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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 29 novembre 2019
French communist La France Insoumise (LFI) party leader Jean-Luc Melenchon (R) and French journalist Lea Salame pose prior to take part in the political TV show « L’Emission politique » on November 30, 2017 on a set of French TV France 2. /AFP PHOTO

Il existe des moments et des témoignages politiques qu’il ne faut surtout pas oublier ni enterrer. Celui-ci en est un, qui révèle un Mélenchon sexiste, répugnant et vulgaire, lors de son intervention lors de l’Émission politique en décembre 2017.

Christine Clerc avait analysé la dérive de celui qui se voudrait «président littéraire» mais n’est finalement qu’un « amuseur public. » Mélenchon s’était lui-même enfoncé dans son blog, où il se déchaîne contre Léa Salamé, prouvant ainsi que dans un affrontement, il n’y a pas toujours le bien contre le mal.

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Léa Salamé avait invité le leader de la France insoumise– qui vit grand train de l’homme riche qu’il est et voyage en première classe sans que cela ne dérange ses fans communistes, parce qu’ils aiment l’argent autant que lui, et sont tout simplement jaloux de ceux qui en ont plus qu’eux.

Salamé incarne pourtant le journalisme dans ce qu’il a de médiocre– l’abandon de la mission de contre-pouvoir du journalisme sur l’autel doré de la gauche.

  • Elle avait soigneusement évité de parler de Raquel Garrido, l’ancienne porte-parole passée au « grand capital » chez Vincent Bolloré, note Christine Clerc, alors qu’un journaliste honnête devait poser la question.
  • Et elle avait redoublé de fatuité en évoquant « l’exceptionnelle culture littéraire » de Mélenchon précise encore Clerc, ignorant la règle numéro 1 de notre métier, si bien résumée par le grand Albert Londres qui se retourne dans sa tombe lorsque le prix qui porte son nom est décerné à des professionnels qui la bafouent avec déshonneur :

Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie.

Toutes les horreurs sont permises à Merluche parce qu’il est communiste

 » Nathalie Saint Cricq, allez vous faire foutre« 

 » Voilà qu’on lui parle du Venezuela, écrit Clerc. Alors, «l’Insoumis» qui se souvient d’avoir adoré, dans sa jeunesse mais aussi à l’âge mûr, les révolutions de Cuba, de Bolivie et du Venezuela comme d’autres adorèrent l’Union soviétique stalinienne et la Chine de Mao– ce qui ne l’empêche pas, aujourd’hui, de voyager en première classe- dénonce un «traquenard» et se met à éructer.

L’instant d’avant, le dos rond sous la flatterie, il faisait «miaou…»

Mais soudain, il se dresse en meuglant «Meuh ! Meuh !» comme une vache présumée imbécile.

Il en a «ras le bol», poursuit-il, qu’on lui répète «Venezuela ! Venezuela !» au prétexte qu’il a affiché son admiration pour le dictateur Maduro.

Que pensez-vous des propos de la fille de Régis Debray, [un ancien compagnon de lutte du criminel Che Guevara], qui raconte la vie quotidienne de sa grand-mère vénézuélienne qui, à 77 ans, se lève à l’aube pour aller faire la queue pour un peu de lait, tandis que d’autres font la queue à l’hôpital de Caracas dans le vain espoir d’être soignés ?

Mélenchon : «Ah, c’est votre heure de gloire, hein ?» et il lui tourne le dos.

Interrogé ensuite par Nathalie Saint Cricq, il lui beugle « allez vous faire foutre » comme toute réponse note Clerc.

 » Ennuyeux pour un défenseur, de gauche, de l’égalité hommes-femmes » écrira Clerc, qui ajoute, « en éprouve-t-il seulement du remords ? Pas du tout » ajoute Clerc.

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/12/04/31001-20171204ARTFIG00275-melenchon-l-homme-qui-revait-d-etre-mitterrand-et-qui-devint-marchais.php

Cependant, elle nous laisse sur notre faim. Clerc est journaliste politique, elle est l’auteur de nombreux ouvrages, et elle reste pourtant très superficielle sur ce point important. Ce qu’elle a ici manqué, c’est de relever cette idée pernicieuse implantée par les élites culturelles avec la complicité des médias, que la gauche serait le camp du bien– une idée heureusement réduite à néant, déchiquetée en mille morceaux, grâce à la proéminence des réseaux sociaux et des médias pur internet– et que lorsque ses dieux trébuchent ou baignent dans la fange de l’immoralité qu’ils dénoncent par ailleurs, ce n’est rien qu’un petit accident de parcours, vite excusé, un petit mal nécessaire pour atteindre le noble objectif, imposer un jour ce qu’une poignée de pervers profiteurs millionnaires appellent la « dictature du peuple », et n’est qu’une banale soif du pouvoir absolu.

