Publié par François Sweydan le 24 octobre 2019
Professeur Dr. Ebadi El-Kady, Doyen de la Faculté de médecine dentaire, Université du Canal de Suez - Oct. 2019.

Un hommage appuyé a été rendu par les citoyens égyptiens au Professeur Dr. Ebadi El-Kady, Doyen de la Faculté de médecine dentaire, Université du Canal de Suez, pour sa fermeté face aux salafistes. Un exemple parmi d’autres pour une France en plein marasme…

Cet homme patriote n’a pas succombé au chantage d’un groupe de salafistes qui considèrent l’Égypte comme une simple résidence, pas une patrie. En effet, la Oumma islamiyya, la communauté-nation islamique supranationale et transnationale ne reconnaît pas les nations républicaines, ni les frontières.

« Lors de la cérémonie de remise des diplômes, un groupe de salafistes et certains parents ont refusé de se lever pour l’hymne national et le salut du drapeau républicain.

Dr Ebadi a insisté mais face aux salafistes réfractaires, il a exigé de les faire expulser de la salle. La cérémonie de remise des diplômes a repris seulement après leur départ.

C’est ainsi la force de l’action et la stabilité du principe, non négociables. La patrie indivisible n’est pas le lieu de compromis et de concessions, et celui [le salafiste] qui ne respecte pas le drapeau et l’hymne national, celui-là même qui profite du pays et l’exploite à son compte, n’a pas sa place parmi les citoyens.

En effet, par cet acte, le doyen a donné une leçon et transmis le message à la nouvelle génération. Le véritable État civil [laïque] ne sera construit que par de tels exemples. Dr Ebadi est convaincu que c’est là la seule voie de salut. La patrie n’est pas une marchandise, c’est le parapluie de tous les citoyens. La citoyenneté et la loi sont au-dessus de toute considération [idéologique ou religieuse]. »

Une leçon de chose pour l’Europe et la France, significative à plusieurs titres, d’ailleurs.

Tandis qu’en France qui, paraît-il, est en guerre l’islam en action (alias, l’islamisme) frappe par surprise au sein même des institutions les plus sensibles de l’État ensanglanté par un fanatique salafisé. Ce même État incapable de trancher, là aussi, ridiculisé et malmené par une soldate voilée en sous-marin, Sœur musulmane du CCIF et de l’UOIF – par une tactique sournoise cette dernière, Union des organisations islamiques de France, se fait rebaptiser « Musulmans de France » (MF) afin de prendre en otage tous les musulmans du pays qui n’ont rien demandé à cette confrérie jihadiste.

« Julien Odoul, interviewé par Boulevard Voltaire, le 21 octobre, déclarait que les réseaux islamistes jouaient de la victimisation et de la criminalisation de toute critique de l’islam. Il oubliait l’intimidation » (Georges Michel), digne de voyous, j’ajouterai. Cependant, vu l’agitation de tous bords tentant de mettre sur le même pied d’égalité et par une grotesque diversion des assassinats abjects à la Préfecture de police de Paris et une minable affaire de voile au sein de l’hémicycle d’un Conseil régional, le gouvernement et ses troupeaux de suivants ne semblent pas avoir pris la mesure des manœuvres intrigantes de l’islam qui a toujours été politique dans l’histoire.

Depuis des années, l’État laxiste tergiverse et ne souhaite pas assumer ses responsabilités étant donné que c’est manifestement l’interventionnisme actif d’un Qatar pyromane qui tient semble-il les rennes de la politique interne de la France en ce qui concerne l’islam frériste , comme l’Arabie saoudite en ce qui concerne le wahhabisme/salafisme dans l’Hexagone. Dans de nombreux pays arabes, tous ces organes politico-religieux agitateurs et incendiaires des Frères musulmans, constitués d’islamistes dangereux très actifs, auraient été interdits depuis bien longtemps, comme l’Égypte l’a fait au nom de la paix sociale et la cohésion de la nation.

On aimerait bien que la France et les pays d’Europe occidentale grevés par la dhimmitude rampante vis-à-vis de l’islam prennent exemple sur ce pays, l’Égypte, qui a su en un temps record contenir le plus gros du péril frériste et juguler en l’été 2013 le spectre imminent d’une guerre civile, celle qui a ruiné la Syrie, la Libye et l’Irak. Pour cela, il ne fallait pas de mollesse, ni s’encombrer de fausses excuses au nom de la démocratie et des droits de l’homme dévoyés – dont se servent les islamistes comme fer de lance contre l’Occident – encore moins des compromis de collabos, mais un État fort et qui sait se faire respecte.

Mais hélas la France « entre deux », d’un président « en même temps », aux déclarations intempestives intentionnellement antinomiques et ambivalentes, de son alter ego du gouvernement actuel et ses perroquets des médias enfumeurs, tous sont coupables avec leurs contradictions brouillonnes, leur propagande et manipulations malsaines, leurs lamentables tergiversations et dramatique inaction. Ils préfèrent en donneurs de leçons droit-de-l’hommistes tourner le regard ailleurs et, à titre d’exemple, critiquer al-Sissi et sa politique intransigeante à l’égard des islamistes plutôt que d’avoir ce courage de s’attaquer aux périls du salafisme – qui n’est pas du tout pacifique comme on le prétend naïvement – et au fiel du frérisme qui gangrènent tous les deux l’Hexagone avec détermination. L’UOIF/MF, le CCIF et les Salafistes œuvrent méthodiquement en effet depuis des années à la sécession de la communauté musulmane de France au risque du pire importé de l’Orient en plein marasme. La sécession est la stratégie classique dans l’histoire des conquêtes islamiques depuis les origines.

Gilles William Goldnadel a bien raison : « Dans la réalité, le seul agitateur d’une stigmatisation imaginaire s’appelle Emmanuel Macron », expert anesthésiste des citoyens de France et de Navarre dans le seul but de couvrir les capitulations successives et calculées de son gouvernement constitué d’amateuristes qui manquent de lucidité et d’une vision claire face aux assauts de l’islam conquérant.

Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt.

François Sweydan (et traduction du texte en citation tiré du Jounal Mokattam News, Le Caire, 18 octobre 2019)

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