Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 octobre 2019

Le pape François a signalé une possible rupture avec une tradition séculaire de l’Église catholique. Il a convoqué une rencontre de trois semaines des évêques au Vatican, où l’exigence du célibat pour les prêtres fera l’objet de débat.

Martha McCallum est une des présentatrices vedettes de Fox News. Elle s’entretenait avec Jonathan Morris, auteur, analyste et commentateur de sujets religieux et ancien prêtre.

Martha McCallum : Pendant la messe, le pape n’a pas fait référence à la question du célibat, mais il a averti que si nous passons nos journées à nous contenter du fait que c’est ainsi que les choses se sont toujours passées, alors le don disparaît, étouffé par les cendres de la peur et le souci de défendre le status quo.

Jonathan Morris :

Tout d’abord, explique Morris, le fait de ne pas avoir de relations sexuelles ne donne pas envie d’abuser d’un enfant. Soyons très clair à ce sujet.

Mais ce dont parle ici le Pape François, et il semble que l’Église envisage la possibilité, c’est le fait qu’il n’y a pas assez de prêtres pour s’occuper de la congrégation.

Et nous parlons d’une congrégation de plus d’un milliard de personnes dans le monde.

La question est donc de savoir si le fait d’offrir ou non la possibilité d’ordonner des hommes mariés à la prêtrise, permettrait d’atténuer ce besoin, et c’est une vraie question.

Je ne sais pas s’il y a une réponse parfaite, mais le pape François dit : « Voyons voir ».

Dans certaines régions d’Amérique du Sud, il y a des régions où il y a 7200 catholiques pour un seul prêtre. C’est une révélation, parce que nous continuons d’entendre – les gens pensent que l’Église rétrécit – mais dans beaucoup de parties du monde, elle grandit : l’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique, sans aucun doute.

Oui mais j’ai un problème.

La question n’est pas de savoir si le prêtre doit être autorisé à se marier. Je pense que c’est une question très valable, qu’il faut affronter de face, à la fois à cause du besoin des prêtres, mais aussi pour d’autres raisons.

Mais ce que je n’aime pas, c’est la méthodologie adoptée par le pape François.

Il dit : « Il y a une région de l’Amazonie en Amérique du Sud qui a un grand besoin de prêtres ».

Dans ce cas, appelons des représentants de là-bas, et prenons une décision en fonction de cela.

François sait bien que ce qu’il suggère, ça va s’ouvrir au reste du monde.

Pape François, vous êtes le chef de l’Eglise universelle. Soyez plus clair. C’est un vrai problème. Amenez des représentants du monde entier, obtenez leur opinion, puis soyez le guide, et dites-nous pourquoi vous prenez cette décision.

Pourquoi je dis cela ? Parce que c’est un problème.

Tant de pasteurs évangéliques m’ont dit :

« Père Jonathan, remerciez Dieu pour l’Église catholique, parce que c’est la voix la plus forte et la plus unie sur des questions comme le respect de la vie, l’avortement, ou même la divinité de Jésus. Et la mission salvatrice de Jésus. »

Nous avons besoin de l’Église catholique en tant que fer de lance pour la foi et le dogme, pour la doctrine, pour la croyance.

Le Pape François a dit : « créons la confusion, la confusion n’est pas mauvaise. Écoutons la confusion et décidons ensuite. »

D’une certaine manière, j’ai compris.

Mais la raison pour laquelle l’Église catholique a été si forte pendant 2 000 ans n’est pas à cause d’un encadrement parfait, mais à cause de l’unité de la foi et de la morale.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : transcription, traduction et adaptation, © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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