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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 octobre 2019

Point clé numéro 1 : ce n’est pas le travail de l’Amérique d’être le geôlier permanent d’ISIS. Les forces européennes sont tout aussi capables de servir de gardien de prison que les Américains.

Point clé numéro 2 : Le rôle de l’Amérique n’est pas de rester en Syrie pour toujours. Il s’agit d’écraser les menaces qui pèsent sur la sécurité des États-Unis et du monde à mesure qu’elles émergent, puis de laisser les autres – Turcs, Kurdes, Européens, Russes, soldats de la paix de l’ONU – maintenir le nouveau statu quo.

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Ces points étant rappelés, le mandataire islamiste d’Ankara exécute apparemment des prisonniers kurdes et tue des civils. La Turquie mène une violente campagne contre les combattants et les civils kurdes dans tout le nord-est de la Syrie. Des forces de substitution soutenues par la Turquie et liées à des groupes extrémistes libèrent délibérément les détenus affiliés à l’État islamique des prisons non gardées.

Et l’Europe, à part blamer Trump, ne bouge pas, n’envoie pas d’armée. L’ONU non plus – et c’est sa raison d’être, pas de traumatiser les imbéciles sur le tiers de degré de réchauffement qu’il y aura dans 15 ans – peut-être, ou peut-être pas.

  • Certains suggèrent que les combattants kurdes syriens chargés de garder les prisons ont libéré les détenus de l’Etat islamique pour attirer l’attention des États-Unis, après que le ministère de la Défense a ordonné à toutes les troupes américaines d’évacuer la région.
  • Soutenue par la Turquie, l’Armée libre syrienne (FSA), une bande de « rebelles » syriens liée à des groupes « extrémistes » (c’est ainsi que les médias désignent les terroristes lorsqu’ils ne veulent pas dire que ce sont terroristes, parce qu’ils veulent que le public examine la situation en terme binaire simpliste : les bons d’un coté, les méchants de l’autre, alors qu’il y a des méchants de deux côtés), a lancé une attaque sanglante contre le nord-est du pays, exécutant des prisonniers kurdes et tuant des dizaines de civils non armés et de combattants kurdes ainsi que des Forces démocratiques syriennes (SDF).
  • Au cours du week-end dernier, un groupe de forces soutenues par la Turquie a tendu une embuscade à une politicienne kurde sur la M4, l’autoroute principale qui traverse la Syrie et l’Irak, l’a forcée à quitter sa voiture et l’a tuée.
  • Le groupe a même délibérément ciblé les troupes américaines à Kobani vendredi, selon plusieurs sources américaines.
  • Le 11 octobre, le porte-parole du Pentagone, le Capitaine Brook DeWalt, a confirmé que les troupes américaines qui s’y trouvaient avaient essuyé des tirs d’artillerie de la Turquie, ajoutant qu’elles étaient indemnes.
  • La FSA, également connue sous le nom d’opposition soutenue par la Turquie (TSO), a commencé en 2011 en tant que groupe rebelle composé principalement de transfuges de l’armée syrienne voulant faire tomber le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad.
  • En 2013, les combattants des FSA auraient commencé à défiler vers le Front al Nusra, une organisation islamiste et terroriste liée à Al-Qaïda qui combattait également Assad.
  • À l’époque, les médias ont cité des informations selon lesquelles de hauts responsables militaires affirmaient que le Pentagone estimait que les groupes islamistes extrémistes constituaient plus de la moitié de la FSA.
  • La CIA d’Obama avait commencé à recruter des combattants de la FSA pour contrer l’État islamique en 2014, lorsque le groupe terroriste a déferlé en Irak et en Syrie. Mais la FSA était toujours mêlée au Front Nusra, et ses membres sont des extrémistes islamistes, avait déclaré Melissa Dalton, une experte du Centre d’études stratégiques et internationales.
  • Obama avait finalement mis fin aux relations avec la FSA, parce que le groupe manquait d’organisation et s’est révélé être un partenaire moins viable que le SDF pour combattre l’État islamique, a dit M. Dalton.
  • Lors de l’assaut turc de 2018, dans le nord-ouest de la Syrie, des mandataires de la FSA soutenus par la Turquie auraient commis des crimes de guerre, notamment en mutilant les corps des combattants kurdes et en détruisant des lieux de culte.
  • Aujourd’hui, le groupe semble employer des tactiques similaires dans le nord-est de la Syrie. En plus de tuer des civils non armés, alors que la Turquie s’empare du territoire des FDI, ils libèrent délibérément des détenus de l’État islamique qui étaient auparavant détenus par les combattants kurdes, disent des responsables américains anti-Trump.

La Turquie a utilisé des images vidéo d’une prison vide dans la ville frontalière syrienne de Tal Abyad pour affirmer – sans preuve – que les FDI avaient délibérément libéré les détenus avant de fuir l’assaut turc.

Si je vous ai donné mal à la tête avec cet emportement, sachez que j’ai simplifié la situation. Elle est bien plus complexe encore. Et beaucoup s’abstinent à vouloir la simplifier à l’extrême afin d’en déduire un raisonnement simple : il ne faut pas abandonner les Kurdes, ces mêmes Kurdes qui ont rejeté la création d’une région autonome en Irak en 2014.

Ces mêmes Kurdes qui ont servi d’exécuteurs des basses-œuvres des bouchers ottomans, pour massacrer les chrétiens Arméniens, assyro-chaldéens et assyriens en Turquie.

Conclusion

Les observateurs superficiels n’ont pas compris ce qui est pourtant assez clair : Trump a évité la guerre avec la Turquie la semaine dernière.

Trump a commencé à sortir l’Amérique d’un engagement illimité envers les Kurdes qu’il n’a jamais pris, que l’Amérique n’a jamais pris, et n’a jamais eu l’intention de remplir.

Les Européens peuvent rapidement intervenir sur le terrain s’ils veulent protéger les Kurdes.

S’ils ne le font pas, qu’ils nous épargnent leurs condamnations et leurs leçons de morale, et qu’ils se taisent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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