Publié par Gaia - Dreuz le 23 septembre 2019

Source : Valeursactuelles

Pointée du doigt pour ses absences répétées aux réunions du Conseil de l’Arctique, l’ambassadrice des pôles a eu bien du mal à justifier son aller-retour islandais en avion privé.

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Ségolène Royal est en délicate posture. Après avoir été épinglée pour ses multiples absences aux réunions du Conseil de l’Arctique, l’ambassadrice des pôles nommée par Emmanuel Macron a de nouveau été mise dans l’embarras lors d’un passage au micro de l’émission « Quotidien », diffusée vendredi 20 septembre.

« Je fais attention au bilan carbone »

L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, qui se verrait bien tenter sa chance à nouveau en 2022, avait à cœur de démentir les « affirmations mensongères » selon lesquelles elle ne se serait rendue à aucune des réunions au programme du Conseil de l’Arctique. « Je suis dans toutes les réunions, la France est membre actif à part entière », fait-elle valoir, sans réellement indiquer si elle avait personnellement assisté à ces rendez-vous. Et de se justifier, semblant confirmer malgré elle les accusations : « Je ne me balade pas pour le plaisir, comme d’autres peut-être le font. Je fais attention aux déplacements, qu’ils soient vraiment utiles. Et je fais attention au bilan carbone »», explique-t-elle.

Sauf que son interlocutrice, la journaliste Valentine Oberti, l’attendait au tournant. Cette dernière rappelle alors à l’ancienne ministre de l’Environnement sa présence, en juillet 2018, à l’inauguration du Lapérouse, un luxueux bateau de croisière, en Islande. Ségolène Royal avait alors effectué un aller-retour dans un avion spécialement affrété pour l’occasion, et ce dans la même journée. Niant d’abord catégoriquement ces informations, elle se rappelle soudainement de ce voyage lorsque son interlocutrice déplie sous ses yeux une photo de la cérémonie où elle apparaît.

« Ce n’est pas aux frais de l’État »

« Oui ? Et alors ? Ce n’est pas aux frais de l’État, contrairement à ce que vous insinuez », s’agace-t-elle. Rejetant ensuite l’idée selon laquelle les vols en avion ne seraient pas écologiques, l’ambassadrice des pôles tente de se raccrocher à la fibre bleu-blanc-rouge, soulignant que la compagnie maritime qui a affrété les avions, Ponant, est française. « Les paquebots de la compagnie Ponant font très attention à leur bilan carbone et compensent leur bilan carbone, ce qui n’est pas le cas de toutes les sociétés », a-t-elle cru bon d’ajouter. Si ses billets d’avion n’étaient peut-être pas aux frais de l’État, ceux-ci ne sont définitivement pas dénués d’empreinte carbone.

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