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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 20 septembre 2019

Georges Bensoussan vient d’être totalement relaxé par la Cour de cassation, qui a rejeté les pourvois de ses accusateurs, qui accusaient l’historien Georges Bensoussan d’incitation à la haine.

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Ceux qui l’accusaient se nommaient Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) – normal, ils se croient déjà chez eux, et la Ligue des droits de l’homme, et là je tousse.

Que les islamistes veuillent faire taire toute critique de l’islam, conformément à ce qui se passe dans les pays à majorité musulmane, je n’ai rien à y redire : les Français, le peuple français libre et indépendant, a voté de façon répétitive son acceptation de renoncer à son indépendance et son identité, et j’ai trop de respect pour la décision d’un peuple pour la critiquer. Je respecte profondément le renoncement des Français, et leur décision de s’effacer doucement pour faire place aux autres. En fait, je leur tire même mon chapeau : jamais je n’aurai leur générosité, jamais je n’accepterai, comme eux, d’être remplacé.

Ce qui me reste en travers de la gorge – j’exagère un peu, vous me connaissez – c’est ceci :

  1. Comment un organisme dont le titre, la raison d’être affichée, est la défense des droits de l’homme, au sommet duquel figure la liberté de dire ce que l’on pense surtout si ça dérange, comment la LDH a-t-elle pu ainsi s’acharner jusqu’en cassation pour faire taire un homme ?
  2. En quelle année le dernier journaliste français moralement honorable a-t-il disparu ? Quand le premier intellectuel dégénéré, la première « élite » incapable de la moindre critique d’une ONG coupable de haute trahison de ses propres valeurs, est-il apparu ?

Dans le Figaro, ma consœur Barbara Lefebvre se réjouit de cette relaxe, « une victoire pour la liberté d’expression » dit-elle. Je ne peux pas la suivre dans cette voie.

  • La liberté d’expression n’est pas victorieuse lorsqu’elle a besoin de combattre autant de juges et de tribunaux, mobiliser autant de ressources juridiques et financières, pour faire valoir ce droit basique.

Et pour quoi ? Pour faire reconnaître que Bensoussan s’était contenté de citer le texte d’un auteur arabe, qui avait le droit de dire ce qui était interdit à Bensoussan, à savoir que l’antisémitisme est enseigné aux musulmans au sein de leur mère.

  • La liberté d’expression n’est pas victorieuse, malgré l’issue heureuse. Car d’autres maintenant ont peur et ils vont se taire. La LDH a gagné. Le CCIF a gagné. Les gens n’ont pas la célébrité, l’honorabilité publique et la notoriété de Bensoussan, et ils savent combien la justice sait s’acharner pour briser un homme libre.
  • La liberté d’expression n’est jamais victorieuse lorsque tant de forces se liguent contre elle.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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