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Publié par Gaia - Dreuz le 22 octobre 2019

Source : Causeur

A 33 ans, le blogueur Majid Oukacha se définit comme un ex-musulman. Né en France, il consacre une grande partie de son temps à la critique des textes sacrés islamiques sur Youtube. Entretien.

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Daoud Boughezala. Pourquoi vous définissez-vous comme un « ex-musulman » ? 

Majid Oukacha. « Ex-musulman » n’est qu’une facette parmi tant d’autres de ma personnalité. Je me définis avant tout, de façon constructive, par ce que je suis et ce que je fais, plus que par ce que j’ai cessé d’être ou ce que j’aspirerais à devenir. Je me sens davantage un humain, un Français, un écrivain, un blogueur et un militant qui défend à la mesure de ses moyens les libertés individuelles qui lui sont chères, qu’un « ex-croyant ». Cependant, la spécificité identitaire pour laquelle je suis le plus connu dans la sphère publique est indéniablement le rôle intellectuel et politique de ma parole d’ex-musulman qui critique les fondements scripturaires de l’islam.

J’ai été musulman durant les 18 premières années de ma vie de la même façon que l’écrasante majorité des musulmans adultes du monde le sont encore aujourd’hui : par endoctrinement, depuis l’enfance. Un endoctrinement, éducatif par certains aspects et sectaire par d’autres, qui lie les musulmans à un Dieu big-brotherien qui les observe en permanence, qui espionne même leurs pensées les plus intimes, et qui menace surtout quiconque se détournerait de l’islam d’un enfer éternel après une résurrection post-mortem. Est-on vraiment libre de choisir sa foi ou d’y demeurer dans de telles conditions, face à un tel chantage apocalyptique, permanent et irrévocable ? J’accepte tout à fait l’étiquette d’« ex-musulman » comme un raccourci capable de me définir dans l’agora politico-médiatique contemporaine. Ironiquement, cette expression souligne d’ailleurs, par le refus volontaire de la soumission à la parole coranique déifiée, ma capacité à choisir librement, loin du fatalisme, et à penser par moi-même.

Comment avez-vous abjuré votre foi ?

J’ai cessé de croire en l’islam après une période de doutes intensifs, qui se sont étalés sur plusieurs mois consécutifs à l’aube de l’âge adulte. C’est néanmoins en réalité toute une enfance de questionnements croissants et cumulatifs vis-à-vis des lois et des dogmes islamiques qui m’a accompagné dans ma démarche d’apostasie. La plupart des ex-musulmans se justifient du fait qu’ils ont quitté l’islam en se basant sur des constats manichéens et moralistes que je peux tout à fait partager. L’islam est une religion violente, misogyne et liberticide, et de nombreux versets de ce Coran incréé censé citer Allah lui-même de la première à la dernière phrase sont là pour en attester. Ce qui m’a le plus fait douter de la divinité du Coran est le fait que les préceptes et les lois juridiques formulés par son auteur sont des paroles incohérentes, imprécises et difficilement applicables. Cela est assez aberrant pour un Dieu qui se qualifie de nombreuses fois dans le Coran de Juste, d’Omniscient, d’Omnipotent et, excusez du peu, de Parfait !

Je vais vous donner un exemple de mon point de vue critique tout à fait particulier sur ce Coran dont le caractère sacré n’engage en réalité que ceux qui y croient (pour paraphraser l’adage sur les promesses en politique !). Au verset 38 de la sourate 5 du Coran, Allah demande aux musulmans de couper la main du voleur et de la voleuse, tandis qu’au second verset de la sourate 24 de ce même Coran, Allah exige que celles et ceux qui font l’amour en dehors du mariage reçoivent 100 coups de fouet. Plus que la barbarie de ces châtiments corporels, ce qui me saute d’abord aux yeux ici c’est la suffisance et l’imprécision qui encadrent ces sanctions pénales dans le Coran. Allah ne précise à aucun moment dans le Coran quelle main du voleur il faudrait couper, ni le montant minimum du larcin à partir duquel il faudrait couper la main du voleur, ni l’âge minimum à partir duquel on peut imputer à une personne le crime du vol. De fait, qu’est-ce qui pourrait empêcher un islamiste désirant appliquer le Coran de se sentir la légitimité de couper la main d’un orphelin de 12 ans qui a volé une pomme parce qu’il était affamé ? Et Allah ne précise pas non plus les matériaux autorisés ou interdits dans le fouet qui flagellera celles et ceux qui font l’amour en dehors du mariage, ni la distance minimale ou maximale entre le fouettard et la personne fouettée, ni les parties du corps à fouetter ou à ne pas fouetter chez cette dernière. Il serait donc tout à fait possible de vider de son sang le corps d’une personne coupable de fornication si on mettait ce fouet de la justice coranique entre les mains d’un champion olympique du lancer de javelot…

Ces textes lacunaires et indécis ne me semblent pas avoir été formulés par un esprit à l’intelligence supérieure qui sait tout et qui peut tout faire. 14 siècles après leur avènement, des muftis en sont encore à débattre actuellement de la façon de comprendre des lois du Coran. Mais franchement, si après presque 1400 ans les savants du monde musulman n’ont toujours pas trouvé de clarté consensuelle sur le sens de leurs textes sacrés par rapport au voile, au coupage de main du voleur ou à la peine de la flagellation envers les fornicateurs, alors pourquoi est-ce que ça arriverait bientôt, dans les semaines ou les mois à venir ? J’ai perdu la foi en l’islam à cause d’un antagonisme moral mais aussi intellectuel que j’éprouve vis-à-vis de la parole d’Allah dans le Coran. Ce livre n’est pas à la hauteur des prétentions de celui qui s’y juge supérieurement intelligent à quiconque, en plus d’avoir comme projet de société un monde idéal où les libertés individuelles de penser et d’aimer sont criminalisées.

Le mot « islam » désigne à la fois une religion et une civilisation. Certains, à l’instar de Rémi Brague, y voient également un quasi-code civil qui prétend régir les rapports entre les hommes. Comment définissez-vous l’islam ? 

À mes yeux, toute idéologie est potentiellement une religion. La foi d’un militant politique envers son candidat qui lui promet un meilleur avenir est d’ailleurs d’une certaine manière une foi religieuse. À un salut post-mortem près, bien des programmes politiques utopiques et mensongers n’ont rien à envier à des textes sacrés qui assènent des vérités morales universelles. En laïc authentique, je ne reconnais aucune religion, ou alors je considère que toutes les idéologies sont potentiellement une religion.

L’islam est bien évidemment une religion dans le sens où elle relie des hommes et des femmes autour de croyances et de pratiques sacrées régies par un esprit supérieur qui les transcende. Mais l’islam est surtout une doctrine politique et totalitaire, et cela pour une raison très simple : c’est son auteur lui-même qui le dit ! Ce n’est pas parce qu’il y a autant de façons de penser et pratiquer l’islam sur Terre qu’il y a de croyants que l’islam originel est dépourvu de toute identité fondatrice et immuable. Dans le Coran, Allah a instauré un code juridique fait d’interdits et d’obligations qui n’ont aucune limite temporelle ou géographique. Et il y a surtout instauré des sanctions pénales contre celles et ceux qui se détourneraient de ces interdits et obligations. Ce ne sont pas seulement des sanctions après la mort, mais bien des sanctions qui ont vocation à être appliquées du vivant du fautif, par la communauté. Dès lors, l’islam devient une religion éminemment politique. Beaucoup de nos concitoyens de confession musulmane vivent leur foi intimement et ne mettent pas en application les lois du Coran qui contredisent les lois de notre république, ce qui prouve bien évidemment que tous les musulmans ne sont pas des islamistes. En revanche, je ne vois pas au nom de quoi une intelligentsia parisianiste persuadée de la supériorité morale de son optimisme sur nos inquiétudes, dénierait aux islamistes d’avoir le même livre sacré que les musulmans pacifistes qui ne font pas de politique avec leur foi.

