Publié par Gaia - Dreuz le 7 octobre 2019

Source : Huffingtonpost

Selon le député Éric Diard, auteur d’un rapport sur la radicalisation au sein de la fonction publique, la police n’est pas épargnée.

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Ce n’était pas un coup de folie. Après des premières déclarations officielles selon lesquelles le drame survenu à la préfecture de police de Paris jeudi 3 octobre n’avait rien de terroriste, les pistes à l’étude évoluent très rapidement. 

Au lendemain des faits, le parquet national antiterroriste s’est effectivement saisi de l’affaire, expliquant enquêter sur un “assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste” et une “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. L’auteur des faits, Mickaël Harpon aurait ainsi pu se radicaliser, lui qui était converti à l’Islam depuis dix-huit mois. 

Or ce ne serait pas un cas isolé, comme l’a expliqué au micro d’Europe 1 le député Les Républicains des Bouches-du-Rhône Éric Diard. Co-auteur avec Éric Poulliat (LREM) d’un rapport publié en juin et portant sur la radicalisation dans la fonction publique, l’élu LR a effectivement déclaré qu’une trentaine de fonctionnaires étaient suivis pour ce motif au sein de la Police nationale. Il précise réviser à la hausse le chiffre communiqué par le Directeur général de l’institution, Éric Morvan, qui évoquait lui une “quinzaines” de cas. 

Et pour ce qui est de la préfecture de police de Paris, qui compte 43.000 agents, ils seraient “une quinzaine” à être suivis pour radicalisation, continue le député. En revanche, du fait du poste “stratégique” qu’occupait Mickaël Harpon, Éric Diard a exclu la possibilité qu’il ait pu être suivi tout en conservant ses fonctions. “Ce n’est pas possible.”

“Quand on est à un poste stratégique et qu’on est habilité défense, on n’a aucun lien, ni de près ni de loin, avec des courants fondamentalistes de l’Islam”, a poursuivi le député, toujours sur Europe 1. Et d’évoquer, si la radicalisation de l’auteur de la tuerie de la PP était avérée, la possibilité qu’il soit passé au travers “des trous de la raquette” en n’étant pas détecté à temps.

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