Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 septembre 2019

Un commissaire allemand affirme que l’organisation BDS locale a incité à la haine antisémite après l’incendie d’une synagogue.

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Le commissaire du gouvernement fédéral du Land de Hesse Uwe Becker a déposé une plainte pénale contre le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions de la ville de Wiesbaden.

Becker a déclaré dimanche à notre ami et journaliste Benjamin Weinthal du Jerusalem Post qu’il avait pris la décision après que BDS ait partagé un message antisioniste sur Twitter qui ciblait l’État juif et qui avait également conduit à une incitation antijuive.

Becker a déclaré que :

La branche de Wiesbaden du mouvement antisémite BDS a alimenté l’incitation sur les médias sociaux qui visaient une synagogue américaine [de Los Angeles pas très loin de chez moi] avec des insultes antisémites » en septembre.

Il a ajouté que « BDS a qualifié l’Etat d’Israël, dans ses déclarations sur les médias sociaux, de colonie sioniste et le drapeau de l’Etat juif de symbole d’une idéologie génocidaire et colonialiste ».

Le commissaire a déclaré qu’il considérait la déclaration de BDS comme « profondément antisémite » et qu’elle dépassait le seuil de l’incitation.

Il a dit que leurs déclarations démontrent que « le mouvement BDS n’est pas seulement une critique de l’action du gouvernement israélien, mais, en employant les mots ‘colonie sioniste’, nie l’existence de l’Etat d’Israël dans son entier ».

Un antisémitisme difficile à cacher

BDS de Wiesbaden a très clairement tombé le masque et dévoilé son antisémitisme

Becker est très engagé dans la lutte contre la montée de la haine des Juifs en Allemagne.

Il a encore déclaré, concernant BDS :

C’est de la haine pure d’Israël et le BDS de Wiesbaden a très clairement tombé le masque et dévoilé son antisémitisme ».

Plus précisément, il a cité les déclarations faites par le groupe au sujet de la synagogue américaine, que BDS appelle « organisation sioniste ». BDS écrit aussi que quiconque « montre le drapeau sioniste doit être confronté aux crimes de la colonie sioniste ».

Avec cette déclaration, BDS Wiesbaden fait référence à une photographie de l’intérieur de la synagogue, dans laquelle, entre autres, le drapeau israélien est visible », a déclaré Becker.

Il ajoute que « BDS Wiesbaden souligne que les graffitis sur les murs des synagogues n’existeraient pas lieu s’ils ne faisaient pas office de messages de la colonie sioniste » et que « la maison de prière ne devrait pas être décorée du symbole de la pensée colonialiste et génocidaire ».

Le compte Twitter de la section BDS de Wiesbaden ne compte qu’environ 150 adeptes, bien qu’il soit relié au site Web principal de l’organisation BDS Allemagne, qui en a beaucoup plus. Twitter ne considère pas que les incitations antisémites de BDS vont contre les règles de communauté et d’incitation à la violence par lequel ils ferment des centaines de comptes de conservateurs et personnalités de droite.

Un contexte juridique très tolérant de l’antisémitisme dissimulé en antisionisme

Le mot « sioniste », dans le langage de l’antisémitisme, est un nom de code pour désigner les Juifs

Gauri Sastry, juge dans la ville d’Essen, dans l’ouest de l’Allemagne, a en outre prononcé une décision de justice inédite.

Les autorités et les juges allemands ont tendance à favoriser les droits des antisémites contemporains dans leurs jugements, lorsqu’ils se cachent derrière leur petit doigt en parlant d’antisionisme.

Une exception majeure fut en 2015, lorsqu’un juge de la ville d’Essen, dans l’ouest de l’Allemagne, Gauri Sastry, condamna Taylan Can, 24 ans, pour incitation et haine contre les Juifs en raison de ses appels à tuer des « sionistes » lors d’une manifestation anti-Israël en 2014.

Sastry a statué dans sa décision de justice novatrice que le mot « sioniste » dans le langage de l’antisémitisme est un nom de code pour désigner les Juifs sans affronter les foudres de la justice.

Taylord Can avait crié « mort et haine aux sionistes » lors d’un rassemblement anti-Israël.

Conclusion

On pourra longtemps tenter de me faire prendre des vessies pour des lanternes, ça ne prend pas. Pour moi, les juges qui ne voient pas l’antisémitisme derrière l’antisionisme dans les affaires qu’ils ont à juger, ne le voient pas parce qu’ils ne veulent pas le voir. Et s’ils ne veulent pas le voir, ce n’est pas pour rendre la justice, mais pour laisser parler leur propre antisémitisme ou leur propre haine de l’Etat juif.

Autre fait intéressant, aucun média français ne veut informer le grand public francophone sur ce fait important : le parlement allemand a adopté, en mai dernier, une résolution non contraignante classant le BDS comme antisémite.

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