Dans son blog, trois jours après, Mélenchon le défenseur des minorités et de la cause des femmes se déchaîne sur Léa Salamé qu’il traite de fille «sans foi ni loi».

  • Lorsqu’un journaliste pose des vraies questions au lieu de lui faire du lèche-bottes, Mélenchon appelle ça un « traquenard », et parle de « bassesses, de mensonges et de tromperies… destinées pour m’humilier ou me dévaloriser ». Donnez le pouvoir à ce type, et il mettra les journalistes sous tutelle ou en prison– y compris les imbéciles qui le déifient (il n’y a pas d’autre mot à ce niveau de bêtise).
  • Mélenchon n’aime pas qu’on rappelle au public qu’il est capitaliste pour lui et communiste pour les autres. « Quand elle m’a pris à parti sur mon patrimoine de riche… j’aurais pu lui en jeter de bien bonnes à la figure en matière de patrimoine et de famille. » Mais Salomé, sauf erreur, que je ne défends pas, ne se dit pas communiste.
  • Mélenchon autoritaire, scandalisé comme le fut Mitterrand quand on lui posait des questions qu’il n’aimait pas : « J’ai donc du affronter deux heures de pièges à deux balles, de mensonges et d’abus de pouvoir médiatique, au lieu de la belle soirée de réflexion politique à laquelle j’avais naïvement cru. » Entendre par « réflexion politique », l’évocation exclusive des sujets qu’il permet.
  • Le communiste révèle son esprit totalitaire, lorsqu’il dénonce que dans l’émission politique « presque tout est inconnu avant l’heure », alors qu’il a l’habitude de « marchander tous » les thèmes qui seront abordés, preuve que c’est une « équipe d’arsouilles » à France 2. 
  • Menteur en accusant les autres de mentir– un trait particulier des gens de gauche– Mélenchon accuse l’économiste François Lenglet d’être corrompu lorsqu’il met le doigt sur la corruption du président bolivien Morales, qui était accusé d’avoir favorisé l’enrichissement de son ex-petite amie Gabriella Zapata, et dit qu’il s’agit d’un hoax de droite. The Guardian, difficile à classer à droite, en parlera pourtant dès juin 2016 (1). Zapata écopera de 10 ans de prison (2) pour corruption. Morales a finalement démissionné le 16 novembre et s’est enfui au Mexique après avoir perdu le soutien des forces de sécurité après des semaines de protestations à propos de sa corruption et des élections truquées (3). Vous n’entendrez pas les excuses de Mélenchon, qui accuse Lenglet de ne pas s’être excusé.

Mélenchon, le plus sexiste des politiciens Français

Ce qu’écrit Mélenchon sur les femmes journalistes est répugnant. Il n’écrirait pas cela s’il s’agissant d’hommes. Sa haine du pouvoir des femmes transpire par son dégoût qu’elles osent le contredire lui, le mâle blanc.

  • Lorsque Laurence Debray, la fille de Regis Debray, évoque le sort de sa grand-mère qui fait la queue pendant des heures, au Venezuela, pour se procurer le minimum, Mélenchon la traite de « marionnette grotesque », « d’illuminée », et « d’ex-trader qui a réussi à commercialiser ses problèmes d’Œdipe en les étalant sur la place publique ».
  • Léa Salamé est « juste une personne sans foi ni loi », une « idiote utile des USA qui a commencé à mériter son cachet », que “J’ai immédiatement installée dans son rôle de larbin des USA ».
  • Nathalie Saint-Cricq, « ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute et elle gouverne avec cette hargne caractérielle qui est la signature des faibles […] l’égoût de la politicaille psycho-minaudante dont cette dame est la figure de proue » écrit le défenseur de la cause féminine. Sale type.

Le coupable silence des féministes de 2019 en dit long sur la sincérité de leur mouvement. Les années 70 qui ont vu le mouvement poser ses jalons n’ont laissé aucune trace.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://www.theguardian.com/world/2016/jun/24/bolivia-evo-morales-press-freedom-gabriela-zapata-child
  2. https://www.trtworld.com/americas/bolivian-president-s-ex-girlfriend-gets-10-year-jail-term-7235
  3. https://newsinfo.inquirer.net/1190526/bolivia-interim-leader-threatens-morales-with-charges
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