pression maximale, de façon à ce qu’ils cèdent ou connaissent un effondrement. Il entend utiliser pour cela la menace militaire, mais sans intervention directe et sans déclarer de guerre, ce tout en faisant comprendre que toute attaque contre les Etats Unis ou leurs amis ferait l’objet d’une riposte immédiate et foudroyante.

John Bolton a approuvé ces interventions en politique étrangère car elles sont conformes à ses idées et analyses.

Il a pu aussi considérer que des rencontres avec des dirigeants de régimes nuisibles, voire avec des dirigeants d’organisations fanatiques étaient inutiles et pouvaient frôler l’apaisement. Et il a effectivement considéré que des rencontres de ce genre étaient inutiles et frôlaient l’apaisement.   

Tout en étant sceptique quant aux résultats, il a entériné la volonté de Trump de rencontrer Kim Jong Un à Singapour, puis à Hanoi. Il était réticent face à la rencontre ultérieure entre Trump et Kim Jong Un sur la ligne de démarcation entre les deux Corée et pensait que c’était une rencontre de trop. Trump ne l’a pas écouté. 

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Il était très hostile à la rencontre organisée par Trump aux Etats-Unis ces derniers jours avec des chefs talibans. Trump a renoncé à la rencontre après un attentat meurtrier à Kaboul. On peut penser que Bolton avait raison sur ce point, et considérer que Trump était exagérément optimiste quant aux chances de tirer quelque chose de chefs talibans haïssant les Etats Unis.  Le point de rupture entre Bolton et Trump a tenu à cette rencontre qui n’a pas eu lieu.

Il était et reste hostile à toute idée d’une rencontre de Trump avec Rouhani à New York. Nul ne sait si cette rencontre aura lieu. On peut penser que Bolton avait et a raison d’être hostile à cette rencontre, totalement inutile et contre-productive, et qui ne peut qu’être interprétée que comme un signe de faiblesse américaine par l’Iran. L’idée que cette rencontre puisse avoir lieu a précipité la rupture entre Bolton et Trump.

Si Trump ne s’éloigne pas de la fermeté dont il a fait preuve pendant la période Bolton, on pourra considérer que la rupture entre Bolton et Trump est un incident de parcours.

S’il s’éloigne de la fermeté, ce sera plus préoccupant. Et il sera nécessaire d’en parler le moment venu. Mais le moment n’est pas venu.

On en saura davantage quand le successeur de Bolton sera nommé. Pour l’heure, l’intérim est assuré par un homme qui est sur la même ligne que Bolton, Charles Kupperman, ce qui est un signe positif. 

Une dimension compte à l’arrière-plan de tout cela : une élection présidentielle aura lieu dans un peu plus d’un an. Trump doit absolument l’emporter. Le pouvoir aux Etats-Unis ne peut passer aux mains d’un gauchiste, qu’il s’appelle Joe Biden, Bernie Sanders ou Elizabeth Warren.

Trump peut considérer que montrer un visage un peu plus conciliant serait un atout lui permettant de l’emporter plus sûrement et de faire ce qu’il doit lors d’un deuxième mandat. Il peut le faire sans rien céder.

Je me garde dès lors de tout jugement hâtif.

Des libertariens comme Rand Paul et des paléo-conservateurs isolationnistes tels que Tucker Carlson se réjouissent du départ de Bolton et espèrent un changement de ligne stratégique de l’administration Trump, on peut raisonnablement penser qu’ils ont tort de se réjouir.

Mon estime pour John Bolton est intacte. Ma confiance en Donald Trump est intacte aussi.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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