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Publié par Rosaly le 22 septembre 2019

Le modus operandi de l’Etat Islamique (EI) est basé sur une confrontation historique qui changea le monde, une bataille aujourd’hui oubliée par l’Occident, mais dont les conséquences furent et continuent à être désastreuses pour notre monde (encore) libre.

Le 20 août 636 se déroula l’une des batailles les plus importantes entre l’islam et l’Occident : la bataille de Yarmouk. Non seulement elle fut décisive quant à la survie de l’islam et sa propagation en terres chrétiennes, mais elle devint la principale source d’inspiration pour les djihadistes au fil des siècles jusqu’à nos jours, notamment pour l’EI.

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Et pourtant, très peu de personnes en Occident ont entendu parler de cette bataille et encore moins de son influence sur l’EI.

L’histoire commença, sans surprise, avec le prophète de l’islam. Quatre années avant la bataille, qui allait changer le monde, le prophète bien-aimé des musulmans fut rappelé par Allah. De son vivant, Mahomet réussit à rassembler les Arabes sous la bannière de l’islam. A sa mort, certaines tribus, tout en demeurant musulmanes, cherchèrent à se séparer et refusèrent de payer les impôts ou la « zakat » au calife Abu Bakr As-Siddiq le successeur de Mahomet. Qualifié d’apostat, le calife lança la guerre contre la « Ridda » (l’apostasie). Des dizaines de milliers d’Arabes furent décapités, crucifiés ou brûlés vifs. Ces guerres contre l’apostasie se terminèrent en 633 et en 634, le calife rejoignit à son tour le paradis d’Allah et son prophète bien-aimé.

Il appartiendra désormais au second calife, Omar bin al-Kattab (634-644) de diriger les Arabes, autrefois ennemis, désormais rassemblés en une tribu, l’Oumma, contre les infidèles.

Presque instantanément, des milliers d’Arabes déferlèrent sur la Syrie chrétienne, pillèrent et massacrèrent les habitants. Selon les historiens musulmans, cette invasion fut décidée au nom du djihad, afin de répandre la loi d’Allah sur la terre. L’Empereur Héraclius, qui sortait d’une décennie de guerre contre les Perses rassembla ses légions et les dirigea vers la Syrie pour écraser ces barbares. Les légions romaines affrontèrent les musulmans en 634 à Ajnadayn dans l’actuel Israël et à Marj al-Saffar en 635 au sud de Damas.

Mais « grâce à l’aide d’Allah », écrivit le chroniqueur musulman al-Baladhir (décédé en 892), « ses ennemis furent mis en déroute et un grand nombre d’entre eux furent massacrés, déchiquetés en mille morceaux. » Ils débordaient déjà d’amour, de tolérance et de paix à l’égard des non musulmans, les pieux adeptes de cette si douce et belle « religion ».

Héraclius, qui venait de récupérer la Syrie, partie intégrante de l’empire romain depuis des siècles, n’avait aucune intention de l’abandonner aux Sarrasins. Ainsi, au printemps 636, l’empereur réussit à lever une grande armée multiethnique, recrutée dans toute la Chrétienté, selon al-Waqidi (747-823) chroniqueur musulman et auteur de Futuh al-Sham, le seul présumé récit détaillé de la conquête arabe de la Syrie.

(Sauf indications contraires, toutes les citations directes qui suivent sont de Futh al-Sham, traduites par Raymond Ibrahim).

Quelque 300 000 combattants chrétiens entamèrent donc leur marche vers le sud. Les forces musulmanes, composées d’environ 24 000 personnes, y compris femmes, esclaves, enfants et chameaux, se retirèrent des territoires récemment conquis et s’assemblèrent sur les berges de la rivière Yarmouk en Syrie. Le paysage était dominé par deux ravins, l’un le long du Yarmouk et l’autre le long du Wadi Ruqqad, chacun présentant une chute verticale de 30 à 200 mètres. Les Arabes dépêchèrent un message urgent au calife Omar, se plaignant que « le chien des Romains, Héraclius, avait rassemblé tous ceux qui portaient une croix et tel un essaim de sauterelles, ces derniers allaient s’abattre sur eux. »

Voir la Chrétienté tomber était l’un des plaisirs favoris d’Omar, un véritable délice, pour citer le Shahhameh, il se nourrissait de son humiliation et sa destruction était sa respiration. Il répondit que les renforts allaient bientôt arriver.

Héraclius nomma l’Arménien Vahan, un héros des guerres perses, commandant suprême de son armée. Le chef suprême des Arabes s’appelait Abu Abaida, mais Khalid bin al-Walid, surnommé par Mahomet « L’Epée d’Allah » fut nommé commandant de la cavalerie, constituée de milliers de cavaliers et de chameliers placés à l’arrière de l’infanterie. Il eut une grande influence sur les décisions militaires.

Avant la bataille, Vahan et Khalid se rencontrèrent sous le drapeau blanc de la trêve pour négocier. Le commandant arménien commença par plaindre diplomatiquement l’appauvrissement de l’Arabie et les conditions de vie difficiles de ses habitants, qui ne laissaient d’autres choix aux Arabes que de lancer des raids contre les territoires romains pour les piller. L’Empire romain était prêt à fournir aux Arabes toute l’aide économique nécessaire (nourriture et argent) pour qu’ils rentrent chez eux.

« Ce n’est pas la faim qui nous a amené ici » répondit froidement Khalid, mais nous les Arabes avons l’habitude de boire du sang et nous savons que le sang des Romains est le plus doux, alors nous sommes venus ici pour verser votre sang et le boire. »

A ces paroles, le masque diplomatique de Vahan tomba immédiatement et il se lança dans une tirade virulente contre l’Arabe insolent :

« Nous pensions que vous recherchiez seulement ce que vos frères ont toujours recherché : pillages, extorsions de fonds et autres activités de mercenaires. Mais, hélas, nous avions tort. Vous êtes venus ici pour tuer les hommes, asservir les femmes, piller les richesses, détruire les bâtiments et nous chasser de nos propres terres. Des gens plus forts que vous ont essayé » de faire de même, mais ils furent battus, ajouta Vahan, en se référant aux guerres perses, avant de poursuivre.

Quant à vous, il n’y a pas de peuple plus inférieur et plus ignoble, que le vôtre : des bédouins misérables et appauvris. Vous commettez des injustices dans votre propre pays et maintenant vous ciblez le nôtre. Vous ne créez que ravages, dévastations et chaos. Vous montez des chevaux qui ne vous appartiennent pas, vous portez des vêtements qui ne sont pas les vôtres, vous vous amusez avec les jeunes filles blanches de Rome, vous en faites des esclaves. Vous mangez des aliments que vous ne produisez pas, vous remplissez vos mains d’or, d’argent, de biens de valeur dont vous vous êtes appropriés par le pillage.. Mais nous vous laissons tout le butin que vous avez volé à nos coreligionnaires, à condition que vous quittiez nos terres. Si vous refusez, nous vous détruirons. »

L’Epée d’Allah ne fut guère impressionné. Il se mit à réciter le coran et à parler de Mahomet. Valan écouta exaspéré. Khalid poursuivit en appelant le Commandant suprême des chrétiens à réciter la « chahada » et à se convertir à l’islam en échange de la paix, ajoutant :

« Vous devez aussi prier, payer la zakat, faire le haj vers la maison sacrée (La Mecque) mener le djihad contre ceux qui refusent Allah… être l’ami des amis d’Allah et vous opposez à ceux qui s’opposent à Allah », (une référence à la doctrine du Al-wala’ wal-bara’ un terme arabe signifiant « loyauté et désaveu ». Selon cette doctrine, les musulmans devraient rester loyaux seulement envers leurs coreligionnaires et désavouer les non-musulmans dans leurs croyances erronées.)