On pourrait vous rétorquer qu’un texte – fût-il sacré – importe moins que ce que les gens en font. Autrement dit, d’un pays musulman à l’autre, les lois sont très diverses : même entre l’Algérie et la Tunisie, où l’islam est religion d’Etat et le rite malikite majoritaire, le statut de la femme se révèle très différent. Ne péchez-vous pas par essentialisme ?

Une de mes thèses est que le Coran est trop imprécis et lacunaire pour être appliqué de façon claire et concrète, d’où l’impossibilité à trouver un islam uniforme, univoque ou fédérateur à travers le Monde Musulman. Le Coran, dont le contenu théorique est figé depuis le 7ème siècle, n’est qu’une variable parmi tant d’autres (comme l’économie) pour expliquer la vie sociale complexe et multiforme à l’échelle d’un pays islamique. Mes analyses critiques vis-à-vis du Coran peuvent néanmoins être illustrées par des tendances sociologiques et politiques indéniables à échelle macroscopique et sur la durée.

Un exemple : le World Economic Forum publie chaque année une étude internationale (le Global Gender Gap Report) sur le niveau de traitement équitable entre les hommes et les femmes dans chaque pays du monde, à travers l’accès aux soins, à l‘éducation, à l’emploi et à la politique. Cette étude n’avantage pas les pays les plus riches de la planète, car si un pays pauvre répartit plus équitablement ses modestes moyens financiers et opportunités de réussite sociale entre ses femmes et ses hommes, ce pays y sera alors mieux classé qu’un pays riche mais discriminant davantage ses femmes. Dans les 15 premiers pays du classement le plus récent, basé sur les données de l’année 2018, on retrouve des pays occidentaux comme la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Norvège ou la Suède, mais aussi des pays du « tiers-monde » où les femmes sont traitées relativement équitablement sur le plan politique et juridique par rapport au reste du monde. Bien que cela reste encore sans doute perfectible, comme partout ailleurs. Ainsi, parmi ce peloton de tête des pays occidentaux, on retrouve également des pays plus modestes comme le Nicaragua ou les Philippines, à culture dominante chrétienne soit dit en passant. Ces pays plus pauvres ne sont pas désavantagés dans le classement par rapport aux pays les plus riches de la planète qu’ils devancent car leurs citoyennes y ont un accès aux soins médicaux, aux responsabilités politiques, au monde du travail ou à l’école très proche de celui de leurs homologues de sexe masculin.

Et quand en prenant une fourchette deux fois plus large, on s’intéresse aux 30 pays du monde en fin de classement, c’est-à-dire les 30 pays les plus misogynes du monde, que trouve-t-on ? L’Arabie Saoudite, la Mauritanie, le Qatar, l’Égypte, la Jordanie, le Maroc, le Tchad, la Turquie, l’Iran, le Pakistan, le Yémen, l’Algérie, la Tunisie, etc. N’y a-t-il donc pas un point commun culturel évident à la plupart de ces « derniers de la classe » qui vous saute immédiatement aux yeux ? J’en vois un : l’islam qui domine culturellement les sociétés qui y vivent. Et l’excuse de la colonisation du passé ne tient pas pour expliquer cette situation ! En quoi la colonisation subie il y a 50 ans ou plus par la plupart de ces pays les empêche-t-elle de traiter dorénavant les femmes de façon équitable par rapport aux hommes ?

