Publié par Gaia - Dreuz le 6 novembre 2019

Source : Valeursactuelles

Alors que plusieurs figures de la gauche appellent à manifester, le 10 novembre, contre l’islamophobie, l’initiative divise jusqu’au cœur des formations politiques concernées.

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Sur ce sujet comme sur tant d’autres, la gauche peine à parler d’une seule voix. Alors que plusieurs personnalités phares de la gauche – Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Benoît Hamon (Génération.s), André Chassaigne (PCF) – appellent à marcher le 10 novembre pour dire « Stop à l’islamophobie », leur prise de position sur le sujet n’est pas partagée unanimement par leurs troupes.

« Glisser vers une mise en accusation de la République »

« Nous devons rester des républicains conséquents, aussi bien en matière de laïcité que d’égalité entre les hommes et les femmes. Cela passe par un refus de la tutelle de tous les clergés, aussi vigoureux que notre combat contre le racisme », estime ainsi l’insoumis Emmanuel Maurel, rapporte Le Figaro. Pour le député européen, la présence du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) parmi les signataires de l’appel est d’ailleurs un « problème ». Autre voix dissonante, celle de l’écologiste Pierre Minnaert, qui pointe une manifestation « reprenant le discours du CCIF, à deux jours de l’anniversaire du massacre du Bataclan ».

Mais d’après Le Figaro, « c’est au PS sans doute que la discordance est la plus forte ». Exemple avec le cas de Patrick Kanner, président des socialistes au Sénat. Se disant « sensible au véritable malaise que ressentent les Français de confession musulmane », il déclare aussi se méfier « avec une majorité d’autres sénateurs, du risque d’hystérisation du débat. Pas question de crier à l’islamophobie ! Certains n’attendent que cela pour nourrir la thèse d’une République qui ne les aimerait pas ». Un avis partagé par Laurence Rossignol, qui siège elle aussi sur les bancs du Palais du Luxembourg sous l’étiquette PS. « Quand les initiateurs de l’appel évoquent ‘les lois liberticides’ sur le voile, de quoi parlent-ils ? De la neutralité des fonctionnaires ? De son interdiction en milieu scolaire, de l’interdiction de dissimuler le visage ? », s’interroge l’élue. Et d’ajouter : « Sous couvert de lutte contre le racisme, le risque existe de glisser vers une mise en accusation de la République et de ses fondements ». Premier secrétaire du parti, Olivier Faure fait de son côté savoir que « le sujet sera débattu au bureau national », mardi 5 novembre au soir.

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