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Publié par Gaia - Dreuz le 20 septembre 2019

Source : Lepoint

Les deux hommes veulent mettre en place un « mécanisme automatique », qui inclurait tous les pays de l’UE, sous peine de « pénalités financières ».

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L’heure est à l’unité et aux retrouvailles entre la France et l’Italie, alors qu’Emmanuel Macron en visite à Rome s’est entretenu avec son homologue Sergio Mattarella et le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. Ensemble, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte se sont dits d’accord mercredi pour un « mécanisme automatique » de répartition des migrants, auquel tous les pays de l’UE devraient participer « d’une façon ou d’une autre », sous peine de « pénalités financières ».

Paris et Rome, qui affichaient leur unité après deux ans de dissensions sur ce sujet brûlant, défendront au sein de l’UE « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué Emmanuel Macron, venu à Rome pour une brève visite. Le chef de l’État français s’exprimait aux côtés de Giuseppe Conte, avec qui il venait d’avoir un bref entretien. Tous deux ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile.

Vers une évolution des accords de Dublin ?

Le dirigeant italien a souligné que l’Italie ne « laisserait pas les trafiquants décider des entrées sur le territoire », mais aussi jugé qu’il fallait « gérer ce phénomène », quand l’ex-ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, patron de La Ligue (extrême droite), refusait tout débarquement de migrants. Regrettant de son côté « l’injustice » vécue par les Italiens, Emmanuel Macron a répété que l’UE n’avait pas été suffisamment solidaire envers l’Italie.

« La France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin », qui confient actuellement aux pays d’arrivée la charge du traitement des demandes d’asile, a-t-il dit.

« La réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli »

« Je ne mésestime pas ce que le peuple italien a vécu », a expliqué Emmanuel Macron, mais « la réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli mais dans une solution de coopération européenne efficace ». Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE (dont les ministres français, allemand et italien) doivent se réunir lundi à Malte pour discuter de ce dossier.

Entre l’Italie et la France existe « une amitié indestructible », a encore assuré le président français, venu rétablir une entente franco-italienne dégradée après une année au pouvoir de la coalition formée par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (antisystème). Le président français devait repartir dans la soirée vers Paris, après un entretien avec son homologue Sergio Mattarella et un dîner de travail avec Giuseppe Conte, récemment reconduit à la tête d’un nouvel exécutif où le Mouvement 5 étoiles (M5S) est cette fois associé au Parti démocrate (centre gauche).

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