Publié par Sidney Touati le 3 novembre 2019

Il est interdit de critiquer l’Islam librement. De porter sur cette religion, des jugements négatifs, de la rejeter, de dire qu’elle est dangereuse, contraire à la démocratie etc…

Les tribunaux condamnent ceux qui osent persister dans le chemin du rejet de l’Islam. Ainsi en est-il du journaliste Eric Zemmour, plusieurs fois condamné, reconnu coupable de provocation à la haine raciale, d’appel à la discrimination.

Quelle règle appliquent exactement les juges lorsqu’ils condamnent Eric Zemmour et d’autres ?

Ils estiment que la critique radicale de la religion de Mahomet est un délit. Qu’une telle critique stigmatise l’ensemble des musulmans, qu’elle porte atteinte à leur dignité de croyants etc…

Si telle est la règle, que penser de la critique au vitriol que fait Nietzsche du christianisme et incidemment du judaïsme, notamment dans son ouvrage intitulé « L’Antéchrist » avec comme sous-titre : « Malédiction sur le Christianisme ».

Les lecteurs jugeront sur pièces. Voici quelques extraits de cet ouvrage. Rappelons que Nietzsche est un philosophe enseigné dans les lycées et les universités ; qu’il est très bien vu des représentants du « politiquement correct » et de la bienpensance. Que de nombreux « progressistes » le considèrent comme un maître à penser…

Voici ce qu’écrit le philosophe allemand :

« Le christianisme a pris le parti de tout ce qui est débile, bas, malvenu. » page 12

« …le prêtre, ce négateur, ce calomniateur, cet empoisonneur par profession de la vie… » page 16

« …les Juifs sont le peuple le plus funeste de l’histoire du monde ; page 37 ;

Pour Nietzsche,   le christianisme n’est que le prolongement du judaisme :

«Le chrétien, cette ultima ratio du mensonge, est le Juif encore une fois –trois fois même », page 69.

« Le chrétien n’est qu’un juif de confession « plus libérale ». page 71

« …on doit savoir qu’un théologien, un prêtre, un pape, avec chaque phrase qu’il prononce, non seulement se trompe mais qu’il ment…Tous les concepts de l’Eglise sont reconnus pour ce qu’ils sont, le faux-monnayage le plus pervers qui soit…le prêtre est reconnu pour ce qu’il est, la plus dangereuse espèce de parasite, la véritable araignée vénimeuse de la vie… » page 59

« rendre malade, c’est tout simplement l’arrière-dessein de toute la procédure de salut de l‘Eglise…l’Eglise n’a canonisé que des détraqués ou des escrocs majeurs… » page 83

« Le christianisme fut à ce jour la plus grande catastrophe de l’humanité. » page 85

« L’anarchiste et le chrétien sont de la même engeance.. » page 100

« Me voici au terme et je rends ma sentence. Je condamne le christianisme, j’élève contre l’Eglise chrétienne la plus terrible des accusations qu’aucun accusateur ait porté sur les lèvres. » page 109.

« J’appelle le christianisme la grande malédiction, la grande corruption intérieure…je l’appelle la souillure immortelle de l’humanité… » page 110.

Enfin, Nietzsche rédige une proposition de Loi contre le christianisme qui mettrait au ban de l’humanité, les prêtres et l’Eglise. Le prêtre « sera mis au ban, affamé, chassé dans une sorte de désert. » (page 115).

Faites un petit exercice : remplacez « christianisme » par « Islam » ; prêtre par immam…et les «post- progressistes » qui applaudissent à tout rompre Nietzsche exigeront que vous soyez lynché ou lapidé en place publique !

Confrontez ces textes avec les critiques actuelles de l’Islam !  Rien de comparable. Personne n’oserait proférer des propos aussi virulents, une condamnation aussi définitive…et pourtant, Nietzsche est enseigné dans les écoles…

Pourquoi Nietzsche a-t-il le droit d’appeler à la destruction du christianisme et prôner le « renversement de toutes les valeurs » et pourquoi dans le même temps condamne-t-on le romancier Michel Houellebecq lorsqu’il dit « La religion la plus con, c’est quand même l’Islam. Quand on lit le Coran, on est effondré…effondré».

A la suite de cet interview, plusieurs associations « anti-racistes » (traduisez, intolérantes)  ont porté plainte.

Elles auraient pu également attaquer un autre romancier, Jean-Pierre Luminet qui écrit : « Ce Coran, qui ne résisterait pas au plus niais des débats théologiques. » (Le Bâton d’Euclide, Le Livre depoche, 2002, p.23) ;

Les nouveaux maîtres censeurs devraient demander l’interdiction de Voltaire, Tocqueville, Malraux, Levi-Strauss…

Les gouvernants, et les juges à leur suite,  vont-ils, comme dans les ex-pays de l’Est, reviser l’Histoire, en expurger tout ce qui n’est pas compatible avec le dogme idéologique dominant ?

« Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître »…(Aznavour, La Bohème)

 Autrefois, il n’y a pas si longtemps, dans un pays appelé France,  les hommes pouvaient exprimer librement leurs opinions. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il y avait une vie intellectuelle en France.    

Cette époque est révolue. Nous vivons sous une implacable censure.

Depuis 1981, le droit de s’exprimer a été progressivement rogné, enfermé dans les limites étroites du « politiquement correct ». Le juge – en théorie, gardien des libertés– s’érige en censeur.

Le spectre de l’intolérance plane. Faudra-t-il comme Descartes, Voltaire, Hugo…fuir pour pouvoir s’exprimer ? Faudra-t-il renouer avec ces temps troublés, où les bûchers de l’Inquisition brûlaient les hérétiques, où si l’on souhaitait publier, il fallait le faire dans un langage codé, capable de contourner la censure ?   

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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