Publié par Gaia - Dreuz le 1 septembre 2019

Source : Valeursactuelles

L’été, Le Grau-du-Roi, station balnéaire de Camargue d’ordinaire tranquille, voit affluer des centaines de jeunes des cités sensibles de Nîmes dans un TER subventionné par la région Occitanie. Vols, dégradations, attitudes provocantes : riverains et commerçants en ont assez. Reportage.

De juin à septembre, c’est une cité aux allures de petite ville encerclée. À heure fixe, cinq fois par jour dans la semaine, six fois les week-ends, la microscopique gare du Grau-du-Roi, station balnéaire gardoise plantée au beau milieu de la Camargue, ressemble à une place forte, sous ses pins parasols, ses tamaris roses et ses palmiers qui ont du mal à pousser. Grilles fermées, gendarmes fouillant les sacs, agents de la sûreté ferroviaire sur les dents et médiateurs aux aguets, sans compter les rondes de la police municipale : jusqu’à 15 personnes viennent filtrer les passagers de l’unique ligne de train rejoignant quotidiennement, depuis Nîmes, à 40 kilomètres de là, ce petit port de pêche de 8 500 habitants. Un voyage à tarif unique, copieusement subventionné par la région Occitanie, à présidence socialiste, et surtout à un prix imbattable : 1 euro par passager et par trajet. Or, ce qui devait être à l’origine – en 2011 – le train des familles modestes nîmoises est très vite devenu celui de la petite délinquance, au grand dam des habitants, des commerçants et des touristes qui se demandent où ils ont atterri, obligés de cohabiter, dans les ruelles pittoresques du Grau-du-Roi et sur la plage du centre-ville, avec ces voyageurs venus des quartiers difficiles de la “Rome française”.

Le cocktail estival, drogues, agressions et burkini

Un petit tour au seul supermarché du centre-ville suffit à mesurer l’ampleur du phénomène et du ras-le-bol. Pour la saison estivale, Gaël Cailleton, patron de ce Super U, a dû embaucher deux vigiles. « Et encore, il y a deux semaines, j’avais aussi des videurs de boîtes de nuit » , se plaint-il. À chaque arrivée de train, ce magasin prend, lui aussi, des allures de forteresse assiégée. « On ferme trois portes sur quatre, face à cette marée humaine qui débarque. Et tout ça pour des gamins de 14 et 15 ans qui se promènent sans accompagnateurs…

Lire la suite sur Valeursactuelles

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous