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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 28 septembre 2019
Jacques Chirac, Yasser Arafat -Ramallah, 23 octobre 1996

En avril 1996 au Caire, le président Chirac proclame son ambition de faire de « la politique arabe de la France, une dimension essentielle de sa politique étrangère ». On peut en observer les effets aujourd’hui dans les rues françaises.

Jacques Chirac, surnommé Chirac d’Arabie* dans un livre d’Eric Aeschimann et Christophe Boltanski, nourrissait un intérêt culturel particulier pour le monde arabe. Il nouera des relations personnelles avec plusieurs de ses dirigeants.

Il avait à l’égard du monde arabe un attrait, une sensibilité, une compréhension naturelle des situations historiques.

Hervé de Charette, ancien ministre français des Affaires étrangères

De Charette ignorera que la sensibilité de Chirac disparaissait lorsqu’il fermait les yeux sur les terribles violations des droits de l’homme qui transpercent le monde arabe.

Devant la dépouille mortelle du terroriste Yasser Arafat en 2004, le chef de l’Etat français versera de vraies larmes. Les deux hommes avaient noué une sincère relation d’amitié. Songez-donc, ami d’un tueur de juifs.

Yasser Arafat, décédé en France sous la bienveillance du président français, qui lui a même tenu la main dans les moments difficiles, appelait ce dernier « Docteur Chirac », pour avoir fait revivre la politique arabe et méditerranéenne de la France, dans son discours du Caire en avril 1996.

Chirac avait de nombreux autres amis dans le monde arabe. Saddam Hussein, Moubarak, Hassan II, Bouteflika, Abdallah II de Jordanie et le roi Fahd d’Arabie ont tous eu des relations de proximité avec le président français.

Et bien entendu, Chirac entretiendra une amitié solide qui durera 20 ans avec le Premier ministre libanais Rafiq Hariri (dont la fortune profitera avantageusement au financement du RPR).

J’ai expérimenté au Caire, à Beyrouth, à Damas, mais aussi à Alger, ce qu’était la popularité naturelle de Chirac dans le monde arabe.

Hervé de Charette, ancien ministre français des Affaires étrangères

Bienveillance coupable envers le terrorisme

Lors d’une interview pour le Washington Times, Chirac critiquera durement la politique arabe des Etats-Unis.

Souvenez-vous qu’à chaque fois qu’on attaque un Arabe n’importe où, tous les Arabes font preuve de solidarité à l’égard de ceux qu’ils perçoivent comme étant la victime.

Je suis vraiment étonné qu’un pays comme les États-Unis ne comprenne pas cela, et qu’il opte toujours pour une solution rapide et « qui fait du bien ». C’est irresponsable.

Concernant les attentats, notamment celui de la rue de Rennes à Paris [le 17 septembre 1986 à Paris, un attentat dans le magasin Tati fait 7 morts et 55 blessés lors de l’explosion revendiquée par le CSPPA, le Comité de Solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient], le quotidien rapporte :

M. Chirac a exprimé avec force l’opinion selon laquelle la récente vague d’attentats terroristes ou le complot contre l’avion El AI à Londres étaient « de la bibine » par rapport à l’énormité du problème de la « marée noire du fondamentalisme musulman » qui submergeait le Proche-Orient.

« L’Occident doit gérer cette énorme crise avec beaucoup de prudence et ne pas se laisser détourner par quelques bombes qui explosent dans les rues de leurs capitales » , dit Chirac.

La grande bombe n’est pas celle qui explose rue de Rennes, mais celle qui pourrait exploser partout dans le monde arabe si le public arabe, l’opinion publique arabe, est mise dos au mur. C’est la vraie bombe.

Sa marque sur le monde arabe restera jusqu’à Ramallah, en Judée Samarie juive toujours occupée par les Arabes, où, avec le général de Gaulle, Chirac a une rue en son nom, et même un timbre-poste, émis après la mort d’Arafat.

De nouveaux timbres-poste, émis par l’Autorité palestinienne après la mort d’Arafat, honorent le président français Jacques Chirac– une reconnaissance du soutien inlassable que Chirac a apporté à Arafat sur la scène internationale. Après la mort d’Arafat en novembre 2004, Chirac l’a qualifié d' »homme de courage » et a déclaré : « Je m’incline devant le président Yasser Arafat et je lui rends hommage ».

Il n’est pas surprenant que l’Autorité palestinienne corrompue ait souhaité récompenser Chirac.

Lors d’une réunion d’adieu avec Chirac en 2007, le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré que la ville de Ramallah allait « renommer l’une des rues les plus importantes » en son honneur. Le porte-parole de Chirac a déclaré que le dirigeant français « a beaucoup apprécié ce geste ».

Après des entretiens à l’Elysée, Abbas a déclaré :

L’objectif de cette visite était de remercier ce grand homme [Chirac] pour tout ce qu’il a fait pour le peuple palestinien. Chirac a toujours été le bienvenu dans les territoires palestiniens.

Pour sa part, Chirac a remercié Abbas pour ses efforts (quels efforts ?) en vue de libérer le correspondant de la BBC Alan Johnston, qui avait été enlevé par des terroristes à Gaza. La presse n’a pas indiqué si Chirac a évoqué l’enlèvement du Franco-Israélien Gilad Shalit avec le président palestinien.

Jérusalem, le coup de gueule anti-israélien

Le 22 octobre 1996, dans les rues de Jérusalem, le président français se laisse aller à un coup de sang mémorable contre les forces de l’ordre israéliennes.

Qu’est-ce qu’il y a encore, je commence à en avoir assez ! » commence-t-il à maugréer en français.

What is still a problem? I’m getting tired of it. What do you want? That I take the plane and that I return to France? That’s what you want? So let them do it! There is no problem, no danger. It’s not a method, it’s provocation. Now, please stop« , crie Chirac à la face d’un policier israélien complètement médusé.

La séquence va faire le tour du monde. Elle solidifie l’image de la politique arabe et anti-israélienne de Jacques Chirac auprès du monde arabe.

Le lendemain, il est accueilli en triomphe à Ramallah, puis à Gaza où il est invité à inaugurer une rue Charles-de-Gaulle. Ces quelques secondes d’impertinence accompagneront Jacques Chirac dans tous ses déplacements dans cette région pendant plus d’une décennie.

Les Palestiniens n’ont jamais oublié cette scène dans la vieille ville de Jérusalem, emblématique de la politique arabe que Jacques Chirac a menée après son élection en 1995.

Hostile à Israël

Lorsque la deuxième Intifada palestinienne commença en 2000, le leader français multiplia les initiatives. Mais elles n’eurent aucun effet sur l’apaisement de la violence ou du terrorisme.

Jacques Chirac ne parviendra pas non plus à empêcher Israël de révéler au monde que Yasser Arafat n’était pas palestinien mais égyptien, et d’exposer les preuves de son goût pour le terrorisme, qu’il facilitera, voire organisera.

La France obtiendra cependant le transfert et l’hospitalisation de Yasser Arafat à Clamart, près de Paris, où il est décédé le 11 novembre 2004.

Aujourd’hui, une rue de Ramallah porte donc le nom de l’ancien président français, et on vend depuis longtemps des T-shirts à son effigie dans les échoppes. Vingt-trois ans après sa visite à Gaza, le souvenir demeure vivant dans les territoires disputés.

En septembre 2003, durant une rencontre qui durera 90 minutes, le président français déclarera aux dirigeants juifs que même si le président palestinien Arafat est à blâmer pour l’échec de l’accord de paix avec le Premier ministre israélien Ehud Barak, Israël doit travailler avec Arafat, car lui seul peut parvenir à un accord.

Selon Abraham Foxman, directeur national de l’ADL, la Ligue contre la diffamation, cette déclaration n’a pas été très appréciée par la demi-douzaine de dirigeants juifs qui rencontraient Chirac au consulat de France.

Arafat en veut toujours un peu plus », déclara plus tard Foxman au magazine The Jewish Week, ajoutant qu’il trouvait « offensant » d’entendre Chirac suggérer que parce qu’Arafat est le dirigeant palestinien, le fait qu’Israël refuse de traiter avec lui « envoie le message qu’Israël refuse un règlement pacifique ».

« Et il est convaincu d’avoir raison, » expliquait Foxman à propos de Chirac.

Chirac se sentait proche des Palestiniens. Bernard Billaud, son secrétaire privé à la mairie de Paris déclara :

Bien que sa position officielle ne soit pas de soutenir un État palestinien, en secret, il le soutient. »

En 1980, Chirac lui aurait confié :

En continuant à allier exigences et intolérance, les juifs ressusciteront l’antisémitisme et Israël pourrait bien un jour être rejeté à la mer. Leur politique est irresponsable. Je commence franchement à trouver leur comportement insupportable.

L’Histoire prouvera qu’il était dans l’erreur, et que ce qui était insupportable, c’était une bêtise crasse dissimulée dans une élocution parfaite et une élégance discrète.

Et à l’occasion de l’annexion par Israël de la zone tampon du plateau du Golan en 1981, il parlera d’un acte de « piratage ». Là encore, il se trompait car il ne comprenait pas la géopolitique, et la réalité du danger que la Syrie menaçante faisait courir à Israël.

En 1986, alors qu’il est Premier ministre, il fera une déclaration incendiaire contre l’Etat juif, lors d’une interview pour le Washington Times :

Ils sont bouleversés quand une bombe explose au mur des Lamentations, mais ils semblent oublier que ce que les Arabes voient, c’est qu’Israël pilonne les camps palestiniens et tue et mutile toutes sortes d’innocents.

Et il ira jusqu’à accuser Israël, lors d’une interview conduite par Arnaud de Borchgrave, l’éditeur en chef du Washington Times, d’avoir comploté avec la Syrie pour faire exploser un avion de ligne d’EL AL à l’aéroport Heathrow de Londres.

M. Chirac avait fait remarquer que le chancelier ouest-allemand, Helmut Kohl, et le ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher pensaient qu’un prétendu complot visant à faire sauter un avion de ligne israélien en avril était une machination.

Selon le journal, M. Chirac a déclaré que les deux responsables ouest-allemands lui avaient dit que l’opération était probablement planifiée par les services secrets israéliens et les factions politiques syriennes, et non par le gouvernement syrien du président Hafez al-Assad.

« Qui était derrière tout ça [la préparation de l’attentat] ? » demande le rédacteur en chef.

Sûrement des gens connectés avec le Mossad d’Israël en collaboration avec certains groupes syriens proches d’Assad qui cherchent à le
renverser, répond Chirac.

Chirac niera avoir fait cette déclaration, le journal menaça de publier l’enregistrement audio si le Français s’obstinait à nier. Chirac cessa de nier.

Un représentant du journal déclara que si M. Chirac persistait à nier l’exactitude de son compte rendu, le journal publierait la cassette audio de l’interview, qui a été conduit en français.

En 2003, celui que Yasser Arafat surnommait le « Docteur Chirac » avait cependant perdu de sa superbe, depuis le 11 septembre 2001 où les États-Unis furent les seuls à mener une guerre totale contre le terrorisme, et où la France de Chirac, dramatiquement absente, était considérée comme regardant ailleurs, loin de ce danger contre ses citoyens qu’il ne voulait pas voir, car lui était protégé par des gardes armés.

Les riches amis libanais

En mai 2007, à la fin de son mandat présidentiel, Chirac et sa femme logeront gratuitement– la taxe d’habitation est même payée par leurs hôtes– pendant 8 ans dans un très luxueux appartement de 400 m2 possédant 3 grandes pièces de réception avec vue sur le Louvre, 5 chambres, 2 cuisines, 3 salles de bain et… 5 parkings ! (les Parisiens apprécieront), situé 3, quai Voltaire à Paris, et appartenant à la famille de Rafiq Hariri, assassiné à Beyrouth par le Hezbollah lors d’un attentat commandité par le président syrien Bashar al Assad, le 24 février 2005.

Les Palestiniens ont perdu l’un des plus fervents défenseurs de leur cause, a déclaré un témoin palestinien ce vendredi 27 septembre, à l’annonce de la mort de l’ancien président français.

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