Publié par Gaia - Dreuz le 6 octobre 2019

Source : La République des Pyrénées

On oublie ce qu’est une femme, ce qu’elle ressent, pour se focaliser uniquement sur le service que son corps va rendre. 

C’est un arrêt grave et inquiétant que vient de rendre la Cour de cassation. La plus haute juridiction française vient de décider qu’« une GPA réalisée à l’étranger ne peut faire, à elle seule, obstacle à la reconnaissance en France d’un lien de filiation avec la mère d’intention ». C’est, ni plus ni moins, une reconnaissance par la justice de la gestation pour autrui, en clair des mères porteuses, des femmes qui accouchent d’un enfant remis à sa naissance à la personne ou au couple de commanditaires, appelés aussi « parents intentionnels ». Dans le cas concerné, il s’agissait de jumelles nées par GPA en Californie il y a dix-neuf ans.

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Cette décision est d’autant plus grave que, la veille, l’Assemblée nationale avait voté un amendement autorisant la reconnaissance en France de la filiation d’enfants conçus par GPA. Ce vote serait dû à une erreur, nous assure-t-on. Mais comme cette reconnaissance était un engagement du candidat Macron, restons suspicieux, même si désormais la majorité s’affiche comme hostile à… cette promesse de campagne de son candidat ! L’important reste la décision de la Cour de cassation, qui aura un effet cliquet et, à terme, entraînera la GPA autorisée en France. Il suffira de plaider la discrimination financière, entre ceux qui ont les moyens d’aller à l’étranger et ceux qui ne les ont pas, pour en arriver à légaliser en France la marchandisation du corps humain.

On oublie ce qu’est une femme, ce qu’elle ressent, pour se focaliser uniquement sur le service que son corps va rendre. Porter un enfant neuf mois sera banalisé et élevé au statut d’un simple échange commercial. C’est la porte ouverte à toutes les dérives, basées sur l’exploitation économique des femmes les plus défavorisées : on peut imaginer qu’une femme qui ne souhaiterait pas mettre de côté sa carrière pour attendre un enfant pourra confier la charge de la grossesse à une autre femme. Une femme en détresse financière pourra alors louer son corps pour éponger ses dettes.

Les femmes les plus aisées utiliseront alors les services des femmes pauvres, ce qui, déjà, est la pratique dans certains pays pauvres, notamment en Inde. La semaine dernière, la police de Lagos, la plus grande ville du Nigeria, a découvert une nouvelle maternité illégale. Des femmes enceintes y étaient recluses, forcées de donner naissance à des bébés destinés à la vente. Or, en France, payer une mère porteuse, ce serait revenir sur une tradition qui est celle du « don », du sang, du sperme ou des organes, basé sur un de nos principes sacrés, l’inviolabilité du corps humain, pendant du fait que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Ce sont ces principes sacrés qui sont remis en cause.

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