Quantcast
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 5 octobre 2019

Le président Trump, fidèle à sa réputation de contre-punch, rend coup sur coup dans le dossier d’impeachment. Les Démocrates sont sonnés.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Lorsque les Démocrates ont révélé les accusations d’un lanceur d’alerte au sujet d’une communication entre le président Trump et le président Zelensky, Trump a eu un premier trait de génie.

Il leur a coupé l’herbe sous le pied en rendant publique, fait unique, l’intégralité de la conversation téléphonique, laquelle détruit l’accusation d’abus de pouvoir et de chantage à l’aide militaire à l’Ukraine.

Nancy Pelosi et Adam Schiff

Hier, Nancy Pelosi, la Démocrate et présidente de la chambre des représentants qui a lancé une enquête préliminaire sur l’impeachment possible de Trump a déclaré que c’était un « jour triste » pour l’Amérique :

« C’est un moment très triste pour notre pays. Il n’y a pas de joie à cela. Nous devons être d’humeur sombre. Nous devons prier… J’en ai le cœur brisé.

L’impeachment n’a rien à voir avec la politique. La destitution est l’une des choses les plus conflictuelles qu’on puisse faire. »

Réponse du berger à la bergère

Vendredi matin, lors de sa conférence de presse, le président Trump a fait un second coup de Jarnac aux Démocrates qui paniquent pour Joe Biden.

Il a expliqué les raisons de sa demande de collaboration aux gouvernements chinois et ukrainien dans son enquête de corruption :

« Je me fiche de la campagne électorale de Biden. Je me soucie de la corruption, et tout ça, c’est une affaire de corruption.

Je me fiche de la politique. La politique, comme je crois l’avoir dit clairement hier, lorsque quelqu’un m’a posé la question, n’est pas la question.

La campagne [de Biden], c’est son affaire. La politique, ça dépend d’eux. Moi c’est l’affaire de corruption.

Ce que je veux faire, et ce que je pense avoir l’obligation et probablement le devoir de faire, c’est de m’occuper de corruption.

Nous enquêtons sur la corruption. »

Retour à l’envoyeur

Lorsqu’un journaliste a demandé au président pourquoi il a également lancé une enquête sur l’origine du dossier russe, par lequel il a été accusé à tort – puis totalement innocenté – d’avoir colludé avec Poutine pour se faire élire à la présidence, Donald Trump a fait une réponse brillante.

Il a rappelé aux journalistes qu’il a fait l’objet d’une enquête par Obama en 2016, et que maintenant, son administration enquête sur l’espionnage lancé par Obama.

J’ai fait l’objet d’une enquête. Par l’administration Obama !

J’ai fait l’objet d’une enquête de la part de l’administration Obama. Donc, en ce qui me concerne, nous voulons examiner ça, et nous voulons enquêter sur tout ce qui a trait à cette enquête.

Le vice-président Pence donne le coup de grâce

Interrogé par des journalistes qui tentaient de le piéger, le faire déraper sur les derniers propos de Trump, qui non seulement ne s’excuse* pas d’avoir demandé l’aide de l’Ukraine dans son enquête de corruption contre Joe Biden, mais demande maintenant, et publiquement, l’aide de la Chine, Mike Pence a répondu :

Nous avons été élus sur une promesse, qui est de nettoyer le marécage.

Et bien [l’enquête de corruption contre Joe Biden], c’est nous en train de nettoyer le marécage.

Comme c’est bon d’être journaliste sous la présidence de Donald Trump !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

*Une des pires choses qui puisse arriver à un journaliste, à un activiste de gauche, c’est qu’on refuse de s’excuser, de faire amende honorable, quand ils accusent et exigent une totale soumission. Pour cela, les journalistes vouent une haine infinie au président qui jamais ne s’excuse, jamais ne fait marche arrière, jamais ne regrette ce qu’il dit (la seule fois où il s’est excusé, c’est auprès de Meghan Kelly, après le premier débat présidentiel de 2016).

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz