Publié par Gaia - Dreuz le 15 septembre 2019

Source : Valeursactuelles

La cellule d’investigation de Radio France révèle, ce vendredi 13 septembre, des indices rassemblés par la police accréditant un détournement d’argent public.

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Certains des plus proches alliés d’Emmanuel Macron ont semble-t-il du souci à se faire. Ce vendredi 13 septembre, la cellule d’investigation de Radio France révèle notamment qu’au moins neuf collaborateurs d’eurodéputés du MoDem auraient été rémunérés, selon les policiers, par le Parlement européen alors qu’ils consacraient la plus grande partie de leur temps de travail au parti centriste.

« Vous consacrez plus d’un tiers de votre temps de travail… »

Parmi les indices rassemblés par les enquêteurs, figure un mail adressé par l’ex-eurodéputée Claire Gibault à son assistante d’alors. « Vous savez aussi bien que moi que vous consacrez bien plus d’un tiers de votre temps de travail à vos activités au sein du MoDem. Cette semaine encore, vous n’avez pas pu mettre à ma disposition les deux tiers du temps qui me sont normalement impartis », écrit l’élue.

« Des éléments laissent penser que le MoDem aurait pu institutionnaliser, dans son mode de fonctionnement, l’utilisation des ressources du Parlement européen à son profit », écrivent même les policiers, en juin 2018, dans leur rapport de synthèse. Dans un procès-verbal que Radio France a pu consulter, les enquêteurs indiquent aussi que les investigations « laisseraient penser que le MoDem avait la gestion des enveloppes des attachés parlementaires et se permettait d’en disposer sans l’accord du député ».

Marielle de Sarnez et François Bayrou entendus cette semaine

En mars 2017, une enquête préliminaire du parquet de Paris avait visé une vingtaine d’eurodéputés de plusieurs partis politiques. Une enquête avait ensuite visé spécifiquement le MoDem et une information judiciaire contre X avait été ouverte en juillet 2017 pour abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries. Les ministres Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez et François Bayrou avaient alors dû démissionner, moins d’un mois après leur nomination. Les deux derniers nommés ont été entendus cette semaine dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) à Nanterre.

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