Publié par Christian Larnet le 12 novembre 2019
Produits de Gaza vendus en Israël – mais pas l’inverse…

La Cour européenne vient de confirmer que tous les pays européens doivent étiqueter « made in Israel settlements » (qu’ils vont s’empresser de traduire par « colonie » au lieu « d’implantations »), les produits venant de Judée Samarie juive.

La Cour de justice des Communautés européennes a statué mardi matin que les produits fabriqués dans les implantations israéliennes doivent être étiquetés comme tels, et ne peuvent être commercialisés comme produits Made in Israël.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Cette décision dramatique aux relents d’antisémitisme (aucun autre pays au monde ne reçoit ce « traitement de faveur ») entraînera probablement une nouvelle détérioration des relations déjà tendues entre Jérusalem et Bruxelles, car les politiciens israéliens de tous les horizons politiques – sauf arabes – rejettent depuis longtemps la politique de l’Union européenne consistant à faire la distinction entre les produits fabriqués en Israël proprement dit et ceux fabriqués dans des régions que l’UE ne reconnaît pas comme territoire souverain israélien, et qui sont en fait des territoires disputés qui n’appartiennent pas aux Arabes palestiniens.

« Les denrées alimentaires originaires des territoires occupés par l’État d’Israël doivent porter l’indication de leur territoire d’origine, accompagnée, lorsque ces denrées proviennent d’une implantation israélienne située sur ce territoire, de l’indication de cette provenance », a déclaré dans un communiqué de presse le tribunal – l’instance juridique suprême de l’UE.

https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2019-11/cp190140en.pdf

Dans une déclaration, un porte-parole de l’ambassade de l’UE à Ramat Gan a déclaré que « l’indication d’origine claire et non trompeuse est un élément essentiel de la politique européenne envers les consommateurs ».

La décision du tribunal confirme la « communication interprétative » de la Commission européenne de 2015, qui a introduit pour la première fois la nécessité d’étiqueter les biens faisant l’objet d’un règlement comme tels, a ajouté le porte-parole. « La position de l’UE sur cette question n’a pas changé », a-t-elle déclaré.

Les produits en provenance d’Israël proprement dit continuent d’avoir une « relation commerciale privilégiée avec l’UE », a souligné le porte-parole, notant que ces produits bénéficient d’un traitement tarifaire préférentiel dès leur entrée dans l’UE. « Cette situation restera inchangée », a-t-elle dit.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

Dreuz a besoin de vous : Le journalisme indépendant ne reçoit aucune aide d’Etat. Dreuz.info ne peut pas exister sans votre soutien financier. Pour contribuer en utilisant votre carte de crédit (sans vous inscrire à Paypal), cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution. Nous vous remercions.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

28
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz