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Publié par Christian Larnet le 5 novembre 2019

Journaliste, c’est comme le crapaud de la fable : gonflés d’une haute idée d’eux-mêmes – ils pensent que sans leur intervention salvatrice, la société part à la dérive d’extrême-droite – tout en se croyant trop petits pour que leurs incitations à la haine aient la moindre conséquence.

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Samuel Gontier, journaliste à Telerama, est de ceux-là. Par un mensonge qu’il croit impératif – il veut, il doit, il croit protéger la France de ses fachos – il tweete aux musulmans de haïr Charlie, faisant faussement dire à son directeur qu’il les traite de nazis.

J’entends là-dedans, sourdement, comme s’il disait à Charlie « vous n’avez pas encore compris ? ». Comme s’il pensait que le mortel dénouement de la haine précédente n’a pas suffi. Comme s’il en fallait une autre, parce qu’il faut faire taire Charlie. Ah Gontier n’est pas très Charlie – il ne l’a jamais été, il était caché sous son canapé.

Voilà ce Gontier schizophrène, à la fois convaincu d’avoir le pouvoir, la mission d’éviter la dérive marinière, et la certitude que ses propos n’auront aucun effet brutal sur la cible de sa haine.

Sa cible, c’est le dessinateur Riss. Jugez son crime : il a osé penser en homme libre dans un livre à paraître, Une minute quarante-neuf secondes*, qui évoque l’attentat contre Charlie. Quel inconscient.

Il a osé dire : « On se sent trahis par une partie de la gauche, des collabos qui s’accommodent d’une idéologie totalitaire».

Il a osé attaquer la gauche, les intellectuels et les élites, qu’il désigne comme collabos de l’islam totalitaire.

Il a osé dire que l’islam est l’islam, c’est-à-dire une idéologie totalitaire.

Le camp du bien contre le camp du vrai

Il a osé dire ce qu’on dit à l’extrême-droite, alors que l’extrême-droite, on la fait taire en la diabolisant.

Riss confirme que l’extrême-droite dit vrai. Il rend impossible la tâche du journaliste-flic de la pensée, Gontier, qui doit sauver le monde de la vague divaguante. Le camp du bien contre le camp du vrai. Saleté de vérité.

Que Riss se méfie, la police de la pensée ne permet pas cela.

Elle doit sévir. Gontier sévit.

Gontier désigne Riss aux islamistes, en affirmant – et il ment – que Riss a dit que les musulmans sont des nazis.

Ecoutez Riss : il ne dit pas un mot sur les musulmans. Encore moins qu’ils sont des nazis.

Gontier ment. Il invente le crime pour condamner le coupable choisi. Procès Stalinien. Gontier témoin, accusateur, procureur et juge et il a le droit. Et il ne dira pas pardon, car il ne pense pas devoir dire la vérité : il est journaliste, un journaliste ne s’excuse pas. Et les Fake News, c’est seulement l’extrême-droite.

Mais le mal est fait. Qui pensera venger les musulmans insultés par Riss ? Ah c’est moche Gontier. La haine est toujours du côté de la gauche, c’est moche Gontier, la haine.

L’avocat Goldnadel a justement réagi :

Le mal est fait. Et Gontier est innocent, il n’a rien à se reprocher : il est dans le camp du bien, pas dans celui du vrai. Tant pis pour Riss.

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