Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 octobre 2019

Jusqu’à présent, Twitter, la plateforme de médias sociaux indispensable au monde politique, censure la droite et aide la gauche.

Jusqu’à présent, Twitter désabonne des utilisateurs qui suivent des personnalités proéminentes de droite ; il « shadow ban », c’est à dire empêche les abonnés de voir des milliers messages de droite, sans que les auteurs des messages ne le sachent ; et il ferme des comptes qu’il juge insultant et enfreignant ses « règles de communauté ».

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Jusqu’à présent, la logique de Twitter est à peu près celle-ci :

  • Twitter étant une entreprise privée, il n’est pas contraint de protéger la liberté d’expression de ses utilisateurs, et peut donc censurer les voix de droite et ceux qui diffusent des messages de haine.
  • Mais si une personnalité de droite est insultée, victime de messages de haine, ou diffamée par des tweets que Twitter refuse de supprimer, il ne peut pas poursuivre Twitter en justice, parce qu’il atteint à la liberté d’expression des diffamateurs, et de Twitter.

La logique médiatique est encore plus simple :

  • Twitter ne censure personne. Prétendre le contraire est une conspiration de droite.
  • Pour punir ceux qui ont osé dire qu’ils sont censurés par Twitter, nous allons faire en sorte, avec l’aide de groupuscules fascistes comme Sleeping giants, de bloquer leurs comptes Twitter.

Et ça marche très bien. Dreuz par exemple, est shadow banned par Twitter*.

Entre en jeux Devin Nunes, membre Républicain important du Congrès.

Il a poursuivi Twitter en justice, qui a laissé des utilisateurs l’insulter, le calomnier, le traîner dans la boue, sans les censurer, ignorant ses propres règles.

Devin Nunes avait intenté une poursuite en justice qui pourrait changer la façon dont se joue le jeu politique. Nunes a affirmé que la stratège politique Républicaine Liz Mair avait mené une campagne de diffamation contre lui en utilisant Twitter, et que d’autres utilisateurs de Twitter se faisant passer pour la « vache » et la mère de Nunes l’avaient également diffamé, suggérant un complot.

Nunes réclame 250 millions de dollars à Twitter de dommages-intérêts. Et le procès pourrait avoir un grand impact sur la façon dont le jeu politique se joue, et comment Twitter censure les voix sur Internet.

La poursuite intentée par M. Nunes demande 250 millions de dollars en dommages-intérêts compensatoires et 350 000 $ en dommages-intérêts punitifs, mais elle demande également une injonction pour forcer Twitter à révéler les noms et coordonnées des comptes des imposteurs, et à suspendre les comptes des utilisateurs qui le diffament. Le membre du Congrès reproche à Twitter de leur avoir permis de s’exprimer librement et exige que l’entreprise de médias sociaux supprime les messages diffamatoires.

Et la semaine dernière, à la surprise du monde politico-médiatique, le juge John Marshall a accusé Twitter et a rejeté l’argument de l’entreprise selon lequel Nunes n’avait aucun motif de poursuivre Twitter, basé à San Francisco, en Virginie. Twitter, qui voulait gagner du temps et trouver un juge plus compréhensif, a soutenu que l’affaire devait être jugée devant un tribunal californien.

Marshall a statué que la Cour de circuit du comté de Henrico avait compétence, parce que Mair a écrit des tweets qui étaient critiques à l’égard de Nunes alors qu’elle vivait et travaillait en Virginie.

Nunes a fait valoir, dans des documents juridiques, que la prétendue « négligence » de Twitter en ne supprimant pas ses messages a affecté sa réputation en Virginie.

La poursuite était la première de cinq poursuites intentées par Nunes cette année, car il affirme que divers groupes ont conspiré contre lui alors qu’il était président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants – et qu’il enquêtait sur les auteurs du hoax de collusion de Trump avec la Russie.

Interrogé pour savoir si Twitter, qui est une entreprise privée, n’avait pas le droit de faire ce qu’elle veut sur sa plate-forme, Nunes a répondu que Twitter n’est plus une entreprise privée, car le réseau social est devenu la place de débat, et parce qu’aucun politicien ne peut plus être élu à aucun poste s’il n’a pas accès à Twitter.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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