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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 12 septembre 2019

On ne peut pas approfondir les conditions objectives du passage à l’acte criminel à l’occasion des attentats islamistes sans considérer la conduite délinquante habituelle des auteurs et leur inscription dans la marginalité. Le passage à l’acte criminel à l’occasion des attentats islamistes doit tenir compte du point de vue dynamique : la conduite criminelle tend à la réalisation d’un certain but choisi et elle subit un double système de contraintes qui tient à l’auteur lui-même, passionnément engagé dans sa quête d’un résultat, et au monde environnant susceptible d’entraver ou de contrecarrer cette mission en lui imposant ses propres limites.

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Passion et réalisation criminelles, et conflit avec l’extérieur, sont les notions de base indispensables à connaître du point de vue de l’examen du passage à l’acte criminel et des attentats islamistes. On s’étonne qu’il ait fallu attendre la criminologie critique pour en prendre conscience. Ces conditions objectives éclairent le comportement criminel et guident les actions de la justice auprès de l’auteur des faits. C’est cette banalité qui a suscité le désintérêt des psychiatres. Il leur paraissait choquant, et peu vraisemblable, que les principes et les motivations qui guident le comportement normal puissent expliquer aussi le comportement criminel.

Les psychiatres préfèrent le parti pris de la référence au « catéchisme pathologique » à propos de ce qui leur semble l’illogisme délirant supposé du comportement criminel. Les psychiatres-experts croient pouvoir expliquer l’inexplicable et réduire arbitrairement l’écart entre le comportement criminel, présumé absurde ou même irrationnel, et le comportement soi-disant pathologique. Si le suspect fait directement référence à la religion lors de son acte en disant « Ils ne lisent pas le Coran« , onparle alors « d’un acte délirant, animé d’un mysticisme confus » pour qualifier l’attaque du suspect transformé en déséquilibré. Le passage à l’acte criminel est transformé artificiellement en « symptôme psychiatrique » dont le sens délirant expliquerait la finalité !

Nombreux sont les psychiatres qui, renonçant à l’étude de la réalité des circonstances des attentats criminels et de la réalité de la motivation passionnelle, imaginent que seul le délire pourrait expliquer le sens caché du comportement criminel. Ils attendent de la psychiatrie qu’elle interprète la signification délirante des attentats islamistes, en faveur d’une soi-disant « maladie mentale » qui justifierait l’irresponsabilité du suspect.

S’ils imaginent pouvoir atteindre, grâce à un « pouvoir divinatoire« , une explication pathologique des attentats criminels, ils ne savent pas expliquer l’origine et l’évolution de cette sorte de « maladie criminelle » qui se répète à l’occasion des attentats islamistes et qui reste bien étrange aux yeux de tous.

Si la psychiatrie fascine certains juges, c’est parce qu’elle crée l’illusion de pouvoir justifier a priori le passage à l’acte criminel, mieux que ne le ferait le sens commun des magistrats. Les psychiatres ont donc un droit magique d’interpréter et de deviner. Et ils l’appliquent à n’importe quel passage à l’acte criminel. Ils oublient que l’interprétation ne se justifie que par ses effets dans la thérapie et qu’il est risqué de vouloir en étendre l’usage, hors du domaine de compétence de la psychanalyse. L’erreur de méthode vient de ce qu’ils négligent toujours de préciser le « système de validation » auquel leur raisonnement a choisi de se référer.

La criminologie critique ne coïncide pas avec cet usage abusif de l’interprétation ou de la divination de nature psychiatrique. Une somme d’interprétations psychiatriques courantes réalisées par un psychiatre à propos d’un attentat criminel ne constitue pas un « bilan criminologique« , mais seulement des « hypothèses psychopathologiques » non vérifiées et généralement invérifiables. C’est pourquoi il ne suffit pas d’accumuler des hypothèses sur des « symptômes psychiatriques présumés » à propos des attentats islamistes pour toucher la vérité des comportements criminels. Les psychiatres ont tendance à transformer le comportement criminel en une sorte de pathologie mentale qui ne dit pas son nom. Les mobiles des auteurs des attentats islamistes ne se fondent pas au hasard : les mobiles criminels s’organisent en systèmes reliés à l’Islam. La clandestinité des comportements criminels exprime l’incompatibilité entre les mobiles criminels propres à la personnalité et les conflits plus ou moins prévisibles avec la réalité socio-judiciaire externe, en fonction du principe d’impunité.

Ces conflits sont tout naturellement modulés, selon les règles de la légalité et de l’action policière, et par l’habitude de l’impunité. L’organisation de l’activité criminelle dans le sens de la récidive n’est pas donnée d’emblée, elle naît et se développe au cours de la vie du sujet, en fonction des constats de l’impuissance de l’action policière et judiciaire qui marquent nécessairement les étapes de l’impunité de cette histoire criminelle.

 L’activité criminelle évolue en conséquence, habituellement sans limite d’autorité, depuis l’enfance et l’adolescence. Les perspectives de l’impunité pénale sont structurales de la délinquance des mineurs. Elles sont fondamentales pour comprendre la manière de procéder et les diverses formes d’organisations qui sont celles de l’impunité des multirécidivistes. Ce que la psychiatrie qualifie arbitrairement de « pathologique« , en matière de comportement criminel, n’offre pas seulement un modèle théorique, cela permet d’inventer toutes sortes d’explications nouvelles du passage à l’acte criminel, absolument distinctes des réalités concrètes.

Si la connaissance des « maladies mentales » est indispensable au clinicien, son application à propos des attentats islamistes hors du champ de la clinique est beaucoup plus illégitime. Il serait absurde d’appliquer sans réserve le « modèle psychiatrique » aux attentats criminels. Ainsi trop souvent, dans le cadre de l’expertise psychiatrique, les références criminologiques disparaissent pour laisser le champ libre à des « représentations pathologiques » usurpées. C’est pourquoi ces notions psychiatriques illusoires, concernant les « comportements pathologiques » et les maladies mentales, n’éclairent pas d’un jour nouveau les attentats islamistes.

Elles tendent à créer la confusion dans les esprits et à obscurcir l’étude du passage à l’acte criminel. La criminologie a toutes qualités requises pour initier et réaliser l’observation méthodique des comportements criminels. Elle peut expliquer certaines variantes du passage à l’acte criminel, grâce à l’étude de la situation objective qui résulte des seuls faits constatés, sans devoir se référer aux théories des psychiatres. La plupart des praticiens, qui font depuis longtemps des expertises criminelles et qui opposent généralement le « rideau de fumée » de la psychopathologie ordinaire à la réalité, font obstacle à la compréhension des motivations très réelles des attentats islamistes et des comportementscriminels. D’où la nécessité de la criminologie critique dont le mérite est d’expliquer la réalité banale des motivations criminelles concrètes des attentats islamistes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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