« Si vous refusez, il ne pourra y avoir que la guerre entre nous… Et vous serez confrontés à des hommes qui aiment la mort autant que vous aimez la vie. »

« Faites ce que vous voulez », répondit Vahan. « Nous n’abandonnerons jamais notre religion et jamais nous ne vous payerons la jizya. »

Les négociations terminées, la situation s’envenima rapidement, quand 8 000 musulmans défilèrent devant le camp romain, brandissant les têtes décapitées d’environ 4 000 chrétiens au bout de leur sabre. C’étaient les restes des 5 000 soldats chrétiens envoyés en renfort par l’empereur Héraclius en provenance d’Amman, qui devaient rejoindre l’armée principale à Yarmouk. Tombés dans une embuscade, les Arabes les avaient atrocement massacrés.

Tandis que les cris d’Allahou Akbar retentissaient dans le camp des musulmans, les 1 000 captifs chrétiens encore en vie furent à leur tour frappés puis décapités les uns après les autres sous les yeux de leurs coreligionnaires. Des observateurs arabes parlèrent de scènes d’une confusion et d’une sauvagerie extrêmes. Rien n’a changé depuis : la barbarie et la cruauté de l’islam restent immuables.

*****

Ce sera donc la guerre. A la veille de la bataille, écrivit l’historien A.I. Akram « les musulmans passèrent la nuit à prier, à réciter le coran et à se rappeler les deux bénédictions qui les attendaient : soit la victoire et la vie, soit le martyre et le paradis. »

Les chrétiens eux allaient se battre pour défendre la vie, la famille, la foi. Au cours du discours précédant le combat, Vahan expliqua que « ces Arabes en face de vous cherchent à réduire vos enfants et vos femmes en esclavage. »

Un autre général incita les hommes à se battre avec ardeur sinon les Arabes « conquerront vos terres et feront subir les derniers outrages à vos femmes. »

De telles craintes n’étaient pas injustifiées. Alors que les Romains étaient agenouillés en prière, le général arabe Abu Sufyan, se pavanait sur son destrier, brandissant son sabre, exhortant les musulmans « au djihad pour la cause d’Allah », afin de s’emparer des terres, des villes des chrétiens et réduire leurs femmes et leurs enfants en servitude.

La bataille dura 6 jours. Les forces romaines franchirent les lignes de défense arabes et selon des sources musulmanes, ils auraient pu mettre en déroute l’armée ennemie si les femmes arabes n’étaient pas intervenues. Avant la bataille, le général Abu Sufyan s’adressa aux musulmanes : « même si d’après les déclarations du prophète, les femmes manquaient de cerveau et de religion, elles pouvaient malgré tout aider en jetant des pierres et des piquets de tente sur les soldats arabes qui se retiraient de la bataille. Elles étaient invitées à continuer jusqu’à ce que les hommes humiliés retournent au combat. »

Effectivement, à chaque fois que des rangs de musulmans se repliaient, les femmes leur lançaient des pierres, les frappaient ainsi que leurs chevaux et leurs chameaux avec des piquets de tente en les narguant :

« Qu’Allah maudisse ceux qui fuient l’ennemi. Souhaitez-vous nous donner aux chrétiens ? … Si vous ne les tuez pas, alors vous n’êtes pas nos hommes. »

Hind, la femme d’Abu Sufyan aurait combattu l’avancée des Romains en hurlant : « Coupez les extrémités (des phallus) des incirconcis ! ». Dopés par son audace, les musulmans parvinrent à repousser les Romains vers leur position initiale.

Le quatrième jour, les musulmans poursuivirent des soldats chrétiens qui battaient en retraite. Aucune femme chrétienne n’était présente pour forcer les fuyards romains à reprendre le combat. Une multitude d’archers vinrent à leur aide et lancèrent une pluie de flèches sur les Arabes. Tout ce que l’on pouvait entendre était : « Ah ! mon œil ! » Dans une totale confusion, les musulmans s’emparèrent des rênes de leurs chevaux et s’enfuirent. Ce jour-là, quelque 700 musulmans perdirent un œil.

