Publié par Manuel Gomez le 18 septembre 2019

Il fut une époque où l’on s’écharpait entre la droite et la gauche, durant l’alternance qu’adoraient les Français.

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Souvenons-nous des affrontements Mitterrand/de Gaulle, il fut d’ailleurs le dernier.

De Gaulle, paraît-il homme de droite, a porté au pouvoir le Parti Communiste.

Mitterrand, paraît-il homme de gauche, a réduit le Parti Communiste à la portion congrue.

Il y a eu, et il y a toujours, les affrontements POUR ou CONTRE de Gaulle.

POUR, ceux qui croient qu’il fut le libérateur de la France.

CONTRE, ceux qui croient qu’il fut le plus grand « criminel » que la France ait connue.

Sur ce sujet, je veux dire, concernant de Gaulle, il est particulièrement intéressant de constater ce que pensent de lui ceux qui écrivent l’Histoire des deux guerres mondiales.

Par exemple Ken Follett, dans sa trilogie « Le Siècle » et son second volume « L’hiver du monde », qui retrace plus spécifiquement la seconde guerre mondiale 39/45 et ses conséquences sur le devenir de l’Europe.

L’auteur met en scène les dirigeants politiques des pays européens qui furent les acteurs principaux de la Grande Guerre.

Que réserve-t-il à la France dans cette saga ?

Plus de 800 pages et à aucun moment, sur ces six années de guerre, le nom de celui qui, paraît-il, « a libéré la France », de Gaulle n’est cité. Pas une seule fois, dans aucun chapitre. Pour Ken Follett, de Gaulle est inexistant : aucun fait d’arme, aucune décision, aucun engagement, même pas « L’appel du 18 juin », rien concernant de Gaulle !

Cependant il rend un bel hommage à la résistance française :

  • L’appel à la résistance française, rapporté par l’auteur, a été lancé sur la BBC, au mois de mai 1944, juste avant le débarquement allié afin empêcher les Allemands de remonter trop vite leurs troupes sur la Normandie.
  • Le fameux appel du 18 juin 1940 est inconnu par l’auteur, qui, cependant, rend, néanmoins, un bel hommage à la résistance française des cheminots, en ces termes :

L’Angleterre travaillait désormais en liaison avec la Résistance française.

Dès la fin du mois de mai 1944, la BBC avait transmis des messages codés pour déclencher une campagne de sabotage dans la France occupée. Les premiers jours de juin, des centaines de fils téléphoniques furent sectionnés, le plus souvent dans des lieux difficiles d’accès. Des dépôts de carburant furent incendiés, des arbres abattus pour bloquer les routes, les pneus de véhicules allemands crevés.

Les Anglais assistaient des cheminots majoritairement communistes, qui avaient baptisé leur réseau « Résistance-Fer ».

Des années durant, ils avaient harcelé les nazis par leurs activités subversives. Il arrivait que les transports de troupes allemands soient détournés sur des lignes secondaires et échouent à des kilomètres de leur destination. Les locomotives accumulaient les pannes inexplicables, quand ce n’était pas les convois qui déraillaient.

Au printemps 1944, les résistants s’attaquèrent à l’infrastructure du réseau. Ils firent sauter les voies ferrées et sabotèrent les grues nécessaires pour déplacer les wagons accidentés. »

Il est question d’Hitler, de Churchill, de Staline, de Roosevelt et pas une seule fois de de Gaulle, ni en bien, ni en mal, il ne le connaît pas et, apparemment, en ce qui concerne cette seconde guerre mondiale, seuls les Français en ont entendu parler !

Tout ceci pour aboutir à la remarque qu’il eut été souhaitable que les français ne se souviennent de lui que pour l’héroïsme qu’on lui prêtait et non pas pour sa criminelle prestation dans la conclusion du conflit algérien.

Donc plus de bataille rangée entre la gauche et la droite, plus de De Gaulle ou de Jean-Marie Le Pen à croquer, plus de premier rôle à l’affiche politicienne, que des seconds couteaux qui se poignardent allègrement à l’intérieur de la droite et à l’intérieur de la gauche, et le résultat est qu’il n’y a plus ni de droite ni de gauche et nous en subissons les conséquences directes : Emmanuel Macron !

Je veux dire le « nouveau Macron », pas celui qui a été élu pour « réformer » la France, non, mais le Macron qui accepte de plus en plus de s’avouer vaincu, de se mortifier, d’avouer « qu’il a enfin compris ».

Le Macron nouvellement élu n’avait pas encore compris que tous les français veulent des réformes, mais à la condition que les dites réformes ne les concernent pas, qu’elles concernent uniquement les autres !

La fin des « régimes spéciaux », certes, mais à la condition que « son propre régime spécial » ne soit pas concerné !

La réforme de la retraite par points était une excellente idée. Etait-il besoin de parler d’un âge pour la prendre, ne suffisait-il pas d’argumenter uniquement sur le nombre de trimestre pour en bénéficier à taux plein ?

Cela a toujours été une aberration, depuis sa création, de faire payer par les actifs les retraites des autres. Chacun doit cotiser pour sa propre retraite et doit savoir combien elle lui permettra de percevoir lorsque l’heure de la prendre aura sonné.

Encore faut-il que le point soit proposé à un prix « honnête » et programmé sur un indice logique, celui de la croissance par exemple.

Et, enfin, que ces points soient les mêmes pour tous, fonctionnaires ou privé : alors « au placard ».

La suppression de X milliers de fonctionnaires (je n’indique pas de chiffre car il a été question successivement de 50.000, de 150.000, de 500.000), « au placard ».

La diminution de X pour cent de parlementaires et de sénateurs (cette réforme était approuvée par tous les citoyens, à part les intéressés, bien entendu) « au placard ».

La proportionnelle aux élections « au placard ». Il ne faut surtout pas que des parlementaires du Rassemblement Nationale viennent perturber la « sérénité » de l’Assemblée !

Le « placard » est plein de réformes absolument nécessaires qui ne se feront pas une fois de plus et qui ne se feront peut-être jamais !

Et comme elles ne se feront pas, Emmanuel Macron sera réélu pour les faire demain, en tous les cas il le promettra, il s’y engagera.

Tout comme il s’engage aujourd’hui sur ‘immigration, comme ils s’y sont tous engagés avant lui !

Tous ne les ont-ils pas promises, ces réformes ? Mitterrand, Giscard, Jospin, Chirac, Sarkozy, Hollande, et, comme soeur Anne, nous n’avons rien vu venir à l’horizon !

Peut-être une lueur, une espérance, rien ne peut nous empêcher de rêver !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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