Votre lecture univoque du Coran semble donner raison aux interprétations les plus littéralistes, comme celles des milieux salafistes…

Si j’admets qu’un Coran compris de façon univoque par le plus grand nombre pourrait être la preuve de sa capacité à fédérer autour de son sens et de ses idéaux, je n’ai en revanche jamais défendu l’idée selon laquelle il n’y aurait qu’une seule façon de lire son contenu. Comme je l’ai dit précédemment, une de mes thèses principales, que l’on peut d’ailleurs retrouver dans mon livre Il était une foi, l’islam…, est que le Coran est trop incohérent et peu subtil pour être appliqué de façon claire, uniforme et concrète. D’où la multiplicité des courants de pensées et des divergences d’opinions par rapport au Coran que l’on peut trouver à travers le monde musulman. De surcroît, en quoi une interprétation littéraliste du Coran serait-elle une démarche malhonnête ou illogique sur le plan intellectuel ? J’ai ainsi remarqué que les débats concernant les diverses dimensions interprétatives à donner aux versets du Coran se basaient toujours sur certains versets plutôt que d’autres. Quand dans le Coran Allah explique qu’il n’y a qu’un seul Dieu et aucun autre en dehors de lui, je n’ai jamais entendu personne expliquer que ce fait pouvait être soumis à interprétation. Peut-être parce que ce récit ne contredit en rien les lois libertaires et égalitaires du Monde Occidental. En revanche, quand Allah indique au verset 34 de la sourate 4 du Coran que les maris doivent frapper les épouses dont ils auraient à craindre la désobéissance (et c’est là un commandement juridique sans limite temporelle ni géographique, et qui n’est contredit par aucun autre verset dans le Coran), il faudrait tout à coup s’éloigner du sens littéral de ce texte ! C’est curieux.

Ceux qui me disent que mon interprétation littéraliste du Coran leur rappelle celle d’islamistes ont-ils conscience du fait que l’entreprise exégétique visant à systématiquement mettre du « contexte », de l’« interprétation » ou de la « métaphore » dans tous les versets coraniques violents est aussi une grille de lecture utilisée par des islamistes ? Cette pirouette rhétoricienne a pour but de faire passer le Coran pour un code civil compatible avec le sens des lois occidentales. Elle vise à endormir notre vigilance à tous, et plus particulièrement celle des sentinelles de la laïcité, de la démocratie et de la science qui pourraient se méfier et se dresser face à ce totalitarisme islamiste qui n’a ni bottes ni frontières. Ce totalitarisme ne se voit pas forcément sur le visage de ses thuriféraires, surtout à l’ère de l’internet démocratisé, avec tous ces imams salafistes 2.0 portant des costumes et des barbes court rasées pour prêcher un islam de paix et de tolérance en lequel ils n’ont jamais cru.

Quand Allah dit dans le Coran que « les hommes ont autorité sur les femmes », je comprends au bout du compte au moins le sens littéral de cette sentence, que je dénonce. Je ne vois pas comment en partant d’une telle phrase, prise au sens littéral ou métaphorique, je pourrais en arriver au sens « les hommes et les femmes demeurent libres et égaux en droits ». Il n’y a que dans un monde aussi perturbé que celui de la subversion des valeurs les plus élémentaires qu’un lanceur d’alertes comme moi peut se voir reprocher d’avoir compris du Coran ce que des salafistes en ont compris eux aussi. La lecture ne signifie pas l’adhésion. Je comprends sans doute ce que eux comprennent du Coran, mais eux en plébiscitent le contenu, tandis que moi je le dénonce.

Beaucoup de militants opposés à l’islamisme s’engagent dans le combat laïque. Est-ce votre cas ? 