Concernant le sixième et dernier jour de la bataille, des sources musulmanes accordèrent une grande importance à l’infanterie lourde du flanc droit de l’armée romaine, qualifiant ses soldats de guerriers des plus puissants. Ces derniers s’étaient enchaînés les uns aux autres pour montrer leur détermination et jurèrent par le « Christ et la Croix » de se battre jusqu’au dernier homme. Khalid exprima sa préoccupation face à leur détermination. Il ordonna aux musulmans situés au centre et à la gauche de l’armée arabe de bloquer les chrétiens, tandis qu’il conduirait des milliers de cavaliers et de chameliers encercler la gauche de l’infanterie romaine, qui était séparée de la cavalerie.

Pour aggraver la situation, une terrible tempête de sable se leva. Les Arabes étaient habitués à ce phénomène, les Romains beaucoup moins. Dans cette situation chaotique, le grand nombre de soldats romains s’avéra contre-productif. S’ensuivirent des combats féroces des plus désespérés. Partout, les armes s’entrechoquaient, les hommes hurlaient, les chevaux hennissaient et le sable soufflait sur la masse de combattants. Incapable de manœuvrer, une grande partie de la cavalerie chrétienne se retira vers le nord.

Réalisant qu’ils étaient désormais seuls, l’infanterie chrétienne, y compris les hommes enchaînés, maintint la formation et se retira vers l’ouest. Ils furent rapidement pris au piège entre le marteau et l’enclume islamique. Un croissant d’Arabes se déployant du nord au sud continua à les encercler par l’est, tandis qu’un demi-cercle de ravins escarpés du Wadi Ruqad s’érigeait devant les chrétiens à l’ouest, le seul pont surmontant le Wadi Ruqqad ayant déjà été conquis par Khalid.

Alors que l’obscurité descendait sur ce coin du monde, la dernière phase de la guerre se déroula en cette soirée du 20 août. Les Arabes, dont la vision nocturne était aiguisée par leur vie dans le désert, chargèrent les Romains pris au piège. Ces derniers selon les historiens musulmans combattirent vaillamment jusqu’au dernier.

L’historien Antonio Santosuosso écrivit : rapidement, le lieu se remplit du vacarme terrifiant des hurlements des musulmans et des cris de bataille. Les ombres se changèrent en lames qui pénétrèrent la chair. Le vent emportait les cris des chrétiens, tandis que l’ennemi s’insinuait furtivement dans leurs rangs au son infernal des cymbales, des tambours et des hurlements. Cela dut être encore plus terrifiant, car les chrétiens ne s’attendaient guère à ce que les musulmans attaquent la nuit tombée. »

La cavalerie musulmane continua à frapper l’infanterie romaine utilisant les genoux et les sabots de leurs chevaux pour faire chuter les guerriers fatigués. Les forces restantes de l’armée impériale, y compris les hommes enchaînés, acculés aux bords des ravins, précipitèrent dans les gouffres. D’autres soldats s’agenouillèrent, firent une prière et le signe de la croix et attendirent leurs bourreaux. Ce jour-là, il n’y eut aucun prisonnier. « L’armée byzantine rassemblée par l’empereur Héraclius pendant un an avait cessé d’exister. Il n’y eut aucun repli, aucun combat d’arrière-garde, aucun survivant. Plus rien ! » écrivit l’historien John Bagot Glubb, lieutenant général britannique.

Et tandis que la lune illuminait le ciel de sa lueur blême, les vainqueurs dépouillaient les morts et les cris d’Allahou akbar » « Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et Mahomet est son messager » retentissaient dans la vallée de Yarmouk.

