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Publié par Magali Marc le 18 septembre 2019

Le Moyen Orient est en train de devenir un moteur clé de la croissance économique chinoise, ce qui amène Beijing à tenter d’y exercer d’avantage d’influence.

Les médias de masse passent sous silence le fait que , sous prétexte d’aider au développement économique, la Chine de Xi Jinping, en dépit du dogme communiste anti-impérialiste qu’elle prétend défendre, s’affaire discrètement à y développer une puissante sphère d’influence.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Daniel Pipes* paru sur le site du Middle East Forum le 11 septembre et dans le Washington Times le 10 septembre.

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Comment la Chine perturbe le Moyen-Orient

Alors que la Russie en déclin de Vladimir Poutine affiche son pouvoir au Moyen-Orient, la Chine ascendante de Xi Jinping échappe à l’attention qu’elle mérite. Mais le Parti communiste chinois a commencé à investir de l’argent et à gagner de l’influence d’une manière qui a de vastes – et inquiétantes – implications.

«Après des années de passivité relative [Beijing] fait maintenant un effort concerté pour étendre sa présence stratégique et son poids économique au Moyen-Orient », a écrit Ilan Berman, vice-président principal de l’American Foreign Policy Council, dans le numéro actuel du Middle East Quarterly. (Je m’appuie largement sur sa fine analyse dans ce qui suit.) Berman appelle cela à juste titre « l’une des tendances les plus conséquentes de ces dernières années…».

Deux motifs – l’énergie et l’idéologie – expliquent les ambitions régionales de la Chine. Alors que le pays devient plus prospère, sa consommation croissante d’énergie entraîne une dépendance accrue à l’égard des fournisseurs du Moyen-Orient. La Chine importe plus de la moitié de son pétrole brut, dont près de 40 % provient du Moyen-Orient, et cette proportion continue d’augmenter.

Selon Berman, la région « devient rapidement un moteur clé de la croissance économique chinoise », ce qui, à son tour, implique un impératif pour Beijing d’exercer plus d’influence sur ce qui s’y passe.

Au-delà de ce besoin pratique, l’affirmation du pouvoir chinois est devenue une fin en soi depuis que Xi a pris le pouvoir en 2013, conduisant à ce que Berman appelle « une politique étrangère toujours plus agressive et expansionniste ». Il s’agit notamment d’une tentative de domination économique mondiale par le biais de l’initiative Belt and Road (La Nouvelle Route de la Soie**) qui englobe 100 pays.

Au Moyen-Orient, les ambitions du gouvernement chinois au cours des cinq dernières années sont passées de l’achat d’énergie et de la vente d’armes à un implication beaucoup plus active.

Symbole de cette transformation, les investissements annuels de la Chine dans la région il y a dix ans s’élevaient à 1 milliard de dollars. Pourtant, lors d’un forum, récemment, elle a promis 23 milliards de dollars en prêts et en aide au développement.

En août, elle a injecté 1 milliard de dollars rien qu’en Turquie.
Sur le plan militaire, Pékin est devenu l’un des principaux contributeurs aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, a envoyé la Marine de l’Armée populaire de libération dans de nombreux ports et a ouvert sa première base régionale à Djibouti en 2015. L’avenir nous réserve sans doute bien d’autres bases militaires chinoises.
Alors que Pékin commence à « modifier la politique et la sécurité dans la région », Berman note « d’énormes conséquences ». En voici trois :

1. Les liens américano-israéliens : Les dirigeants chinois apprécient tellement les prouesses technologiques de l’État juif qu’ils y ont investi 3,2 milliards de dollars au cours du premier semestre de 2019 et qu’on estime maintenant qu’ils contrôlent ou exercent une influence sur un quart de l’industrie technologique israélienne, y compris les entrepreneurs militaires travaillant sur des projets confidentiels avec des entreprises américaines. En fait, la Chine pourrait bientôt remplacer l’Amérique comme la plus grande source d’investissement en Israël, une perspective qui non seulement a « de plus en plus alarmé » Washington, mais qui pourrait nuire à un lien particulièrement étroit et productif, qui dure depuis des décennies.

2. Xinjiang : La répression massive de la Chine contre sa population musulmane, en particulier contre les Ouïghours dans sa province occidentale du Xinjiang, n’obtient qu’un haussement d’épaules collectif de la part des notables musulmans tels que le prince Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdoğan. Cet absence d’inquiétude inexcusable diffère considérablement de la colère du monde musulman devant le traitement beaucoup plus modéré d’Israël à l’égard des Palestiniens. Il indique également que la taille, le pouvoir et l’attitude impitoyable de la Chine la rendent libre de réprimer la religion et la culture islamique sur son territoire et peut-être au-delà.

3. La dictature de la haute technologie : Le « modèle chinois » de surveillance, de censure, de contrôle et de répression est devenu un produit d’exportation important. Elle a aussi des implications terribles : la capacité de ChiCom à contrôler tous les aspects de la vie de ses sujets (pensez aux smartphones comme des dispositifs d’espionnage et aux photos de 200 Go) grâce à des technologies innovantes et omniprésentes, renforce considérablement le pouvoir de l’État.

Il n’est donc pas surprenant que ces technologies trouvent un marché favorable au Moyen-Orient. Les entreprises chinoises ont aidé les mollahs iraniens à rester au pouvoir depuis le mouvement vert de 2009.
Elles ont pris le contrôle de la quasi-totalité des télécommunications égyptiennes, donnant au président Abdel Fattah al-Sissi de vastes pouvoirs pour réprimer sa population. Elles sont également très actives au Liban et en Arabie saoudite (et ailleurs aussi, comme en Afrique et en Amérique latine).

Fidèle au dogme communiste anti-impérialiste, Xi nie vigoureusement que son gouvernement cherche à développer une sphère d’influence au Moyen-Orient, proclamant au contraire une intention bénigne de simplement aider au développement économique. C’est du pipeau: non seulement Beijing « détient le pouvoir de modifier les alliances, le discours politique et même les libertés intérieures dans toute la région », comme le dit Berman, mais Xi a bien l’intention d’exploiter ce pouvoir au maximum.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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* Daniel Pipes est président du Middle East Forum, basé à Philadelphie.
** La nouvelle route de la soie est à la fois un ensemble de liaisons maritimes et de voies ferroviaires entre la Chine et l’Europe, passant par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. La Nouvelle route de la soie a été dévoilée à l’automne 2013 par le gouvernement chinois est l’une des priorités de la diplomatie chinoise, sous la présidence de Xi Jinping. Cette politique titanesque chinoise de constructions d’infrastructures portuaires, ferroviaires, terrestres dans le bassin méditerranéen, lui permettra de s’approvisionner en matières premières et de se mettre sur le devant de la scène internationale.
Certains pays membres, tout à fait conscients de l’apport économique de ce projet, restent cependant dubitatifs quant à leur autonomie. Ils craignent que l’envolée de leur endettement, les rendent vulnérables à moyen terme, au point de devoir céder leurs infrastructures à la Chine.

Sources :

  • https://www.meforum.org/59338/how-china-disrupts-the-middle-east
  • https://www.washingtontimes.com/news/2019/sep/10/how-china-disrupts-the-middle-east/
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