Au-delà de cette propriété relationnelle qu’est la laïcité, une forme de bon sens politique dans la gestion du rapport entre l’État et les citoyens dans notre pays à mes yeux, l’outil que j’utilise principalement afin de défendre mes convictions dans ce combat est d’abord le bon sens intellectuel. Je ne fais partie d’aucun groupe politique, philosophique ou associatif mais ma chaîne YouTube, qui cumule des millions de vues, est mon propre média. J’essaie régulièrement d’y exprimer, de façon sérieuse ou divertissante, les constats critiques les plus cohérents avec lesquels je juge l’islam. L’islam des textes avant tout, mais aussi ses conséquences sociales et politiques dans le monde. J’essaie de façon totalement indépendante et individuelle de donner vie, par écrit ou en vidéo, aux idées qui me passent par la tête. Je suis menacé de mort pour cela et c’est parfois difficile à vivre au quotidien. Mais je reçois aussi régulièrement des messages d’ex-musulmans, d’hommes et de femmes, qui me disent que les questions et les réponses qu’apportent mon livre et mes vidéos les ont convaincus que l’islam n’était finalement pas la vérité. Dans ces témoignages, je lis souvent des « au début, je vous détestais » ou des « plus je vous écoute, et plus je comprends que vous n’êtes finalement pas aussi fou que je le pensais au départ, lorsque je vous avais entendu pour la première fois ».

La laïcité est-elle un bouclier efficace contre l’islamisation ?

La laïcité est une réponse nécessaire mais elle n’est pas la seule. Le savoir et le goût pour la liberté individuelle sont selon moi les meilleurs remparts face à cette religion islamique qui a besoin de la peur et de l’ignorance pour dominer les masses. Si les enfants avaient, par exemple, dès le collège, des cours de science ou de logique qui les confrontent à tous les points de vue par rapport à l’islam, je suis persuadé que ça en aiderait beaucoup à relativiser leur endoctrinement religieux depuis l’enfance. L’éducation, des enfants comme celles des adultes, est la clef dans ce combat politique et intellectuel, mais pas seulement.

Pourquoi un livre comme le Coran est-il vendu dans le commerce sans la mention, comme sur les paquets de cigarette, de la dangerosité de son usage ? Après tout, ce livre demande quand même aux musulmans de frapper les épouses désobéissantes et de combattre ceux qui n’appliquent pas les interdictions voulues par Allah et Muhammad. Plus qu’une victoire dans les faits, car le Coran peut être lu sur un site web étranger et sans mise en garde par quiconque voudrait le découvrir, ce serait surtout là une victoire idéologique dans le débat public. Voter aux élections politiques est une autre solution face à l’islamisation de notre laïcité et de notre espace public. Les Français doivent élire des gens qui en retour leur donneront accès à un pouvoir de décision beaucoup plus direct afin de voter des lois s’opposant à l’islamisation politique de leur pays. C’est un enjeu que le bon sens populaire peut bien plus aider à appréhender au quotidien, loin des palais dorés qui font vite oublier le réel. Les modes de scrutin actuels favorisent l’immobilisme et le centrisme mou qui ne prend aucun risque sur des sujets polémiques. Je suggère en tout cas à mes compatriotes d’au moins commencer par arrêter de voter pour des politiciens qui courtisent l’islamisme pour acheter la paix sociale ou leur réélection. Enfin, ce par quoi j’aurais sans doute dû commencer et qui importe dans la défense de nos libertés individuelles et de nos modes de vie, c’est tout simplement de cesser d’avoir peur de s’exprimer. Plus les Français feront de l’autocensure face à l’islamisme, et plus il y aura de gens pour trouver subversive la critique de l’islam. Or c’est l’islam qui est subversif, et sa critique devrait relever du comportement le plus normal et le plus sain. Les musulmans doivent s’habituer à entendre de la critique intellectuelle et de l’humour sur leurs textes sacrés, sinon l’arsenal législatif et judiciaire que vont nous préparer nos élites qui préfèrent taire les problèmes plutôt que de les affronter va finir par ressembler à celui d’un pays musulman, où le blasphème est vu comme une provocation et de la haine.

L’autocensure n’est pas la solution face à cet islam politique par nature qui prend une place grandissante dans notre société. Rien n’est acquis en politique, et la démocratie peut même s’annuler démocratiquement. L’islamisation de la France, de son espace public et de sa laïcité n’est pas impossible à terme, et elle se fera davantage sur les renoncements à réagir par le plus grand nombre que sur l’audace des quelques-uns qui auront échoué à prendre le pouvoir en leur nom.

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