*****

Cette victoire décisive de l’armée islamique ouvrit la voie aux conquêtes musulmanes du VIIe siècle. L’impact de cette victoire fut dévastateur pour les pays chrétiens. L’effet domino se poursuivit et une vingtaine d’années après la bataille de Yarmouk, le Levant chrétien (la Syrie, berceau de la foi et l’Egypte avec Alexandrie, le puissant siège chrétien) disparaissait.

« Jamais auparavant ne se produisit une telle révolution. Aucune attaque antérieure ne fut aussi soudaine, aussi violente, aussi victorieuse », fit remarquer l’historien Hilaire Belloc.

Anastasisus de Sinaï, assista à l’invasion de son pays l’Egypte par les armées musulmanes quatre ans après Yarmouk.

Il se référa à la Bataille de Yarmouk comme « la première chute terrible et irréparable de l’armée impériale romaine.

« Je parle de l’effusion de sang à Yarmouk… suivie par la capture et l’incendie des villes de Palestine, y compris Jérusalem et Césarée. Après la destruction de l’Egypte suivirent la dévastation des pays et des îles méditerranéennes et l’asservissement des populations, réduites en esclavage. »

En effet, plusieurs décennies après Yarmouk, toutes les anciennes terres chrétiennes situées entre la Grande Syrie à l’est et la Mauritanie (englobant des parties de l’Algérie et du Maroc d’aujourd’hui) à l’ouest avaient été conquises par l’islam. Ainsi, les deux tiers des riches terres chrétiennes furent englouties de manière permanente par l’épée du djihad. Et par la suite, grâce aux Ottomans, les armées musulmanes conquirent les trois quarts du monde chrétien, selon l’historien Thomas Madden.

Mais contrairement aux envahisseurs germaniques, qui embrassèrent la foi chrétienne, adoptèrent la culture, la civilisation et les langues des pays européens conquis, les arabo-musulmans imposèrent leur religion, leurs coutumes, leurs interdits, leur langue aux pays soumis par l’épée d’Allah.

Alors que les Arabes autrefois étaient limités à la péninsule arabique, de nos jours le monde arabe consiste en 22 nations à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord et son influence sur le monde occidental est de plus en plus néfaste.

Si les envahisseurs musulmans avaient été terrassés par l’armée de l’Empire romain d’Orient lors de la bataille de Yarmouk et renvoyés en Arabie, le monde se serait développé d’une manière radicalement différente et le serpent islamique serait resté dans son trou du désert arabique, d’où il n’aurait jamais dû sortir pour le bien de l’Humanité.

Il est dommage de constater que si la plupart des Occidentaux ignorent tout de cette bataille et de ses conséquences funestes pour la Chrétienté et le monde libre, ils sont évidemment encore moins conscients du fait que la bataille de Yarmouk continue à être une source d’inspiration des djihadistes contemporains, ces « mauvais musulmans » traités de criminels psychotiques, par les apologistes de l’islam, n’ayant rien à voir avec le véritable islam, religion d’amour et de paix.

Comme le lecteur attentif l’aura sans doute remarqué, la continuité entre les paroles et les actes de l’EI et ceux de ses prédécesseurs il y a environ 14 siècles est frappante. Ceci est bien sûr intentionnel.

Quand l’EI proclame : « le sang américain est le meilleur et nous le goûterons bientôt » ou « nous aimons la mort comme vous aimez la vie » ou « nous briserons les croix et réduirons vos femmes en esclavage » il cite mot pour mot Khalid bin al-Walid et ses compagnons, se plaçant ainsi sur les traces des premiers conquérants islamiques de la Syrie.

De même, le drapeau noir de l’EI est inspiré à dessein de la bannière noire de Khalid.

Son invocation des houris, esclaves sexuelles célestes de l’islam promises aux martyrs, est basée sur les anecdotes de musulmans agonisant sur les bords de la rivière Yarmouk et accueillis au paradis par les vierges aux grands yeux noirs.

