Publié par Manuel Gomez le 5 novembre 2019

La politique menée par le gouvernement provisoire du socialiste Pedro Sanchez enfonce l’Espagne et la dirige lentement mais sûrement vers la faillite.

Après la période estivale, et donc la fin des contrats temporaires, de nouveau les prévisions concernant le chômage sont revues à la baisse : le FMI annonce un taux alarmant de 13,9% pour 2019 et de 13,2% pour 2020, ainsi que le ralentissement économique de la croissance espagnole qui de 2,6%, en 2018, baissera à 2,2% en 2019 et 1,8% en 2020.

L’été qui se termine a permis la création de 69.400 postes de travail alors qu’en 2018 il s’agissait de 184.000 postes pourvus, donc 2/3 en moins, et le chômage ne s’est réduit que de 16.200 personnes entre juillet et septembre 2019, le pire été de ces dix dernières années, en terme d’emplois.

Fin septembre 2019 l’Espagne comptabilise 3.079.711 chômeurs.

Le blocage politique, qui oblige de nouvelles élections générales (la quatrième en quatre ans) est sans aucun doute un frein aux investissements et à la croissance, ainsi bien sûr que la situation qui s’éternise et ne cesse de s’aggraver avec la volonté, devenue violente, d’une partie de la Catalogne d’accéder à une indépendance qui serait catastrophique et pour l’Espagne et pour la province.

De son côté, la Banque d’Espagne a annoncé une très forte baisse des créations d’emploi, de 1,8% pour 2019, poursuivie par une baisse de 1,3% en 2020 et de 1,5% en 2021.

L’effet « Brexit » joue également un rôle important dans cette configuration défavorable et c’est le moins que l’on puisse dire.

Près de deux touristes sur cinq viennent du Royaume uni et l’Espagne a perdu environ 120.000 touristes britanniques entre les mois de janvier et juin 2019, par rapport à 2018.

A Benidorm, ville de la Costa Blanca particulièrement prisée par les Anglais, la baisse de ce tourisme approche les 10% et les achats d’appartements par les britanniques se sont effondrés.

Il est peu question de la frontière entre l’Espagne et Gibraltar mais tout de même ! Le Brexit aura sans aucun doute un impact négatif immédiat dans la province concernée.

Les exportations espagnoles vers la Grande Bretagne, qui baissent lentement mais progressivement depuis 2017, engendraient des droits de douane d’environ 18 milliards d’euros par année.

Problème également pour les 130.000 espagnols qui résident en Angleterre ainsi que pour les 250.000 britanniques, actuellement en Espagne, qui perdraient la libre circulation actuelle.

Selon toujours la Banque d’Espagne, un « Brexit » non contrôlé entraînerait un coût économique d’environ 10 milliards d’euros et plus de 70.000 emplois seraient détruits (Cette même étude est encore plus pessimiste en ce qui concerne la France, qui en perdrait environ le double).

Pour toutes ces raisons économiques, les prochaines décisions concernant le « Brexit » sont attendues avec bien des appréhensions !

Auront-elles une influence directe sur le résultat du scrutin des prochaines élections générales ? Cela est fort probable et déjà les sondages témoignent d’un pourcentage plus serré entre le PSOE et le PP, mais également une progression spectaculaire du parti VOX et un effondrement important des « Ciudadanos » et plus faible de « Podemos ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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