Et le massacre rituel chorégraphié d’« infidèles », dont le plus infâme fut celui des 21 chrétiens coptes sur une plage libyenne reproduit le massacre rituel des 1 000 soldats romains capturés la veille de la bataille de Yarmouk, décapités l’un après l’autre sous les yeux de leurs coreligionnaires.

S’agissant de l’histoire militaire de l’islam et de l’Occident, les leçons tirées de ce récit sont importantes à l’heure actuelle, du moins pour comprendre l’esprit des djihadistes.

Ce récit est extrait du livre de Raymond Ibrahim « Sword and Scimitar: Fourteen Centuries of War between islam and the West » (L’Epée et le Cimeterre : 14 siècles de guerre entre l’islam et l’Occident »

Le CAIR, [Council on American-Islamic Relations] un puissant groupe de défense des droits des musulmans d’Amérique, lié au Hamas et aux Frères musulmans, très apprécié par Obama) a tout essayé pour empêcher Raymond Ibrahim de présenter son livre lors d’une conférence prévue à « l’US Army War College ». (USAWC)

En effet, la campagne de propagande hystérique à l’égard de l’auteur d’origine égyptienne Raymond Ibrahim orchestrée par le CAIR le décrivit comme un « raciste » et un « nationaliste blanc ». Le CAIR fit croire que si Ibrahim était autorisé à s’exprimer devant les étudiants de l’USAWC, il inciterait par ses paroles les soldats américains à commencer à assassiner les musulmans dans les rues.

« La rhétorique d’Ibrahim normalise et justifie la violence contre les musulmans, un problème en pleine expansion au sein de l’armée. Disons-le carrément au USAWC : si vous n’annulez pas l’invitation à Ibrahim et ne dénoncez pas sa rhétorique islamophobe, non seulement vous avaliserez la haine anti-musulmane, mais vous nourrirez dangereusement l’islamophobie et le nationalisme blanc à l’intérieur de l’armée. »

Toujours la même tactique islamique de l’inversion pour réduire au silence quiconque exprime la vérité sur l’islam, cette si belle et innocente religion. Jamais le CAIR n’intervient pour demander l’annulation des sermons de haine des imams incitant les doux musulmans à massacrer les infidèles. Bien au contraire, il les cautionne, car son but est d’imposer la loi d’Allah en distillant la peur dans le cœur des incroyants. Et cela, une fois encore, a magnifiquement fonctionné. Surtout ne pas révéler la vérité sur l’islam « d’amour » ni sur son expansion « pacifique » comme enseigné dans les écoles publiques, cela pourrait nuire à la cause d’Allah.

La capitulation de « l’USAWC au CAIR, lié au terrorisme islamique, incita une dizaine de membres du Congrès à exprimer leur vive inquiétude au Commandement de l’US Army War Collège.

« L’annulation de la conférence de Monsieur Ibrahim sur un problème actuel critique pour notre nation non seulement met en danger la liberté académique et l’esprit critique et d’analyse de nos hauts responsables, mais aussi la sécurité nationale, et ce de plusieurs manières. En ayant adapté son programme universitaire aux demandes d’une tierce partie, notamment une organisation ayant des liens terroristes, l’USAWC a privé nos hauts dirigeants d’un point de vue équilibré et d’une analyse critique nécessaires à la réussite sur le champ de bataille et à l’avenir de notre Nation. »

Mais la peur de froisser les musulmans semble avoir été plus forte que la défense de la liberté d’expression et de la sécurité de la nation. Pour une école militaire, cette capitulation à la cinquième colonne présente dans le pays interpelle à juste raison quiconque s’inquiète du danger de l’islam.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Sources :

. « ISIS blueprint for terror: the battle of Yarmuk » Raymond Ibrahim (FrontPage Mag) Sword and Scimitar: Fourteen Centuries of War between Islam and the West».

. «Ten Congressmen express grave concern, «Extreme Disappointment» with War College’s surrender to terrorist-tied CAIR.» (FrontPage Mag) (traduit et adapté par Rosaly)

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